Après avoir parcouru quelque 200 km en autobus sur une route nationale des plus sinueuse et vallonneuse, traversé la Sierra Subbética, aperçu une série de villages blancs et des milliards d’oliviers, nous sommes finalement arrivés dans la capitale musulmane de l’Espagne, Córdoba. Pour citer Mélissa, ce n’est pas la chaleur de « La poêle de l’Espagne » qui a su nous ravigoter après cette « run » étourdissante! On arrive à 18h, ce qui est encore l’heure morte ici. Tout est fermé. Les cafés, bar, mercado et cie. On relaxe avant de se lancer vers la Plaza de la Corredara, seule grande place rectangulaire de l’Andalousie. Sous ses arcades, des dizaines de bars à tapas, tavernas et restaurants s’étendent en terrasse. On se balade un peu dans le quartier juif alentour pour y revenir et prendre une cerveza, des calamars et des aubergines frites au coulis de balsamique et miel. Notre taux de cholestérol vient d’en prendre pour son rhume!


Retour à notre appartement, trois chambres, grande douche, air climatisé donnant sur une charmante place. Une dernière cerveza sur cette place nous achève et c’est parti pour une petite nuitée!
Au réveil, direction la Mezquita. Nulle part ailleurs n’existe ce fantastique hybride architectural. Une cathédrale dans une mosquée et un minaret dans une tour. Qui dit mieux… ce n’est pas sans nous rappeler des débats toujours d’actualité! Le tout aux abords du quartier juif… Si les centaines de colonnes et d’arches semblent toutes différentes, rien n’enlève le sentiment de grandeur et de recueillement que l’on peut y ressentir. Toutefois, de tous les lieux religieux visités, c’est celui où les visiteurs respectent le moins le silence et le décorum de mise. Les ajouts et retraits de cette construction au fil des siècles ont contribué à rendre l’étonnant ensemble majestueux et unique à travers le monde. C’est une mixité d’éléments de tous siècles, de toutes époques et de religions confondues qui s’y mêlent. Le tabernacle se trouve au sein d’un ouvrage d’orfèvrerie incroyable et ouvre sur une salle aux trésors contenant calices, crosses, buste et reliquaires.










Entre la visite de la Mezquita et l’ascension du minaret autour duquel est élevé le clocher de la cathédrale, une omelette aux patates chez l’incontournable Santos!
Se fendre en deux, expression que l’on a inventé, signifie pour le touriste ici, vivre deux journées en une seule. En effet, quoique touristique, la ville semble compter plus de locaux et le rythme de vie est très marqué par la sieste ou la pause de l’après-midi entre 15h et 19h voire plus! Il faut donc visiter en avant-midi, se coucher et repartir le soir vers 20h pour manger ou prendre une bière. Pas facile de s’y plier!
Nous sommes donc aller marcher pour voir le pont romain et la cité historique de nouveau sous un éclairage différent. Le soleil se couche environ vers 22h, moment où les ruelles se remplissent de vie. En suivant la musique, car il y a un festival de guitares actuellement, nous pûmes assister à un concert classique mettant en vedette un guitariste espagnol hors-pair.


Il nous restait l’Alcazar de los Reyes Cristianos à visiter et ses magnifiques jardins. Situé tout près de la Mezquita, l’Alcázar est une forteresse médiévale donnant sur le Guadalquivir. Ce fut la résidence principale des rois catholiques. C’est dans cette résidence que Christophe Colomb a lancé à Ferdinand et Isabelle l’idée de la grande aventure vers l’ouest pour atteindre les Indes… Vous connaissez la suite! De ses quatre tours, nous ne pouvons visiter que la Tour des lions. Trop peu de surveillance et sans doute pas restaurée font en sorte que les lions sont maintenant à peine identifiables. La vue qu’elle nous offre sur ses jardins est toutefois fantastique. A l’intérieur, on y trouve une salle offrant de grandes mosaïques assez bien conservées retrouvées en 1959 sur la Plaza de la Corredara. Une grande cour appelée La cour des femmes qui était leur espace réservé à une époque où c’était une prison. Mais ce sont les jardins, bassins et fontaines qui valent le détour.




Pour conclure notre séjour dans cette cité qui nous a particulièrement charmés, une flamenquin dans une taverna recommandée par nos hôtes, la « El 6 ». Il nous avait vanté ce plat typique qui sans être mauvais gagnerait à être réalisé à la maison! Ce sont des escalopes de porc avec du jambon cru roulées, et panées! Servie avec quoi? Des frites! Le tout trop salé et comme d’habitude ici, sans trace de poivre!

Nous redescendons ensuite vers Séville que nous découvrirons pour les deux prochains jours. Au menu ce soir, une belle part de salade verte et des escalopes de poulet réalisée à la maison, bien poivrées et accompagnées d’un rosé local…
Demain, on se clanche le renommé Alcázar et une visite chez le réputé Séville Records, à deux pâtés de maison!
Buenas tardes!
Merci, nous avons toujours très hâtes de vous lire ! Si vous avez adoré l’Alhambra, vous devriez aimer pas mal beaucoup aussi l’Alcazar de Séville. Bonne continuation…
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Nous avons aimé l’Alhambra, bien sur! Mais on a préféré la ville de Cordoue à Grenade. Séville est grand mais nous sommes bien situés, je crois, pour l’apprécier!
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