Comme j’ai pris un peu de retard, ce doit être le rythme des vacances qui fait son œuvre, j’irai chronologiquement!
Lundi, Sienne. Il y a plusieurs mois, mon père me demandait quels étaient mes incontournables. Je n’en avais que deux : je vous ai déjà confié mon « kick » pour San Gimignano; pour Sienne, c’est une fascination. Je trouve cette ville captivante, belle, inspirante, riche, colorée. Nous y sommes allé lundi car aujourd’hui, 2 juillet, c’est le Palio. Je cite ici le guide du routard : « Le Palio delle Contrade de Sienne, plus simplement appelé Palio, est la course de chevaux la plus célèbre, la plus courte, la plus ritualisée au monde et la seule à se dérouler en plein cœur d’une ville. » Il y a 25 ans, nous nous y étions retrouvés par le plus pur des hasards. Cette année, il était hors de question pour maman de revivre cette belle folie! Du bon comme du mauvais avec les préparatifs de cette grande fête car la place y était clôturée et des estrades installées. Le bon? On sentait déjà l’esprit festif de cette fête. Des caméras et journalistes installés un peu partout, une tablée d’italiens entonnant spontanément des chants probablement traditionnels, des employés tapant le sable, etc.
Papa et moi y avons gravi le campanile, plus de 400 marches, nous permettant d’observer la sensationnelle campagne Toscane.
Marche dans la ville, où chacun porte fièrement ses couleurs en vue du Palio, panini sur le pouce, visite du Musée de la Torture pour Ludovic et moi, gelato. Une journée que je n’oublierai pas de sitôt!
Retour à la maison, baignade, Scrabble (victoire écrasante pour moi…), souper(tarte aux tomates), dodo!
Mardi, Monteriggioni et Volterra. Départ assez tôt pour Volterra, mais un arrêt d’abord à Monteriggioni, petit bourg de moins de 10 000 habitants, fortifié, du 13e siècle, aucune construction récente… Hyper pittoresque, charmant à souhait, un détour qui en valait plus que la peine!
Volterra quant à elle, vaut le coup pour le panorama qu’on peut y avoir. À l’entrée, on a aussi une belle vue sur ses résidences construites l’une sur l’autre, vraiment adorable. La place principale est fort jolie, avec des rappels siennois. Je suis un peu restée sur mon appétit, les guides la vantant peut-être davantage qu’ils ne le devraient ou encore est-ce parce que cette visite était un peu fade suite à notre visite de Sienne la veille? Sais pas!
Nous avons ensuite pique-niqué avant de reprendre la route pour profiter de la visite des caves des vins Ormanni, malheureusement pas offerts au Québec, incluant la dégustation de trois de leurs vins et de leur huile d’olives. Le tout accompagné de petites bouchées, fromage peccorino, biscotti, saucisson… Un pré apéro comme nous dira notre charmante guide aux airs d’Isabelle Richer. Quelques achats plus tard, conditionnels à ce que nous nous fassions un lunch pour le lendemain midi, retour au logis, baignade, apéro, Scrabble, souper, bon vin(encore!), dodo…
Ce matin, grasse matinée! Les ados, de 38 comme de 12 ans, ça dort!! Maman nous a fait des crêpes, j’ai préparé le pique-nique, papa la route et Ludovic nous a divertis! Petite journée, nous sommes partis vers 11heures et étions de retour pour 18 heures. Nous n’avons toutefois pas lézardé! Quatre villages nous ont reçus : San Donato, Greve in Chianti, Redda in Chianti et Gaiole (toujours in Chianti…). Greve et Redda ressortent du lot, en laissant sa part du gâteau à San Donato. Gaiole, je crois que nous avions trop d’attente, ou on a rien compris, ou ils faisaient tous la sieste…
Retour et arrêt à Castellina in Chianti, visité plus tôt dans la semaine, pour acheter de la viande et des briquettes pour un bon BBQ. Même recette ou presque, baignade, préparation de l’apéro, du souper et du lunch pour demain, nous aurons une grosse journée… Départ prévu pour 8 heures, nous allons entre autre à Montepulciano…. Je prédis du bon vin, encore, demain soir…
Comme vous le voyez, c’est très difficile voyager… Ah oui, j’oubliais le coucher de soleil… Fabuleux.
J’oubliais… La propriété où nous logeons, ainsi que le vignoble et l’oliveraie appartiennent à la même famille depuis 1818, les Brini. Cette famille avait acheté de nul autre que la famille Médicis. Tranche d’histoire.
Allez, je termine mon verre et dodo.
Je repasserai pour les photos. Je vous garde alertes en ne suivant pas toujours le même mode…
Ciao!