Aveiro-Viseu-Guarda-Estremoz

Une autre journée de déplacements et d’arrêts champêtres! On quitte Aveiro le cœur amoureux pour casser la croûte à Viseu en chemin vers Guarda où l’on dormira. Charmante petite place en contrebas des églises que l’on devine derrière le mur de pierre avec du stationnement gratuit en prime, on cassera la croûte dans un bistro simple avec une terrasse en pente qui offre une vue magnifique. Trop simple peut-être car le garçon qui nous sert semble manquer d’expérience et d’intérêt à le faire convenablement. On est dimanche, tout semble mort (y’a-t-il une fête?), les visites retardées jusqu’à 14h, Mélanie regarde son énorme sandwich et les « gizzards » soit-disant fried chicken, mais ce sont plutôt des gésiers dans un jus étrange servis chaud qui atterrissent sur la table. Et pas qu’un peu! Mon hamburger au boeuf se fait attendre et il sera finalement végétarien! Bref, on a au moins la force de monter vers les maisons de Dieu et visiter tout ça rapidement avant de repartir pour Guarda!

L’arrivée à Guarda est rocambolesque car ici, les rues portent souvent deux noms. On finit par trouver et entrer en contact avec l’hôte. L’appartement est spacieux, on pourrait y dormir 6 aisément. On fait un tour « en ville » pour jeter un coup d’œil à la cathédrale et aux différents points d’intérêt. C’est l’heure de la messe et les visites « touristiques » sont interdites. On ose quand même un œil et une oreille, les chants commencent et on s’éclipse. Une boutique reste ouverte, on y trouve les classiques de la région, jusqu’aux bottes et fameuses « capote alentejano », des capes en laine au col de fourrure sur peau de renard ou de chèvre. On s’arrête dans un petit café pour l’apéro et on nous sert un vin blanc température pièce, mauvais! On se rabat sur la bière locale, une Sagres bien fraîche qu’on accompagne d’une partie de dés. Puis on va se faire un grand classique, des pâtes aux « touskis », succulentes, accompagnées d’un rouge rapporté de notre visite à Tomar portant l’insigne des templiers!

Une bonne nuit de sommeil et on remet notre visite, on grimpe la tour, on visite la Sé et hop, on remballe tout dans notre Renault Captur, direction l’Alentejo, région réputée pour sa bonne cuisine, ses bons vins, ses fromages, sa lenteur, ses charcuteries, pour ne nommer que cela.

En chemin, on s’arrête pour casser la croûte et grimper une tour à Castelo Branco, joli village médiéval.

Nous avons loué un logement rural, près d’Estremoz, province d’Evora. À partir de la route, il faut mettre une dizaine de minutes pour parvenir à notre maison, une ancienne ferme transformée. On traverse une plantation de chênes lièges sur des chemins de terres rougeâtres. C’est magique. La nature est somptueuse, les paysages à couper le souffle. Autour de la maison, on trouve des : alpagas, moutons, poneys, ânes, vaches cornues, poules, cochons noirs, canes, tortue, chats et chiens sans parler des innombrables hirondelles et des coucous qui agrémentent nos moments à l’extérieur. Notre souhait le plus cher est de nous retrouver ici avec nos enfants, Arnaud, Ludovic et Maëlle. L’entrée se fait de manière autonome avec des codes mais l’accueil demeure chaleureux avec les divers produits régionaux laissés par notre hôtesse : vin blanc d’un vignoble voisin, pommes, miel, confiture, pain et oeufs frais, fromages régionaux et sans doute pas pasteurisés! C’est à partir d’ici que nous rayonnerons pour les 3 prochains jours.

Vila Viçosa et Borba

Nous quittons une fois de plus notre ranch pour aller visiter les petites villes et une coopérative agricole qui regroupe des viticulteurs. On aime boire local et bien que les propriétaires du Airbnb possèdent des vignes, ils vendent leur raisins au lieu de les transformer eux-mêmes.

Parmi toutes les villes du « marbre » (nous sommes à une lieue de toutes les carrières du pays je crois bien), Vila Viçosa vaut le détour pour sa Praça da Républica, son Palais ducal et son château. J’ajouterais le restaurant Os Cucos où l’on a dîné superbement avec du requin (Caçao de Cebolada) et du thon grillé accompagnés de savoureux légumes. Il faut mentionner qu’au Portugal, les visites doivent être planifiées minutieusement car certains attraits des villages ne sont pas ouverts certains jours de la semaine ou certaines heures du jour… Par conséquent, le Palais et le Château n’ouvraient pas avant 14 heures. Nous nous sommes rabattus sur l’église dans l’enceinte fortifiée qui s’est révélée très riche en histoires et, chose rare, présentaient des panneaux d’interprétation en français! Un cimetière derrière l’église avec des bâtiments étonnants dont des WCs, est remplis de mausolées en marbre, bien évidemment.

Pour une fois que je suis petite!

La grande place, dégagée, est ornées d’orangers qui sont recouverts de petits manteaux colorés de laine crochetée ou tricotée. La quantité d’hirondelles, présentes partout au Portugal, était fascinante. Ce ne sont plus que quelques nids ça et là que l’on retrouvent mais bien des condominiums!

Condominiums pour hirondelles!


À Borba, comme la journée est avancée, on s’arrête seulement à la boutique de la coopérative et on ramasse quelques bouteilles à boire et à faire vieillir sur les conseils de la jeune et dynamique employée. C’est pas la mer à Borba! Tou Toum tsi!

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