Samedi, la suite.
La famille Sany nous attendait de pied ferme avec un excellent blanc (Maranges 1er cru) pour accompagner la quiche lorraine maison et un rouge (Château Chaignaux Lalande de Pommerol) pour les fromages. Jean-François manifeste sa joie de nous accueillir en remplissant nos coupes constamment et en jasant sans arrêt jusqu’à tard! Le programme du lendemain promet! Nous sommes littéralement pris en charge ici…
Au lever, direction Le Brévent au pied duquel trône la vallée de Chamonix. Ce n’est pas le plus haut sommet des Aiguilles Rouges (Alpes) avec ses 2525 mètres mais il offre une vue imprenable sur le Massif du Mont-Blanc.

L’expérience du téléférique en soit est prenante car il nous conduit à 2000 mètres en peu de temps et dans un axe presque vertical! Nous avons compris en un instant ce que l’air de la montagne avait de ravigotant! Étourdis, nous mettons pied quelques 500 mètres plus haut en sortant de la cabine qui nous porte au sommet. La vue de tous côtés est à couper le souffle (déjà court) et le Mont blanc en face, on pourrait presque le toucher, reflète la lumière aveuglante de sa blancheur.

On se félicite intérieurement d’avoir décliné l’invitation pour l’Aiguille du midi quelques 1000 mètres plus haut encore offrant une attraction qui défit complètement le bon sens appelée « le pas dans le vide » (aller voir sur Google).

Nous n’étions pas au bout de nos peines car Jean-François s’était mis en tête de pique-niquer dans un endroit incongru sur le Brévent. Après une petite escalade à pied, il nous conduit sur un pic entouré de vide. Nous mangeons avec des papillons dans le ventre et une minutie de mouvement qui confine à l’inertie… Ils sont fous ces français!
Nous regardons les alpinistes encore plus fous que nous qui escaladent les pics environnants et nous ne manquons pas la fin du marathon qui aboutit à la station intermédiaire Planpraz en bas. Eh oui! Ce que nous avons franchi en téléférique, quelques 2000 malades le font en courant… Hugues s’est senti largué physiquement et ce ne sont pas les charcuteries de Jean-François qui vont y remédier! Saucisson de canard, rillettes de canard, saucisses savoyardes et jambon de Bayonne ne contribuent pas à l’athlétisme!
Y’a pas à dire, nous sommes reçus comme des rois et Jean-François l’exprime souvent : « ah, elle est pas facile la vie »! On comprend mieux ce qu’il veut dire quand on est choyés comme ça. Vous devinez comment se termine la journée non? Piscine car c’est la canicule ici et vin rosé, rouge d’Espagne que l’on a apporté pour terminer avec une chartreuse.
