Belem et cie – jour 3

Si la Lisboa Card donne accès gratuitement au transport en commun, ça ne le rend pas plus facile… On a donc commandé un Uber pour partir de l’Alfama au quartier Bélem. Le chauffeur nous a confirmé qu’il ne faut pas se fier aux horaires, il peut y avoir jusqu’à une heure de décalage alors imaginez lorsque le déplacement implique des correspondances…

Premier arrêt, le Mosteiro dos Jerõnimos. Arrivés à l’heure d’ouverture, la queue est déjà impressionnante. Fort heureusement, nos Lisboa Card nous évite l’achat de tickets. L’attente d’une heure en vaut la peine et donne à Hugues le temps qu’il faut pour aller acheter des pasteis de Bélem à la renommée pâtisserie du même nom. Ça croustille, c’est trop bon et ça bouche un coin!

En résumé, l’édifice est érigé à la gloire de la monarchie en 1502 par Manuel I grâce à l’argent du commerce des épices. Tous les plus grands massons de l’époque ont apporté leur contribution à cet ouvrage : dentelles de pierre, motifs floraux et marins. Un ensemble harmonieux, assez bien conservé. Le soleil est toujours de la partie, question de magnifier l’histoire davantage.

En sortant du monastère, on se demande par où entrer dans l’Église attenante et le type de la sécurité nous indique une autre file pour y entrer. On apprendra cette journée-là que les lisboètes sont friands des doubles files.

On casse la croûte dans un boui-boui local, très correct. Prochaine direction? La Tour de Bélem. D’abord, on marche sur les larges trottoirs sous un soleil de plomb et on traverse sous l’autoroute. On fait un arrêt au Padrão dos Descobrimentos, immense caravelle de béton rendant hommage aux Découvertes. On se tape une file pour profiter de l’ascenseur qui nous mène à sa petite plateforme nous offrant une vue à 360 degrés.

Un autre 10-15 minutes au soleil et une nouvelle file, toujours sous le soleil, pour entrer dans la belle Tour de Bélem par le pont de bois. On atteint un premier palier extérieur; c’est beau, on fait le tour puis on réalise qu’on doit à nouveau faire la file pour monter au prochain balcon. C’est ainsi pour les 2 autres étages. On a fini par comprendre qu’aussitôt arrivés au nouvel étage, on gagnait à se remettre aussitôt dans la file… Une maudite chance, quand on réussit à reprendre l’escalier en colimaçon pour redescendre, c’est tout d’un coup tel une chasse de toilette.

Bélem, c’est beau, mais c’est loin en titi de l’Alfama. On a marché encore un peu et on a fini par céder à l’infâme tentation nommée Uber. Retour à l’appartement, repos et écriture du jour 1.

Frais et bien disposés à marcher, encore, nous partons doucement, en gougoune cette fois, pour le Bairro Alto où nous allons souligner l’anniversaire de Hugues, dans un charmant restaurant avec spectacle de fado, recommandé par des amis. Belle, belle soirée et retour tranquille à la maison, la soirée est douce. Seule déception, Hugues n’a pas eu son gâteau au chocolat…

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