Petit réveil tranquille, pas d’excursion programmée où l’on doit se pointer, juste un bon cappuccino, un jus d’oranges frais et un bon déjeuner en compagnie de deux gentilles hollandaises, Yoleen et Lucy – excusez-moi les filles si j’ai mal écrit vos noms! Elles étaient nos voisines à Salento et elles ont aussi séjourné au Rango de Medellin en même temps que nous. Nous espérons les recroiser dans quelques jours sur la côte caribéenne.




On déboule les rues jusqu’au métro, direction El Centro, le Parque Berrio pour aller voir les sculptures du Parque Botero. C’est un peu fou, mais tout se passe très bien. Aujourd’hui, les transports publics sont gratuits, probablement en raison des élections. En sortant du Parque Botero, on plonge dans un tiers monde. Si l’ambiance est dynamique, les corps inertes de gens aux vies d’anges, intoxiqués au crack ou ce qu’ils peuvent se procurer, jonchent les rues. Au travers de centaines de vendeurs de fripes, fruits, légumes, cossins et babioles, ils se sont endormis. On remonte une rue, croise quelques travailleurs/ses du sexe, au bout de laquelle on trouve la cathédrale où l’on se réfugie. Bizarrement, c’est la deuxième aujourd’hui sans lampion! Dans la première, nous avons à tout le moins eu une p’tite chanson… 😦

















Encore une fois, les églises nous sauvent la vie! Soit en tant que source de chaleur comme en France l’an dernier, soit suite à une quête d’un peu de fraîcheur et tranquilité dans le cas présent. On fait très attention pour ne rien sortir de nos sacs pour s’orienter dans ce quartier!








En ressortant on trouve un endroit pour une limonade puis on retourne à la station de métro. De là, on se rend au premier télécable depuis notre arrivée à Medellin. Il y a du monde au pied carré, c’est intense! Après trois arrêts, on descend à une station pour prendre un autre télécable qui nous mène au parc Arvi. C’est ici qu’on prend conscience de l’étendue de la deuxième grande ville de la Colombie. Sur les toits de tôle, plusieurs inscriptions remerciant le maire de Medellin qui a instauré ce système. C’est dimanche et c’est jour de lessive aussi; les toits servent entre autre de séchoir! À ce niveau, plus aucune voiture, plus de route, pas de moto non plus, un chemin de terre rougeâtre, des jeunes qui jouent au ballon, les femmes qui étendent leurs lessives et des monsieurs qui rafistolent leur abris de fortune. Dans ce quartier, pourtant difficilement accessible à pieds, ça semble plus propre que sur le long du cours d’eau longé en métro. C’était bondé de vidanges et de campements de fortune.

Sur le retour, on décide d’aller prendre le pouls du quartier avant de prendre le dernier métrocable. On fait à peine 2 pâtés de maisons qu’on décide de faire demi-tour, on est clairement les seules touristes ici!!
On prend une chance de descendre du métro une station plus tôt histoire de voir autre chose en marchant! Pffff! Les stations sont vraiment éloignées les unes des autres ici! À petits pas, on a parcouru 4.6 km sans rien voir d’intéressant, excepté deux mignons moineaux jaunes et de belles fleurs rouges!

Le reste de la journée a été bien mollo, on a chillé sur la terrasse, mangé de la bouffe rapide achetée de l’autre côté de la rue, une sorte de hot-dog avec une saucisse fourré de plus de viande encore et le même genre de hamburger. C’était pas mauvais!







On a refait nos sacs et ce matin, lundi 30 octobre, un taxi est venu nous chercher à 6 h 40. On est dans notre vol pour Bogota d’où l’on prendra un vol pour Riohacha.























































































































































































































































