Estremoz

Dernière journée dans ces magnifiques contrées de l’Alentejo. On pourrait sans doute explorer, à un autre rythme, ces blancs villages marqués par la riche histoire portugaise et leurs constructions de marbres, propres à la région. Ce sera pour une autre fois, peut-être! Aujourd’hui, on choisit le village d’Estremoz, à quelques kilomètres de notre « résidence d’adoption ». Reconnue pour son marbre blanc, on croise plusieurs carrières jonchées de ce qu’on comprend être des résidus. Ici, tout est de marbre. Sauf nous bien entendu! Les trottoirs, les statues, les stationnements, les poteaux. Tout! La ville lumineuse par sa blancheur, est sur deux niveaux, la basse et la haute. On part du centre, le Rossio, on croise une manifestation de jeunes. C’est le jeudi de l’Acsension, peut-être en était-ce la cause? Sais pas! Difficile de comprendre même si un adulte revendique on ne sait quoi, VRAIMENT fort, dans son mégaphone! En haute-ville se trouve la tour du château. On peut la grimper, à nos risques et périls car il vente sur un méchant temps, en demandant au commis de la pousada qui occupe désormais le château de nous ouvrir la porte. Montée quasiment épeurante, non pas à cause des escaliers en colimaçon, mais du vent qui croise les fenêtres. L’escalade en vaut le coût. Du haut de ce donjon, une vue à 360 degrés, des murets crénelés. On peut apprécier la ville, mais aussi toute la région.

On entre au hasard dans un musée qui célèbre un anniversaire, on y trouve de très belles œuvres.

À la descente on entre dans un musée où, heureux hasard, a lieu le lancement d’une nouvelle exposition sur les « bonecos ». Ce sont des figurines, typiques de la ville. Elles sont toutes plus colorées les unes que les autres et existent depuis le 18e siècle de ce qu’on comprend. Cet art est toujours d’actualité comme en en font foi les artistes présents pour l’inauguration. On croise d’ailleurs une boutique-atelier où un artisan est occupé à créer ce qui deviendra semble-t-il une femme portant une jupe.

Bonecos certifié!

Suite à cette visite, un rafraîchissement est de mise et on mise sur notre lac, au Herdade do Burazzeiro!

Cet endroit était vraiment féérique. Le genre de place que tu rêves de louer mais que tu n’oses pas imaginer, de crainte que ça ne coûte trop cher ou que ce soit trop loin. Bien c’était parfait. La route de terre, entre chênes lièges et poussièresss, nous a certes fait peur au premier abord, mais c’est sans hésiter que nous y retournerions.

C’est aussi là que nous avons rencontré Rui! Un portugais-canadien! Rui a vécu à Montréal pendant une quinzaine d’années et s’occupe depuis longtemps de la propriété et des constructions en cour. Un monsieur vraiment sympathique, ayant conservé un français bien québécois. Rui, tu es le bienvenu chez nous, quand tu veux!

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