En route vers le mont Parnasse!

Il y avait plus que le stress de la chaleur au menu car Hugues devait conduire pour la première fois en Grèce pour nous sortir d’Athènes et nous élever sur les routes tortueuses qui conduisent à Arákhova situé à flanc de montagne. Louer un GPS fut la meilleure décision de notre périple. Tout se passe bien sur la route si l’on est peu nerveux. Mélanie a insisté pour un pieux détour afin de contempler Ossios Loukas, un monastère Byzantin datant du 11e siècle encore en activité (des moines y résident) car c’est un des plus beaux en Grèce et les mosaïques dorées qui ornent les plafonds du Catholicon saisissent le regard dès l’entrée (le Narthex). Outre l’église, le site comporte une chapelle plus sobre mais contenant tout de même la dépouille momifiée de Saint-Luc, un superbe jardin à l’ombre d’un immense arbre mal en point et une crypte sous l’église mais qui fut fermée peu après notre arrivée à cause de la maudite chaleur. 

La route a rétrécie jusqu’à ce village alpin (Arákhova, altitude de 960m) qui est l’une des plus grandes stations touristiques de ski de tout les Balkans dominée par le mont Parnasse du haut de ses 2457 m. La route principale est utilisée par tous: chats, chiens, piétons, vélos, motocyclettes, voitures, autobus et camions bien que deux chars peuvent à peine s’y croiser. La ville est toute petite et tout le monde se connaît. C’est donc la saison « morte » ici et certains restaurants sont fermés. Nous avons mangé notre premier saganáki (genre du fromage Doremi grec) et gyros chez Lois sur la terrasse (aucun règlement de terrasse ici)! Les efforts pour trouver notre gîte nous avaient creusés l’appétit. Nous avions l’estomac dans les intestins à force de virages serrés ou très serrés style demi tour, de pentes excessivement abruptes, de « ça passera pas » et de quelques détours et étouffements voituresques. Notre petite Seat Mii blanche à démontrée deux qualités : l’air climatisé et une consommation ne surpassant pas celle d’une tondeuse à gazon sauf que la « puissance » s’en ressent dans toutes les accélérations, les dépassements et les montées…

Une journée olympique!

[Insérez le patois que vous préférez] qui fait chaud! La pollution des nombreuses voitures mêlée à l’immonde chaleur et la marche sous le soleil plombant alourdissent nos journées. 
Nous avons entrepris celle-ci avec le premier cimetière d’Athènes et sa Vierge endormie d’Helepas. À l’entrée, une chapelle où l’on a pu entendre sans trop voir (il se cachait dans une petite pièce), un prêtre psalmodier les écrits bibliques. Toujours peu de chaises dans les lieux de culte… Ici, toutes les tombes s’ornent de magnificences de marbre blanc. Et oui! Le marbre est  omniprésent à Athènes. Les grecs sont pieux, tout est propre et ils entretiennent avec un soin évident les sépultures des défunts. Plusieurs ouvriers travaillent pendant que certains se la coulent douce…

Trop de pas plus loin, le stade des panathénées nous éblouit et vaut, à coup sûr, le détour. Il se loge entre deux collines et fut monté une première fois au 4è siècle avant JC. Il a entièrement été rénové en 1895 à l’occasion des premiers jeux olympiques modernes ayant lieu l’année suivante. Tout de marbre Pentélique, encore une fois! 70000 fervents supporteurs est quelque chose à imaginer. Nous y avons fait la course et c’est lourd sous le soleil de plomb, croyez nous! Encore aujourd’hui, il accueille certains évènements. Dans son musée, nous avons eu l’occasion d’admirer tout les flambeaux olympiques! C’est le stade (d’une longueur de stade) d’où est allumée la flamme olympique…
Premier métro pour nous en milieu d’après-midi pour visiter le musée national d’archéologie qui recense pas moins de 11 000 objets de la Grèce antique (2000 ans av. J.-C.) en état de conservation exceptionnel. 

Une fabuleuse expérience mixologique nous attendait au Gin Joint référé dans certains guides. Nous avons photographié le menu et tenterons de les reproduire au retour! Un repas traditionnel au Kalnterimi conclut cette dernière journée : calmars frits et grillades au menu.  

Sur les pas des anciens 

Vus du haut de l’Acropole la veille, nous nous rendons aujourd’hui sur le site de l’Agora antique. Nous y découvrons l’Ágii Apóstoli, initialement érigée à la fin du 10è siècle.


Suit l’imposante et rénovée (ça fait changement des ruines!) Stoa d’Attale longue de 116 mètres, sur 2 étages, où les athéniens brassaient des affaires. À l’intérieur, sont exposées plusieurs pièces, dont ce gigantesque bouclier de bronze dont on peut facilement imaginer le poids astronomique. Aussi, figure parmi les objets du quotidien ce petit pot version antique!

Le clou du site, le Theseion dont la construction aurait duré 5 ans, entre 449-444 avant JC, est le mieux conservé de tout le monde grec. 

Nous saluons les géants à notre sortie du site. 

Nous déambulons ensuite dans le marché aux puces du Monastikari, remontons une avenue sur laquelle nous croisons cette improbable chapelle (Sainte-Force, que nous avons pu photographier car nous parlons français!) du 16è siècle ayant résisté aux constructions modernes la surplombant, lunch près de la Place Syntagma, relève de la garde des Evzones devant le Parlement et la tombe du soldat inconnu. 


La traversée du Jardin national s’annnoncait rafraîchissante mais outre l’ombre, pas une once d’air! Les jardins, ayant beaucoup de potentiel, manquent cruellement d’entretien mais on y trouve quelques divertissants animaux!

En sortant du jardin nous croisons le Záppeion, ancien Palais des expositions édifié entre 1874 et 1888. Tout y est démesuré. 

Un dernier coup de cœur à cette éprouvante journée de visites nous conduit à l’Olympiéion, l’édifice le plus vaste de Grèce, battant même le Parthénon. Il ne subsiste aux 104 colonnes originales que 15, hautes de 17 mètres. À l’époque, on y accédait par la Porte d’Hadrien. 

Brûlés, nous nous traînons jusqu’à l’appartement d’où nous ne ressortons que pour faire quelques courses pour le souper. 

Ah oui, j’oubliais, jusqu’à présent, aucun autre transport que nos jambes… 

Bouadelo!

Ou tu te transformeras en pierre!

Mardi, 27 juin 2017. Boire de l’eau aux cinq minutes assure ta survie lorsque tu visites l’Acropole, même à 8 heures du matin.

Plus sérieusement, on vous a dit qu’il faisait chaud mais c’est incomparable au TOP d’Athènes.

Le TOP du tourisme à Athènes? L’Acropole. 



Une émotion intense nous envahit lorsque l’on foule le sol des milliers d’Hommes qui ont façonné la dēmokratía en Grèce. Le marbre est glissant même en chaussures de marche alors qu’on imagine l’Acropole se transformant en un gigantesque « aquaparc » lors de la saison des pluies. 

La démocratie évolue sans doute moins rapidement que la reconstruction de l’Acropole; ils y travaillent nonobstant la foule. Presque tout y est à refaire après l’hégémonisme des successives religions s’étant approprié les lieux en détruisant l’histoire pour mieux régner au gré des siècles. 

Le théâtre de Dyonysos a été reconstitué au cours des siècles en pierres, oh sacrilège; au lieu du marbre omniprésent sur le site. D’ailleurs, il y en a partout du marbre à Athènes!

L’Odeon d’Herode Atticus, toujours utilisé, est toutefois beaucoup plus impressionnant!

Après la visite des principaux attraits de l’Acropole, nous adoptons le rythme athénien et rentrons pour un lunch et une sieste.

En fin d’après-midi, nous visitons le musée de l’Acropole, bâtiment qui constitue une œuvre d’art en soi. 

L’attrait principal du musée est de présenter une reconstitution des frises et frontons du Parthenon à partir de fragments d’époque dans une disposition physique qui imite celle du temple original. Nous ne pouvons passer sous silences la présence des « vraies » caryatides remplacées par des copies à l’Érechthéion. 

Pour clore cette journée, une bière fraîche dans un joli parc puis des mezzes dans un mezedhopoleio fréquenté par les locaux! Rosé, tzatziki et dakos fort succulents!

Des constats à chaud!

Grâce à un violoncelle qu’il a fallu enrubanner plus qu’un chérubin sur un banc de passager, nous n’avons eu que quelques minutes pour traverser l’aéroport de Montréal afin d’attraper la connexion vers Athènes. C’est la chaleur qui nous a accueillis après un long vol de 8h30 puis Andrey, notre sympathique locateur à l’anglais approximatif, étant d’origine russe, nous conduisit à nos appartements.

Nous nous empressons d’explorer le quartier à pieds, le logement n’étant prêt que trois heures plus tard. Visiblement, il est constitué de rues sans ordre, ni direction précise. Nous partons vers une improbable Acropole désignée du doigt par Andrey quand soudain :

Un peu plus haut sur la colline :

Les entrelacs de ruelles savent charmer à chaque détour comme en témoignent les images… Ce qui surprend, outre la chaleur étouffante (il n’y a que des touristes dehors entre 12h et 15h), c’est l’absence de règlements ou d’indications précises: voitures stationnées partout n’importe comment (elles sont petites en général), conteneurs de vidanges pleins (employés en grève paraît-il), pétarades incessantes des motocyclettes dans les rues (avec pas de casque!), personnes qui boivent une petite bière n’importe où (l’âge légal est de 16 ans), etc. 

Une sieste à l’air climatisé, une douche et un en-cas plus tard, nous repartons avec comme objectif d’explorer La Plaka. Nous verrons au hasard de notre parcours déambulatoire divers monuments ou églises et places, que nous ne parvenons pas nécessairement à identifier toutes occupées par les touristes et les gens de l’industrie. Tout est en pentes, côtes, escaliers et les restaurants présentent des terrasses parfois bancales!

Puis nous aboutissons dans la folie du Monastikari ou les vendeurs du marché aux puces et les arnaqueurs à touristes nous attendent de pieds fermes alors que les nôtres ramollissent sous l’effet de la marche…

Vers 22 heures, nous échouons finalement à L’Arcadia, un restaurant supposément bien coté dans le Trip Advisor selon notre insistant hôte. Pour Hugues un coq au vin fort délicieux, pour Mélanie une curieuse moussaka avec des macaronis longs… un trop copieux repas pour l’heure avancé qui nous obligent à trouver de l’ouzo pour mieux digérer! Stin iyīá mas! Kaliníxta!

Mykonos, la ville que l’on a bue!

Il y a maintenant près de 10 mois, nous arrêtions la destination de notre premier voyage outre-mer sur la Grèce! Pourquoi la Grece? Car nous ne l’avions pas vue ni l’un ni l’autre et que ça nous paraissait idéal, juste assez loin, juste assez dépaysant. 

Pendant plusieurs semaines, après maintes lectures, recherches et une sortie aux Grands Explorateurs sur les îles grecques, nous avons convenu d’un itinéraire. 

Aujourd’hui, après avoir bu Mykonos hier, nous vous partageons notre premier texte. Pendant trois semaines, nous vous inviterons à découvrir cet itinéraire dont Mykonos ne fera pas parti! 😜 

Nous devons atterrir demain vers 10h30 à Athènes où nous passerons les 4 premières nuits! 

À moins de changements majeurs, aucune chronique météo ne sera partagée; vous comprendrez en regardant la photo ci-bas…


Soyez sans craintes, je passerai la plume à Hugues qui saura vous émerveiller par son charmant style! D’ailleurs, le titre est de lui!

Adío!

Mélanie