Dans l’œil de Naxos

Nous avons précédemment tenté de vous parler d’Épidaure, voici quelques précisions!

Si ce n’est que le champ de ruines et de fouilles archéologiques encore actuelles, Epidaure (3e siècle avant J.-C.) se démarque par son théâtre extrêmement bien conservé selon notre expérience des vestiges grecs. L’acoustique y est exceptionnelle encore à ce jour et c’est pourquoi c’est un lieu vivant de tragédies grecques en ces temps modernes et de concerts en plein air. Nous n’avons pas eu l’audace de pousser la note sur la scène centrale mais certains l’ont fait pour nous! Incroyable! Le reste n’est qu’histoire…

Nous vous présentons ce soir des images de notre traversée(6 heures) du port d’Athènes à Naxos, la plus grande île des Cyclades où nous séjournons 5 nuits. Arrivée majestueuse à la proue du navire lorgnant le port étroit de Hora avec la porte d’Apollon sur la gauche que Mélanie voulait tant admirer… Dès que nos pieds touchent terre, nous comprenons que c’est touristique jusqu’à la dernière pierre! La « main » rappelle celle de toutes les villes de bord de mer avec ses restaurant, commerces de souvenirs et bars. Trop fatigués pour apprécier pleinement la nourriture du Meze2 (sardines grillées, fromage « lokal » frit et entrées tapenades) qui débordent de clients, nous retournons nous coucher dans le logis de Janine. 

Dès le réveil, nous explorons le « old market » qui est en réalité un entrelacs de ruelles couvertes où les touristes se perdent (car c’est un véritable labyrinthe) et zieutent les innombrables boutiques débordantes de trésors manufacturés ou « hand-made ». Nous n’avons probablement fait que le tiers de ce dédale mais nous décidons d’aller se vautrer à la plage d’Agios Georgios située tout près. « Crowdy » décrirait bien ce tapis de sable à l’eau cristalline et chaude, mais c’est la seule qu’il est raisonnable de faire à pied. Brûlés par le soleil, nous cuisinons une bouffe maison de poulet précédemment mariné et de patates de Naxos qui font tourner la tête de Mélanie, à moins que ce ne soit l’excellent vin de Nemea…

Ce matin, après un petit déjeuner toujours sans café (jamais de cafetière sinon que d’infectes sachet d’instantanés) nous partons gravir les venelles menant au Kastro, l’ancienne Naxos. Les ruelles toujours plus étroites et basses (attentions à vos têtes si vous dépassez le 5’8″!!!) y mènent toutes. De nombreuse chapelles, des musées, quelques expositions et LE café « 1739 » nous charment à coups sûrs! Ce café, construit dans l’ancien réfectoire qu’occupaient les ursulines, offre une vue imprenable sur tout Naxos. Petit moment de recueillement pour Mélanie qui a étudié chez elles à Québec. Elle fera sans doute un spécial pour les anciennes consœurs. Le café y est plus qu’excellent!

Retour à l’appartement pour un lunch et départ en autobus vers une plage plus éloignée, la somptueuse Plaka où nous profitons des eaux cristallines et TRÈS rafraîchissantes quelques heures. S’en suit un aparté gastronomique en Italie via L’Osteria, situé dans le Bourgos. Un repas incroyable, bruschettas de champignons à la crème et une autre d’un fromage italien dont le nom nous échappe, bacon et crème de balsamique. C’était l’entrée… nous partageons ensuite des carpaccios de bœuf, thon et espadon. Si vous passez pas là un jour, ne ratez sous aucun prétexte celui d’espadon. Un orgasme en bouche… Un service exemplaire, une « cheffe » qui passe s’assurer de la satisfaction de ses clients, vraiment une note parfaite! La partie « vacances » de notre séjour  en Grèce s’avère extraordinaire! À plus!

2 pour 1 péloponnais

Après un congé de blogue bien mérité, nous faisons état des 2 derniers jours de notre périple.

Nous quittons Avia vers 12h hier pour la ville de Nauplie. Quelque 2 heures de route plus tard, arrivés à destination selon le GPS, nous ne trouvons pas l’unique chemin qui mène à l’oliveraie de Jannis. Il faut dire que c’est un chemin de terre au détour de la route et nous n’avions que des photos pour nous repérer! On réussit tant bien que mal à joindre notre hôte qui ne parle qu’1 anglais plus qu’approximatif (ne comprend rien en fait!) afin qu’il vienne nous chercher à la station d’essence la plus proche. On communique par textos ( qu’il doit traduire?) et ça a été. On a repoussé 1 fois de plus les limites de la voiture en montant sur un chemin de terre rocailleux semi-trail, semi-route, que Hugues a cru 1 moment infranchissable pour la Seat… arrivés au sommet pas contre, wow!

Nous allons explorer Nauplie (par la même route!) afin d’y souper et admirer sa magnifique citadelle Palamidi du bas des pittoresques rues de la ville, qui nous rappellent 1 peu le Vieux-Québec et le Petit Champlain. On trouve 1 panoplie de restaurants en front de mer mais les plus intéressants se cachent dans les ruelles magnifiées par les bougainvilliers. Nous avons mangé dans l’1d’eux au coin de 2 ruelles. Reconnue comme étant la plus romantique des villes grecques, elle répond à cette attente! Ses trottoirs de marbre délimitent la vieille ville. 

Retour à l’oliveraie par cette même satanée route, de nuit…

Aujourd’hui, aucun pneu n’éclate sous le roulis des pierres acérées (même dans la descente il faut être vigilant!) en partant pour Mycènes (ou Messènes ou Mykinas ou… la ville aux milles orthographes) grandiose aux temps d’Agamemnon, Clytemnestre et le(s) reste(s) de la famille. Nous vous invitons à aller lire sur l’histoire familiale comprenant patricide, matricide, 2 trahisons et 1 malédiction. Ce qui nous a le plus impressionné aujourd’hui, outre les toujours saisissants points de vue, ce sont les tholos. Ce sont d’immenses constructions circulaires dotées d’1 coupole ogivale qui ne se maintient en place que si elle est recouverte de terre. Il en reste 2 toujours intactes à Mycènes. Que dire de plus sinon que les grecs profitent de la popularité de leurs atouts, les prix ayant augmentés drastiquement comparativement aux coûts indiqués dans nos guides pourtant récents! Visite très intéressante mais nous commençons tous les 2 à avoir notre quotas de ruines où l’on doit faire preuve de beaucoup d’imagination pour comprendre réellement la disposition et le fonctionnement original! Voyez-vous, le ministère de la culture grecque est avare de plans et d’explications quant aux sites archéologiques!

Afin de contrer la chaleur omniprésente sur les sites touristiques, nous trouvons la plage de Karathona, baignant dans des eaux d’1 turquoise exquis. La baie est chaude et l’eau est légèrement fraîche de même que les cafés et les bières grecques Alpha. Environ 2 heures plus tard, hop! Direction Nauplie et son réseau de bastions reliés entre eux, formant la citadelle Palamidi qui occupe toute la colline et domine beaucoup plus que la ville. Fait surprenant, ce site date seulement du début du 18ème siècle! Ça peut expliquer pourquoi l’on se sent comme à Québec ! Encore 1 fois, aucune explication lors de la promenade (les visiteurs sont vraiment laissés à eux-mêmes) et outre la prison (vraiment petite et glauque) de Théodore Kolotronis (Héros de la guerre d’Independance) à l’intérieur de l’enceinte, les murs se ressemblent pas mal… Après 2 sites de tas de pierres et 1 plage, on s’ennuie déjà du chemin du retour pour 1 bonne bouffe maison à l’oliveraie! Demain, Epidaure et son théâtre! 

Nous terminons la rédaction de ce texte en compagnie d’ouzo bien entendu… Le « 12 » en version 2 pour 1

Bonne lecture!

Du café d’Avia au rouge de Sparte

Aujourd’hui, vacances! Impossible pour nous de ne pas visiter quelque chose dans une ville nouvelle telle Kalamata et son Kastro, célèbre butte sur laquelle s’érigeaient des fortifications.  Malheureusement pour nous, ce qui s’annonçait un retour dans le passé (une fois de plus) s’est avéré décevant. Seul site très peu cher à visiter, il ne présente que peu d’intérêt: aucune explication, aucun chemin bien délimité et une superficie dont on a vite fait le tour… on en a des vieux murs pierres à Québec, mais il subsiste plus de structures chez nous!

Après la plage et un succulent repas constitué de produits locaux cuits par Hugues sur le grill au grand étonnement de notre hôte Angelika, nous savourons les dernières lueurs du jour avec une Katerina au français impeccable qui nous offre un verre de rouge de Sparte que nous ne visiterons finalement pas. Elle nous en apprend sur l’économie et la politique en Grèce notamment sur le taux d’imposition de 70%…

Ancienne Olympia : dopée aux touristes!

Notre cadran nous a permis d’esquiver la plupart des touristes ce matin, toujours en grand nombre sur ce site historique. 

Prêts à passer à d’autres aventures hors des ruines, nous commenterons peu ce lieu d’où encore aujourd’hui est allumée la flamme olympique mais contentez vos yeux avec ces quelques photos.

Nous remballons nos affaires pour prendre une route tout en douceur longeant souvent la côte qui encore nous émerveille par ses couleurs, son décor enchanteur, toujours bordée de lauriers rose ou blanc. Court arrêt à Kalamata que nous explorerons probablement demain. De là, nous sommes à 10 minutes d’un chouette appartement à 100m de la mer. Pas de vue, mais la tranquillité qui vient avec. 

Peut-être moins éloquents ce soir mais nous ne voulions pas vous laisser en reste!

N.B.: Pour cause de difficultés techniques, nous publions quelques heures plus tard…

En vrac et en détours!

En direct, de l’Archea Olympia, nous prenons quelques instants après une longue journée de route pour revenir sur certains points qui nous ont marqués sans toutefois trouver leur place dans nos écrits!

Delphes: De tous les sites visités, seul celui-ci présentait des explications en français, en plus du grec et de l’anglais, mais surprise, également en braille! On imagine le nombre de doigts brûlés lorsque qu’un non-voyant s’applique à la lecture sur cette plaque de métal plombée par le soleil toute la journée!

Les chiens! Partout, errants, nous sollicitent parfois pour un peu de tendresse ou de protéines! Nous avons eu la « chienne » hier après notre apéro au Pub 38 lorsqu’au moins 8 chiens se sont dirigés vers nous en jappant, l’un d’eux mordant même ma jupe! Ils sont habituellement calmes, en liberté, parfois nourris par les locaux ou les clients des terrasses. Vous comprendrez qu’une photo n’était pas de circonstances! 

Dépassements! Conduire en Grèce demande un dépassement de soi-même dans les virages en épingle le long des parois escarpées ou encore sur la E55, route secondaire de deux voies en sens inverse comme dans nos campagnes, sur laquelle les chars roulent parfois sur la bande blanche d’accotement pour céder le passage au véhicule derrière. C’est que l’on navigue à la vitesse qu’on veut si l’on en croit les grecs plutôt que les nombreux (et souvent inutiles) panneaux routiers. Les dépassements sont alors fréquents et souvent dangereux des deux bords. Seules les autoroutes tel la récente et partielle A5 assurent une conduite agréable et sécuritaire jusqu’à des vitesses de 130km/h atteintes par la Seat!

Tunnels! Bien que la Seat Mii (soit un jeu de mots douteux, soit une économie de bouts de chandelles en omettant le « n » entre les deux « i »?) n’offrant que des performances rudimentaires, Hugues s’est enfin senti comme un as du volant dans un jeu vidéo alors que nous franchissions les tunnels aux travers des montagnes d’une longueur allant jusqu’à 4,6 km!

Pont! Le pont pour traverser au Péloponnèse, tel un voilier sur la mer, a été construit en 2004 à l’occasion des jeux olympiques. Spectaculaire, il faut toutefois débourser 13,30€ pour le franchir! Le plus dispendieux des péages jusqu’à maintenant… Hugues profitant d’un air d’aller avec notre boîte à beurre, nous n’avons pas réussi à le prendre de profil! Nous avons donc demandé à M. Google de nous en fournir une à sa hauteur! 

Menidi! Nous avons cassé la croûte à mi-chemin devant le turquoise des eaux du Golfe Ambracique. Dans cette station balnéaire aux charmes certains, nous avons partagé un moment magique. Fidèles à nos habitudes, ce sont des espressos chauds que nous commandons alors que tous les Grecs se rafraîchissent avec des « freddo », soit des cafés glacés… On aime faire différent.

George! La Pension Posidon, tenue par un bienveillant George et sa Georgette, est toute désignée pour un court passage obligé dans la vielle Olympe. À quelque 500m du site, une toute petite chambre climatisée nous attend. À notre arrivée, Georges nous accueille dans un français appris auprès de ses clients au fil des ans. Il nous raconte les jeux olympiques de Montréal de ’76 auxquels il a prit part à sa manière, parcourant avec la flamme olympique son kilomètre! Un petit autel est d’ailleurs dédié à son moment historique dans le hall. 

Aegean café restaurant! Sur les recommandations de George, nous nous retrouvons à manger nos premières sardines frites et des soutzoukakia, légères boulettes de bœuf en sauce tomates. Un délice servi par un sympathique serveur fier de ses produits locaux et de leur fraîcheur. On recommande!

 Καληνύχτα!

Filons vers les cieux!

Une bonne journée de route nous attendait hier entre Arachova et Kalabaka, ponctuée d’indications en provenance d’une carte routière, du GPS et de commis de stations services. Nous y sommes malgré tout parvenus dans un temps raisonnable! Nos hôtes étaient là pour nous accueillir, forts sympathiques, biens intentionnés par leurs riches conseils, autant pour la vie dans Kalabaka que pour notre visite des Météores d’aujourd’hui. Encore une fois, une accablante chaleur nous attend, même les locaux la trouvant harassante. La température ici est inhabituelle, on nous le confirme à maintes reprises. Aujourd’hui, changement de cap; disons que c’est frais… Promis, on en parle plus d’ici la fin du blogue… euh non du présent texte.

Petite soirée tranquille, apéros et dés sur notre charmante terrasse d’où l’on peut apercevoir ces immenses pitons rocheux que sont les Météores qui nous surprennent d’ailleurs à chaque coin de rue. Puis, agréable et authentique repas, accompagné de musique traditionnelle « live », chez Paramithi où notre hôte nous avait recommandé les grillades d’agneau car les animaux sont élevés « bio » dans la région. C’est la deuxième fois que nous buvons un vin blanc parfumé délicatement à la rose; spécial mais rafraîchissant! Les nombreux commerces ouvrant à heures variables, c’est à dire selon l’humeur du proprio si on comprend bien, semblent se préparer pour le gros du tourisme. Sinon, peu à ajouter sur ce joli bourg dont on fait vite le tour.

Les monastères situés au sommet des météores ouvrent à 9h et nous y sommes quelques minutes plus tard, mais déjà des hordes de touristes venus en autobus serpentent les passages d’accès. Et oui, bien que la voiture nous en approchent, seule l’enfilade d’escaliers permet d’accéder au sommet de ces bosses! Sur les six monastères, nous en privilégions deux, sur les conseils de notre hôte, Michelin et cie. On se lance dans les escaliers vers le Megalo Meteoro(400m d’altitude) dans un premier temps. Impossible d’imaginer le travail demandé aux premiers moines qui en ont assumé la construction il y a de cela plusieurs siècles, en 1356. Fallait vraiment croire pouvoir se rapprocher de « quelque chose » à cette hauteur qui au départ n’avait aucune route. On ne comprend pas ce qu’est la foi qui les a motivés. Mais avec celle-ci, ils y sont miraculeusement parvenu. C’est grandiose, des constructions étendues, complètes, avec absolument tout pour y vivre et être autosuffisant. 

On retrouve le même sentiment en gravissant les sentiers et escaliers vers le monastère de Varlaam, toujours tenu par les moines. Perché à 373 mètres, sa construction débuta en 1350. Encore aujourd’hui, un système de poulies permet d’y grimper l’équipement nécessaire à sa restauration. Autrefois, même les moines y étaient montés avec ce système dans un filet. Vraiment, notre plus grand détour est à couper le souffle. Sur le chemin du retour, à chaque détour, un nouveau paysage, toujours saisissant, souvent vertigineux.

Nous terminons notre séjour au Pub38 en ville qui offre des bières de microbrasseries grecques et sur les conseils du barman nous y dégustons nos premières vraies bonnes ales et ipa! Sur la photo, il est près de 20 heures, les terrasses sont encore désertes; les grecs sont encore en pause. Ils ne reprendront vie que dans une heure… La température est clémente pour une soirée tout en vents. Enfin!

Delphes, ait pythie de nous!

Nous suivons les recommandations des différents guides de lecture que nous feuilletons habituellement la veille pour parcourir les quelques 12 km nous séparant de Delphes antique dès 8h du matin; c’est qu’ils annoncent chaud et l’endroit est extrêmement visité par les touristes. La route sinueuse présente soudainement un flanc de montagne baigné par le soleil en altitude. Nous y sommes, mais pas les premiers! Il fait déjà chaud et le site escarpé n’offre  aucune ombre au tableau…

Nous foulons fébrilement de nos pas l’enceinte mythique en sachant que nous ne pourrons nous éterniser devant ces magnifiques vestiges, qui pavent la voie sacrée, exposés en plein soleil. Comme plusieurs autres antiquités, il est difficile, voire impossible, de déchiffrer ce qu’elles représentent sans explications. Les guides suggéraient de visiter le musée avant le site pour en avoir une idée d’ensemble, mais nous priorisons la « fraîcheur » du matin (qui n’existe pas à Delphes en passant).

Le site est intensément baigné de lumière. Parmis les vestiges de plus de deux millénaires et demi on retrouve un mur de soutènement en pierres hexagonales ocres sur lesquelles sont inscrites environ 800 textes d’affranchissements d’esclaves, le rocher de la Sybille (première prophétesse avant la pythie),  un temple appelé « le trésor » des Athéniens (le site regorgeait de « trésors » de différentes nations), le temple d’Apollon qui était le centre d’intérêt, le théâtre si bien conservé et quelques centaines de mètres vraiment plus haut, un stade de 200 m de long muni de gradins où avaient lieu des épreuves aux 4 ans. Je vous invite à lire sur internet l’histoire de Delphes et des oracles pour en savoir plus. C’est à l’ombre d’un des rares arbres que l’on prend conscience de l’âge des vestiges dominant la vallée qui s’ouvre devant Delphes. C’est grandiose comme en témoignent les photos…

Un détour au musée est obligatoire ne serait-ce que pour l’air climatisé. On y trouve surtout les pièces manquantes du site qui ont été révélées lors d’une fouille historique en 1896 avec photos d’archives pour bien saisir l’ampleur de ces découvertes ensevelies et préservées du temps et des pillages. À noter la présence d’un immense sphinx qui culminait au sommet d’une colonne et les deux statues des jumeaux ainsi qu’une sculpture en bronze (rare à cette époque) de l’Aurige, un conducteur de char. Fait étrange, il est permis de photographier sans flash dans presque tous les musées, mais nous ne pouvions faire de selfies dans celui-ci! Toujours mal compris en quoi ça dérange les statues…

Après cette historique visite, nous plongeons dans nos guides afin de trouver un coin de plage. La plus près s’avère être celle d’Itea à quelques 20 km. Les routes tortueuses de la vallée du Pleistos nous y conduisent et nous permettent de traverser la mer d’oliviers qui en compte 400 000. Nous trouvons une petite plage publique et profitons une première fois depuis le début de notre périple d’une pause baignade dans ce majestueux décor du Golfe de Corinthe.