Ravenne, Vérone et Bergame – Fin

De retour pour la conclusion!

Je vous raconte un peu Ravenne, que nous avons visitée en formule concentrée, avant de rouler vers Venise.

Il faut savoir que Ravenne est reconnue pour ses mosaïques et elle ne déçoit pas du tout, elle en met plein les yeux, ça jette à terre… Non, je ne pousse pas trop fort! Nous avons donc visité la basilique, le baptistère et le mausolée. C’est un délice, particulièrement le mausolée, qui n’annonce pas ça du tout de l’extérieur. Il m’est difficile d’en dire plus sur ces visites, mais les photos parleront pour moi.

Vérone, où nous sommes aussi passé rapidement, c’est entre autre Juliette et son balcon, les tombeaux des Scaligeri, une superbe place animée, les arènes. C’est sans doute beaucoup plus, mais c’est grosso modo ce que nous avons pu voir. 

Je me faisais une joie de revoir Juliette et de la présenter à Ludovic, de lui raconter cette tragique histoire d’amour connue probablement partout sur la planète. Ben j’ai été dégoutée de voir comment ce site était traité. Dans le passage menant vers la cour où elle se trouve, les murs sont marqués par des tags de coeurs avec les noms des amoureux y étant passés. Comme les murs sont sur-saturés, on utilise des pansements que l’on colle pour écrire dessus. Et non, c’est pas encore suffisant. On exploite chaque petit coin. Ailleurs on étampe sa vieille chiquée de gomme au mur et on écrit dessus aussi. Sans oublier les cadenas… Et puis j’aurais bien aimé être photographiée en sa compagnie! Sans toutefois lui taponner les boules comme tous ces touristes qui se bousculent presque pour le faire. Mais la désolation ressentie m’a poussé à sortir de là rapidement. 

Heureusement, le reste de ma visite m’a beaucoup plue! C’est vraiment une ville ravissante, animée, bien conservée. Nous sommes tombés, par hasard je crois, sur les tombeaux des Scaligari. Une famille qui a régné sur Vérone. Du gothique à l’état pur. 

Je termine avec Bergame, où nous avons passé notre dernière nuit en Italie. Maman avait tellement de beaux souvenirs. Je crois qu’elle avait trop d’attentes. C’était un lundi en fin de journée et il pleuvait, de sorte qu’à l’exception des Hare Krishna, il ne se passait rien là! Quand même, j’ai aimé! Et on s’est gavés au même restaurant qu’il y a 25 ans! Et Ludovic nous a aussi bien fait rire avec son imitation de la farandole du groupe de Hare Krishna, qui a été très divertissante par ailleurs. 

Le lendemain, direction Nice pour le dodo près de l’aéroport. 

C’est pas mal ça qui est ça. J’ai fait le tour!

Si jamais j’ai oublié quelque chose d’important, vous me le dites hein? Je m’adresse particulièrement à mes comparses de périple! Je reviendrai me faire pardonner! 

Plusieurs m’ont demandé si ça c’était bien passé avec mes parents et Ludo. Ça aurait peut-être été normal qu’on se prenne la tête. Normal pour des gens normaux peut-être. Mais on n’est pas ça nous autre. On est essstraordinaires. 🙂 Ça prend des parents fabuleux pour inviter leur petit-fils et leur grande fille à voyager pendant un gros mois, pour nous permettre de vivre des moments uniques qui nous suivront et enrichiront nos souvenirs, nous permettront de parfois voir les choses sous un autre angle. Non, on ne s’est pas envoyer promener, il n’y a pas eu de grandes tensions. Il y a eu des beaux moments, plusieurs fois par jour. Pas seulement à cause de ce que nous voyions, mais simplement parce que nous sommes très complices. Je pourrais en rajouter, mais maman craque déjà… Pourtant, elle sait rire mieux que personne. 

Merci pour cette aventure inoubliable.

Ah, j’oubliais. Maintenant que j’ai remercié papa et maman, je dois aussi remercier mon fils. Parce qu’il a été « grand ». Ludovic, j’espère que nous conserverons cette belle relation que nous avons. T’es épatant, tu le sais?

Encore merci, à vous tous qui avez pris le temps de me lire et de commenter ici ou par e-mail. Merci pour les beaux compliments et vos encouragements à ne pas lâcher le clavier; je reviendrai,  un jour. 

Merci à Hugues, pour avoir commenté ici presque chacun de mes textes et de m’avoir écrit de si beaux messages tout au long de ce mois. Le prochain blogue, j’espère le faire lors d’un voyage avec toi.

Encore un dernier point… Si jamais vous cherchez une blogueuse pour un voyage, y’a moyen de moyenner! 

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Farniente!

Je vous avais prévenu dès le premier texte, j’ai une tendance naturelle à la farniente…

Vous en avez maintenant la preuve!

En effet, si j’ai su conserver un rythme assez soutenu pendant la majeure partie de l’aventure, j’ai carrément décroché depuis Venise. Nous n’avions pas Internet à l’appartement, ça me faisait une fichue de bonne excuse…

Trêve de justifications, je plonge…

Pour m’aider à me remettre dans l’ambiance, j’ai demandé à papa de m’envoyer quelques photos. Ce sont donc les siennes, enfin, que vous pouvez apprécier cette fois-ci. Mais il ne me l’a pas donné facile… Il m’a envoyé une centaine de photos! Je ne les mettrai pas toutes, mais comme elles sont splendides, bien cadrées et colorées, ce sera une étape difficile que d’élaguer.

Venise, c’est beau. Je ne me rappelais pas avoir particulièrement eu de coup de cœur lors de ma visite d’il y a 25 ans. Cependant, j’ai souvent été fascinée pendant ces 3-4 jours vécus là. Il y a de quoi quand même. C’est un autre mode de vie pour les vénitiens que nous ne pouvons même pas imaginer. Nous l’avons marché, autant que nous avons marché Rome et Florence. Des petits quartiers moins touristiques, je garde de belles images. Une architecture plus simple, des immeubles qui auraient besoin d’un bon décrassage, mais c’était du vrai. Et quand la décrépitude est  belle…  Je devrai d’ailleurs y retourner pour faire ces quartiers en soirée et y étendre mon linge…

À l’exception du Palais des Doges et de la Basilique Saint-Marc, pas d’autres visites significatives. Et nous nous sommes épargnés la grimpette dans le campanile. Nous y aurions sans doute eu une vue spectaculaire, mais la chaleur était chaude, et je crois que nous commencions à manquer de jambes!

Le Palais des Doges. C’est riche, très riche. C’est l’opulence. Pourtant, ce n’était pas la première fois du voyage que j’étais confronté à tant dorures, de peintures et sculptures! Mais il me semble qu’avec le recul, en regardant les photos, ça me frappe. C’est le délire l’investissement que ça requérait! C’est débile le temps qu’il leur fallait, avec les moyens de l’époque de surcroit! Si vous mettez le nez à Venise un jour, c’est un incontournable. C’est une maudite belle visite. Pas juste parce que c’est ben beau. Parce que c’est bien encadré. Il y a beaucoup d’informations, en français en prime, pis on traverse le mythique et symbolique Pont des Soupirs. J’espère avoir réussi à vous le vendre, dans mon top 5 peut-être même 3 du voyage.

La Basilique Saint-Marc, c’est aussi un incontournable, mais ça reste une église et je crois que je commençais à saturer après un mois à en voir à presque tous les jours… En plus, on pouvait même pas s’y asseoir il me semble! Et tant qu’à me plaindre, j’ai trouvé que les églises étaient moins rafraichissantes qu’il y a 25 ans… Bref, je me rappelle ses prodigieuses mosaïques, les aigles sur la photos viennent de là d’ailleurs! Ah, et en y repensant comme du monde, il y a les mosaïques à l’extérieur aussi qui sont décidément pas piquées des vers!

À Venise, on a encore bien mangé… Notamment un couscous supra bien réussi compte tenu de ce que nous avions à notre disposition. Il devait être meilleur qu’ici car les légumes ont été achetés chez un commerçant en bateau! Trop sympa!

Je ne peux pas ne pas évoquer les gondoles et ses gondoliers. Ils ont tous l’air de bonne humeur, tout le temps, souriants, agiles dans leurs manoeuvres, parfois chantants, ils se tirent la pipe. Les asiatiques en rajoutent en engageant un vrai chanteur et son accordéoniste et nous, ben on en profite parce que c’est vraiment adorable de les entendre et voir pousser la note lorsqu’ils passent sous un pont…

Venise, c’est entrer dans la petite boutique où l’artiste fait des masques plus colorés et originaux les uns que les autres et où un air d’opéra vient te chercher dans l’fond des tripes.

Nous l’avons quittée sous un peu de pluie, ce qui nous a permis de la voir sous un autre jour. C’était comme si le ciel s’était couvert parce que nous étions triste de la quitter.

Venise, c’est beau.

C’est pas terminé… Il me reste à vous parler de Ravenne, visitée avant d’entrer dans Venise mais dont je ne vous ai pas parlé et que je ne peux passer sous silence. Il faut aussi que je vous parle de Bergame… Histoire que vous puissiez bien vous imprégner de Venise et de ne pas mélanger les photos, j’arrête ici.

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