Vie d’anges

Petit réveil tranquille, pas d’excursion programmée où l’on doit se pointer, juste un bon cappuccino, un jus d’oranges frais et un bon déjeuner en compagnie de deux gentilles hollandaises, Yoleen et Lucy – excusez-moi les filles si j’ai mal écrit vos noms! Elles étaient nos voisines à Salento et elles ont aussi séjourné au Rango de Medellin en même temps que nous. Nous espérons les recroiser dans quelques jours sur la côte caribéenne.

On déboule les rues jusqu’au métro, direction El Centro, le Parque Berrio pour aller voir les sculptures du Parque Botero. C’est un peu fou, mais tout se passe très bien. Aujourd’hui, les transports publics sont gratuits, probablement en raison des élections. En sortant du Parque Botero, on plonge dans un tiers monde. Si l’ambiance est dynamique, les corps inertes de gens aux vies d’anges, intoxiqués au crack ou ce qu’ils peuvent se procurer, jonchent les rues. Au travers de centaines de vendeurs de fripes, fruits, légumes, cossins et babioles, ils se sont endormis. On remonte une rue, croise quelques travailleurs/ses du sexe, au bout de laquelle on trouve la cathédrale où l’on se réfugie. Bizarrement, c’est la deuxième aujourd’hui sans lampion! Dans la première, nous avons à tout le moins eu une p’tite chanson… 😦

Encore une fois, les églises nous sauvent la vie! Soit en tant que source de chaleur comme en France l’an dernier, soit suite à une quête d’un peu de fraîcheur et tranquilité dans le cas présent. On fait très attention pour ne rien sortir de nos sacs pour s’orienter dans ce quartier!

En ressortant on trouve un endroit pour une limonade puis on retourne à la station de métro. De là, on se rend au premier télécable depuis notre arrivée à Medellin. Il y a du monde au pied carré, c’est intense! Après trois arrêts, on descend à une station pour prendre un autre télécable qui nous mène au parc Arvi. C’est ici qu’on prend conscience de l’étendue de la deuxième grande ville de la Colombie. Sur les toits de tôle, plusieurs inscriptions remerciant le maire de Medellin qui a instauré ce système. C’est dimanche et c’est jour de lessive aussi; les toits servent entre autre de séchoir! À ce niveau, plus aucune voiture, plus de route, pas de moto non plus, un chemin de terre rougeâtre, des jeunes qui jouent au ballon, les femmes qui étendent leurs lessives et des monsieurs qui rafistolent leur abris de fortune. Dans ce quartier, pourtant difficilement accessible à pieds, ça semble plus propre que sur le long du cours d’eau longé en métro. C’était bondé de vidanges et de campements de fortune.

Sur le retour, on décide d’aller prendre le pouls du quartier avant de prendre le dernier métrocable. On fait à peine 2 pâtés de maisons qu’on décide de faire demi-tour, on est clairement les seules touristes ici!!

On prend une chance de descendre du métro une station plus tôt histoire de voir autre chose en marchant! Pffff! Les stations sont vraiment éloignées les unes des autres ici! À petits pas, on a parcouru 4.6 km sans rien voir d’intéressant, excepté deux mignons moineaux jaunes et de belles fleurs rouges!

Loi sèche en ce jour d’élections

Le reste de la journée a été bien mollo, on a chillé sur la terrasse, mangé de la bouffe rapide achetée de l’autre côté de la rue, une sorte de hot-dog avec une saucisse fourré de plus de viande encore et le même genre de hamburger. C’était pas mauvais!

On a refait nos sacs et ce matin, lundi 30 octobre, un taxi est venu nous chercher à 6 h 40. On est dans notre vol pour Bogota d’où l’on prendra un vol pour Riohacha.

#704

Quoi de mieux que de commencer un samedi matin par un réveil à 6 heures du matin? Sortir presque aussitôt pour prendre un petit autocar qui nous emmènera à Guatapé. Après un arrêt pipi, café, empanadas en milieu de chemin, on traverse une région riche en culture agricole, très jolie.

On aperçoit maintenant le piton du rocher qui fait aujourd’hui la réputation de Guatapé. Hormis le piton, ce sont les îles et presqu’îles qui donnent tout ce charme à la place. Mais attention, ce n’est pas naturel. Il y a une cinquantaine d’années un barrage a été construit à des fins d’hydroélectricités et la région a été inondée suite à des négociations avec les habitantes – vraiment, des femmes. Une nouvelle ville a été reconstruite, en moins d’un an! Il fallait aussi préserver l’église. Ainsi, de l’eau immerge seulement la croix!

Le bus nous approche le plus possible de l’entrée et on entame la grimpette des 704 marches. Savez-vous quoi? C’était pas si pire finalement! Premièrement, c’est beaucoup plus large que certaines tours et campaniles déjà montés! Les marches sont larges, il y a de solides rampes et des recoins pour admirer et reprendre son souffle.

D’en haut, c’est majestueux! On a une vue à 360 sur les environs. Mais en plein samedi, malgré l’heure matinale, ça joue du coude pour prendre des photos et un moment pour admirer. S’y rendre en semaine doit être plus agréable!

Le premier à avoir grimper ce rocher est Luis Eduardo Villegas Lopez en 1954 et c’est grâce à lui si on peut y accéder aussi facilement aujourd’hui.

On nous emmène ensuite dans le coloré village de Guatapé pour une rapide visite guidée, un lunch traditionnel et un tour de bateau. C’est pour nous un « trop plein » d’activités organisées! De l’animation et du boum-boum, on en a soupé! On a un petit moment libre pour parcourir la ville et allumer nos traditionnels lampions, encore une fois électriques. 😦

Les maisons de Guatapé ont la particularité d’être colorées et arborent des zócalos. Ce sont des bas reliefs représentant parfois qui habite la maison, le type de commerce, de métier, de protection. C’est très joli. Les boutiques à touristes doivent compter pour une porte sur trois par contre. On a rien vu qui semblait authentique vraiment.

Dodo sur le retour, il y a environ deux heures de route à faire et il fait noir à notre arrivée.

Un verre de vin à la main, on va décompresser à la terrasse en jouant quelques parties de dés, puis on se commande une pizza et une salade qu’on mange tranquilles dehors. La soirée est douce, le vin est bon, le Poblado est un bon quartier pour résider.

Made a gin

La journée de jeudi pourrait se résumer en 2 mots : déplacements et bagages.

On a marché jusqu’au terminal d’autobus de Salento où l’on a pris place dans une navette pour une heure de route en direction de Pereira. De là, on a pris un taxi pour l’aéroport. De la, on a pris un vol pour Medellin.

Une fois dans l’aéroport de Made a gin, c’est comme ça qu’il faut dire semble-t-il, je ne crois pas exagérer en disant que nous en avons fait le tour 5 fois avant de tomber sur LA bonne personne qui nous apportera finalement nos bagages.

Soulagées, on prend un taxi pour qui nous amène au Rango Boutique Hostel où nous passerons 4 nuits. On y trouve une petite chambre très correcte, propre. L’hôtel est bien aménagé, il y a deux terrasses dont une sur le toît où l’on se rend pour notre cocktail de bienvenue!

On dépouille nos bagages retrouvés et tout est là! Vraiment, on a des bonnes étoiles malgré tout. Mais Air Canada entendra parler de nous!

Après avoir appris qu’aucun alcool ne sera vendu dès 6 heures demain matin, même pas dans les restaurants, on s’informe à l’accueil de l’endroit où se procurer une bouteille de vin. Il nous envoie à 10-15 minutes de marche. Quelques coins de rues plus loin, il commence à pleuvoir. Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, beaucoup trop! On a beau avoir nos imperméables, des rivières nous submergent les pieds, on est trempes à lavette. On passe un bon 5 minutes le long de mur à l’abris de la pluie puis on repart, ça ne se calme pas. Le bas de mes pantalons dégoûte! On fait nos achats et sur le retour, on se rend compte que nous aurions vraiment pu trouver quelque chose beaucoup plus proche! En tk… on s’arrête à l’église et on allume notre premier lampion électrique! Sont modernes les medellinenses!

On soupe d’une bonne pizza chez Zorba à côté de l’hôtel avant de nous réfugier dans notre chambre. Ça fait plus que 2 mots finalement…!

Vendredi matin, on prend ça cool. Après un petit déjeuner à l’hôtel, on va se promener un peu, on planifie les activités des prochains jours.

En après-midi on prend le métro pour se rendre, en compagnie de groupe et de notre guide Luiz, dans la Comuna 13, renommée pour ses graffitis notamment. Même si des escaliers roulants y on été installées dans les dernières années, ça fait beaucoup de marches pour nous rendre tout en haut. Le spectacle en vaut la chandelle et notre bavard de guide ne manque pas une occasion de nous expliquer l’histoire, autrefois triste et dure, de cette renommée comuna. Si c’est intéressant, ça reste une activité de touristes. Il nous fait entrer dans une boutique, voir une prestation de break dance et une autre de rap, on a l’occasion de faire un tag, manger un truc froid sucré-salé (on s’est abstenu toutes les deux)…

On va se poser à l’hôtel avant d’aller souper à l’indien d’à côté. Superbe bouffe!

Demain, les 700 quelques marches de Guatapé!

Hasta mañana!

Méli-mélo

Élections

Ce dimanche 29 octobre, c’est jour d’élections en Colombie. Il est conseillé de ne pas se mêler aux manifestations et dès 6 heures samedi matin, il sera interdit aux commerçants, bars, restaurants de vendre de l’alcool dans tout le pays. Cette mesure a pour but d’essayer de contrôler les tensions qui pourraient naître. Ne vous en faites pas, nous sommes allé faire des provisions et nous éviterons de nous éloigner de notre hôtel en soirée.

Pour mieux comprendre : https://www.humanite.fr/monde/colombie/colombie-des-elections-regionales-a-haut-risque-de-gustavo-petro

Météo – altitude

Depuis que nous sommes arrivées, la météo est idéale. Pas trop de soleil, des orages habituellement de courte durée. Nous étions dans une région moins chaude et les degrés variaient beaucoup quand le soleil sortait ou si nous étions en montagnes. Aujourd’hui, on est arrivées à Medellin vers 15 heures, le temps était doux et agréable. Cependant, on a attrapé un immense coup d’eau. Malgré nos imperméables, on est revenues détrempées, les espadrilles aussi, de bord en bord! On espère que ça va sécher car ce sont les seules chaussures sécuritaires que nous avons et ils annoncent encore de la pluie demain. Mais bon, faut pas trop se fier à ce qui est dit dans ce dossier, c’est un peu n’importe quoi!

Quant à l’altitude, pas encore de grands dommages mais dans les innombrables montées que nous faisons, on la ressent en étant essoufflées beaucoup plus rapidement que dans une côte de Québec.

Pisco sour

Lors de nos deux premiers apéros, on essayait de goûter un pisco sour et il n’y en avait jamais. Pour cause, ça ne vient pas d’ici mais plutôt du Pérou… C’est moi qui était confuse quant à la provenance de ce nectar! Ici, c’est l’aguardiente et c’est pas mauvais du tout. Une liqueur anisée plus légère que l’ouzo et sans sucre ajouté. Il s’en consomme énormément en « shot » et ils l’utilisent aussi dans les cocktails et les cafés « pimpés ». Toutefois, lors de l’apéro de ce soir, à l’hôtel, ils en faisaient. Mais faudra aller au Pérou pour goûter les originaux, celui de ce soir n’était pas satisfaisant!

Colombiens

La grande majorité des gens à qui nous avons eu affaire ont été vraiment charmants. Comme dans n’importe quoi, il y a les exceptions! Les locaux et passants, surtout dans les plus petites places, nous saluent et s’informent si vous allons bien, ils sont souriants et avenants. Je ne crois pas que nous retrouverons cette chaleur dans les rues de Medellin mais le personnel de l’hôtel et du restaurant est vraiment attentionné.

Palmas de cera, ceroxylon quindiuense, palmiers de cire

Les palmiers de cire, ça vous dit quelque chose? Ce sont les plus grands du monde; ils font jusqu’à 60 mètres de hauteur et l’une des plus grandes réserves se trouve ici, dans la Vallée de Cocora, tout près de Salento à une altitude allant de 2000 à 3000 mètres. C’est là que nous allons ce matin, toujours en Jeep Willys et le chemin est plus doux cette fois-ci.

Ce piton dans les nuages!!! ♥️

Une belle randonnée dans les montagnes, une cascade, des palmiers qui traversent les nuages, c’est ce qui nous attend. Ce palmier est l’arbre national de la Colombie. On les appelle ainsi car la poudre qu’ils produisent est transformée en cire qui jadis servait d’imperméabilisant pour les tissus, entre autre. Pour atteindre leur hauteur maximale, il leur faut entre 130 et 150 ans, leur durée de vie allant jusqu’à 250 ans. Ils ont évidement été victimes de la déforestation.

Nous nous sommes rendues au 2e mirador à 2.3 km de l’accueil environ.

Du haut du mirador 2

Au retour, une foule de condors volent au dessus de nos têtes, même les chauffeurs de Willys semblent impressionnés de les voir de si près et prennent des photos.

Arrivées à Salento, les jambes bien réchauffées, on se tape les 240 marches pour atteindre le mirador de Salento. Maintenant, suffit les montées pour la journée!

On casse la croûte et on revient à la maison se reposer un tantinet.

Comme l’an dernier, nos calculateurs de pas et kilomètres ne sont pas sur le même « pied » d’égalité. Nathalie a parcouru au moins 3 km de plus que moi! 😂 Nous croyons que la différence vient du 6 pouces de différences que nous avons… Mais bon!

On quitte l’hôtel dans l’espoir de manger de l’indien car il y en a un renommé dans la « ville ». Après avoir descendu, monté, descendu et monté les « calles », on se frappe à une porte fermée…

Qu’à cela ne tienne, on remonte! On prend l’apéro au Danubio en regardant les joueurs de billard dans ce saloon de Salento. Je craque pour un typique petit vieux recourbé sur son bâton de bois portant le sombrero et le classique poncho!

On met le cap sur un premier restaurant de tapas, mais malgré sa bonne réputation, il est vide et ce manque d’ambiance nous incite à pousser la recherche vers le Donde Laurita! C’est une grande salle à manger, décorée au goût d’un autre jour… Mais la truite y est réputée et on peut vous garantir que c’est savoureux!

On prend un bain de jeunes à l’auberge avec un dernier verre et dernier dodo à Salento! Ciao xx

Les dernières…

Dans un voyage, il y a des premières. Une tonne de premières et c’est le but recherché. On ne va pas visiter un pays pour y voir et faire les mêmes choses que chez soit. On est en mode découvertes et il y en a encore eues aujourd’hui, côtoyant le début des dernières!

Nous avons parcouru un peu plus de 200 kilomètres ce matin pour remonter vers Lisbonne sans toutefois s’y rendre. Un arrêt à Setúbal, le temps d’un verre de Moscatel de Setúbal et d’un délicieux repas d’espadon grillé sur une charmante terrasse du secteur piéton de la ville et d’une brève balade nous laissant entrevoir une fort plaisante ville!

Puis on passe rapidement à la boutique de l’Adega da Palmela cueillir un moscatel vieilli. On n’en trouve pas des vieillis dans notre société d’état. Destination finale pour aujourd’hui? La Pousada Castelo Palmela! Au Portugal, les Pousadas sont l’équivalent des Relais et Châteaux en France, un hôtel établi dans un bâtiment à caractère historique. Ce soir, on dort et on dîne au Château.

L’hôtel n’occupe qu’une partie du Château mais c’est tout de même bien impressionnant! Et ça ne coûte pas une fortune, on a payé 114 euros pour notre chambre, petits déjeuners inclus.

Nous avons eu le temps de faire le tour de ses remparts et de monter au donjon. Ici, c’est le lundi que tout est fermé. Donc, les musées, le bar, l’église et les différentes échoppes qui semblent vouloir former un petit village à l’intérieur, tout ça est FARMÉ. Par contre, on peut grimper tout en haut du donjon et apprécier les paysages. Pas de bol, c’est très nuageux mais on distingue quand même assez loin. Pour plus d’informations sur l’histoire du château (pourquoi essayer de réécrire ce qui l’a déjà été!?), vous pouvez aller lire ici : https://www.visitlisboa.com/fr/des-entroits/chateau-de-palmela

Une pause à la chambre le temps de faire la logistique et le balancement des valises, de laisser passer l’orage et le tonnerre, se doucher et se « faire beaux » (ça fait longtemps qu’on ne s’est pas pomponnés!) et on descend à la salle à manger pour notre dernier souper qui semblait prometteur. Nous avions en tête notre expérience à Montserrat. Le serveur plus âgé nous marmonne une précision sur le menu que nous ne comprenons pas. On demande au plus jeune, souriant, enjoué, mais inexpérimenté et nerveux: le canard remplace le porc. Ah! On a un « couvert » (toujours facturé; genre olives, pâte de thon et autres qui t’accueillent sur la table) que l’on mangera ce soir car d’habitude on n’y touche pas pour ne pas payer. On commande la soupe du jour, un risotto et un canard avec un rosé. Surprise, des petiscos nous sont servis (bouchées apéritives) assez copieuses. Ça commence bien, mais ce plaisir est de courte durée. La chaudière de soupe est liquide et insipide. Le canard style confit est bon, même sans sauce, mais l’accompagnement d’une pâte de pain aux asperges (?) est limite. On ne sait d’ailleurs pas ce que venait faire la tranche d’ananas grillé dans le tas. Le risotto n’est pas cuit, ne contient pas de parmesan et ne goûte rien. Bref, on rit déjà pas mal de nos attentes. Jamais vu un restaurant aussi magnifique autour d’une grande cour intérieure se remplir et se vider de tous ses convives 1h30 plus tard! On se fera à bouffer nous-mêmes au retour. Une chance qu’on s’a!

Madre de Dios!

Pour compléter notre première journée de lundi, on a trainé nos pieds dans les rues de Salento, pris l’apéro dans un bar très sympa en jouant une classique partie de dés. On a acheté un savon et un shampoing pour nous dépanner et on a pris un bon repas de grillades dans un resto de la Plaza de Bolivar de Salento avec un p’tit rouge argentin.

Après une bonne nuit de sommeil, aux sons des chats en chaleur, des coqs à 2 heures du matin, des chiens, des hurlements de quelque chose comme un loup et d’un animal non identifié tombé du toit, on prend un bon petit déjeuner à notre auberge de jeunesse, dignes représentantes de l’âge d’or que nous sommes, où tout le personnel est attentionné, aidant, souriant. On se rend à la « grande » place pour prendre place dans une Jeep Willys en direction de la Finca Don Elias. Ils voulaient nous faire faire la « ride » debout sur le pare-choc arrière, on a décliné cette généreuse invitation. Un trajet de 30 minutes sur un chemin parfois boueux, souvent douteux dans un environnement toutefois merveilleux. On s’extasie devant la beauté de la jungle autant que l’on craint les crevasses et falaises affaissées en réparation…

Arrivées à destination, on rencontre Jesus, sympathique guide de la Finca don Elias, petit producteur de café de la région. Il nous explique et fait vivre toutes les étapes, de la plantation à la dégustation. Les plants de café, sont protégés par les bananiers, les différents arbre d’agrumes, bambous, papyrus (!), etc. Tout au creux de la vallée, serpente un ruisseau et des cascades. C’était très beau!

Retour aussi périlleux… On rencontre un camion sur la route et l’espace est trop restreint. Heureusement notre chauffeur est expérimenté, mais le voir reculer et déraper suscite quelques réactions de notre part! On arrive saines et sauves à Salento.

Après quelques démarches, on embarque dans un Uber qui conduit normalement et respecte les vitesses, direction Pereira. On voit de beaux paysages, mais aussi la pauvreté, les bidonvilles dans le haut des collines. On trouve tout ce qui nous manque au Centre Comercial Parque Arboleda. Des bobettes, un costume de bain, des t-shirts, culottes, gougounes et compagnie. Le chauffeur du Uber au retour n’a pas les mêmes manières que le premier et dès le départ, on se demande où regarder pour ne pas avoir peur! Mais bon, ils doivent savoir ce qu’ils font parce qu’on se rend encore une fois en un morceau.

On dépouille nos achats comme deux gamines dans notre chambre après s’être lavées et crémées avec ce qu’on croyait être de la crème hydratante…

Après avoir pris une cerveza au Fonda Donde Mi’ Apa, minuscule bar abritant 20 000 vinyles. Allo Simon, Hugues et JB! Il semblerait qu’on puisse les écouter à la demande mais on n’ose pas faire de demande.

Après avoir vadrouillé et regardé les restaurants, on décide de retourner au même que la veille. Encore une fois, on se régale. De retour à l’hôtel, partie de dés en regardant les jeunes prendre des cours de danse.

Je remets de la crème « hydratante » car j’ai la peau d’un serpent et ensuite, dodo.

Pendant la nuit, je reçois un message sur What’s App de la part d’Air Canada et on nous annonce qu’on devrait pouvoir les récupérer à l’aéroport de Medellin où l’on va demain. Pour l’instant, on se croise donc les doigts.

Au réveil, toujours cette peau de serpent… je remets une couche de « crème », je vais chercher des cafés et je viens écrire ici. Nath évoque que la crème n’est peut-être pas de la crème finalement. En effet, depuis hier, on se beurre de Rexona Clinical… C’est tellement écrit petit qu’on avait confondu. Ça fait que là, je m’en vais me rincer, on déjeune et on va dans la vallée de Cocora! Ciao! xx

Par la peau des dents

C’est par une course, une vraie, contre la montre qu’aura débutée cette aventure!

C’est après un retard de quelque 45 minutes au départ de Qc et après avoir finalement dû enregistrer nos bagages qu’on atterrit à Toronto avec l’espoir de ne pas rater notre correspondance vers Bogota. Le temps passe et notre avion reste immobile sur le tarmac le temps d’accéder à sa rampe. Il reste moins de 40 minutes pour sortir de l’avion et parcourir à la course, Nathalie en tête, suivie de moi-même qui porte le sac à couche d’une jeune maman, la distance entre les deux terminaux. Elle tente elle aussi d’attraper le vol avec sa petite de 14 mois, qui ne comprend pas trop cette course folle et qui se fait bardasser dans les bras de sa maman qui court aussi. On sauve un bout de la course grâce à Nath qui hèle une dame sur ton tuk-tuk d’aéroport et qui accepte de nous emmener pour un bout du chemin. Elle nous dépose et on court un autre kilomètre dans cet immense aéroport torontois. On arrive en nage, à bout de souffle, rouges comme des tomates au comptoir. C’est ainsi que, par la peau des dents, nous attrapons notre vol.

C’est inhumain de faire vivre ce stress, évitable, à des passagers qui ont payé leurs droits et planifié amplement de temps selon l’horaire annoncé entre les vols. Sérieusement, ils auraient eu tout le loisir d’identifier les personnes pressées par une correspondance, nous faire sortir en priorité et nous offrir d’ores et déjà de nous escorter sur leur petit bogey. C’est un grand et déplorable manque d’organisation. Ils devraient identifier les gens, particulièrement ceux avec de jeunes enfants. Avec son sac à couches sur le dos, elle n’y serait sans doute pas arrivé.

Après un deuxième vol s’étant tout de même bien déroulé, hormis les ronflements d’un voisin, nous voici donc en attente de nos valises à Bogotá

Attente qui se transforme en déclaration de perte de bagages… Et oui! Nos bagages sont à Toronto et ils « seraient ou seront » livrés à notre hôtel le lendemain ou le surlendemain de leur arrivée dans la capitale colombienne.

Priorité mon c-u-l Air Canada

Shit de merde… On reste zen et on prend notre troisième et dernier vol, pour Armenia, à l’heure prévue. Ça se passe bien, on aperçoit déjà les montagnes. On demande le prix pour un taxi jusqu’à notre destination, Salento. C’est 100 000 pesos colombiens, soit 32,50 pour nous deux, environ une heure de route. Dès le « décollage », on comprend que la route sera rock & roll! On traverse Armenia et d’autres villages qui semblent assez démunis. On emprunte une route où la limite inscrite est de 60 maximum mais l’auto va à tout près de 120km/h! 🙂 On va arriver plus vite sans bagage! On devine nos premiers palmiers de cire, les montagnes sont majestueuses, on est en plein cœur de la région du café.

Le gentil German Taxi nous dépose à la place centrale de Salento! C’est hyper mignon! Sachant en partant que notre chambre ne sera pas prête avant quelques heures, on prend un premier café en terre colombienne. Il n’est pas encore 9 heures, et les Jeeps attendent les clients pour les amener dans les fincas du coin, dans la Vallée de Cocora ou d’autres attractions du secteur. Après avoir allumé notre premier lampion, on se balade un peu en direction de l’hôtel, espérant un miracle. Il se réalise à moitié car on peut profiter du petit-déjeuner offert aux clients en observant les montagnes qui nous entourent. La chambre sera prête à midi. On décide d’aller faire du shopping, les 240 marches pour accéder au mirador attendront après un peu de repos et peut-être, des vêtements plus adéquats car au soleil, c’est chaud en ti-péché!

Nouveau café, un cappuccino, saupoudré d’un soupçon de cannelle, que l’on prend au El Balcon de los Recuerdos. Il est réalisé par l’un des patrons, « tio » de la serveuse, avec une machine qui œuvre depuis 1905. C’est Routard qui nous donne cette info!

Retour à l’hôtel, on prend possession de notre chambre! Petit dodo au son des coqs.

Réveil par l’orage…

Sur ce, on retourne allumer des lampions parce qu’avec ce que vous voyez sur ces deux photos et ce qu’on a sur le dos, on ne fera pas 3 semaines et demie! Hasta pronto!

Trick or treat!?

On commence en mangeant le petit-déjeuner, les treats se présentant sous forme de beignes… C’est ça qui est inclus. Bof… on fait avec.

On se pointe ensuite à Salem dans le but de fouiller quelques disquaires sans trop vérifier l’agenda de la place… À l’approche du centre, on croise d’heureux hurluberlus costumés, de plus en plus de joyeux lurons! La concentration monte, tout comme le trafic! Suite à une manœuvre douteuse, on trouve un stationnement vis-à-vis un parcomètre. Fort heureusement car les places sont chères aujourd’hui 30, 40 voire même 50$ chez les particuliers. On apprendra d’un sympathique disquaire que c’est ainsi tout les weekends d’octobre. On prend un bain de cette foule occupée à fouiner chaque kiosque de cossins mystiques, déguisements, goth, tattoos, hennés, tarot, vampire, un méli-mélo de personnages, fables ou croyances, magiques, divines, fantastiques ou obscures. Les files s’allongent le long des boutiques car on n’y laisse entrer qu’un certain nombre de fanatiques à la fois. Chaque parcelle du centre-ville est exploitée à fond la cai$$e!

Parlant de caisses, celles des résidents de Marblehead doivent être bien garnies! Si la petite rue commerciale du village est charmante et dotée de commerces invitants, de maisons aux couleurs douces et aux tailles normales, c’est autre chose quand on franchit l’Ocean Avenue. Le faste des demeures transpirent le luxe, l’abondance, l’indécence. Notre immense grange semble minuscule comparée à chacune des résidences, sans compter leur garage, double ou triple.

Le monde ordinaire a toutefois accès au Chandler Hovey Park situé au bout de la pointe. De là, on observe à 300 degrés, la mer, le port et non pas des dizaines mais bien des centaines de voiliers. Ce doit être pour ça les innombrables garages… La vie sur la côte impose sans doute la possession d’une de ces chaloupes!

Restés sur notre appétit hier, on retourne compléter notre visite de Rockport. Ce doit être la rudesse de l’hiver qui a su garder les ultra-riches en dehors de ce pittoresque village de pêcheurs. On nous indique que plusieurs commercent restent ouverts jusqu’aux fêtes puis ferment pour ne rouvrir qu’au début mai. Certains locaux persistent et habitent cette minuscule pointe à l’année longue. Plusieurs cabanes on perdu de leur lustre et semblent abandonnées. D’ici quelques années, seront-elles surannées comme leur voisines offrant les multiples « trick or treat » aux touristes?

Retour à l’hôtel! Pas un aussi beau coucher de soleil qu’hier, même si les pastels sont toujours aussi présents, mais il y a de l’eau chaude dans la douche, contrairement à ce matin! On se met sur notre 36, c’est-à-dire ce qu’il nous reste de propre ou les achats faits au L.L. Bean et on retourne au Passeport, le même restaurant qu’hier. Espadon pour Hugues, thon pour Mélanie!

On achève ce texte après avoir fait notre bilan. On ne vous dit pas tout, on attend vos invitations pour vous raconter les détails! 😉

Paraskevidékatriaphobie

Fort heureusement, nous n’en souffrons point.

Point de peurs en cette journée chers lecteurs, le soleil et la mer pouvant toutes les apaiser.

En prime, plus nous descendons dans la campagne qui longe cette Côte Est, plus nous apprécions ses paysages. En ce temps de l’année, les couleurs des arbres, contrastant avec les verts des foins des marais et les bleus des lagunes, nous séduisent assurément. Nous sommes émerveillés, autant par les nuances offertes par la nature que par celles des maisons en déclin de bois, roses, vertes, jaunes, bleues, etc.

En partant de notre hôtel, nous faisons un « croche » pour voir le Mémorial Monument de Hampton Beach. La plage est superbe, le sable est beau, propre, sans parler du soleil toujours au rendez-vous. Hampton Beach semble s’être inspirée d’Old Orchard Beach, en version réduite et probablement moins criarde et touristique. Ceci dit, en cette basse saison, c’est difficile à dire!

Nous réempruntons la « 1 » en direction du Cape Ann. Ipswich nous invite dans un café où l’on nous sert, enfin, un bon cappuccino, dégusté sous un soleil ardent. Cette petite bourgade nous apparaît charmante mais il nous reste de la route à faire et une croûte à casser… On s’arrête un brin plus loin, à Essex, dans une charmante « usine » à casse-croûte où tout est frit ou presque. En spécial aujourd’hui, le fish sandwich, servi avec quoi? Des frites! Et de la sauce tartare. Le tout pour 9,95$. On ne s’attendait pas à grand-chose mais le poisson était vraiment bon!!

On fait quelques pas pour explorer les environs, c’est bien aménagé mais rien de grandiose à découvrir. On s’écrase le sandwich dans l’auto pour rejoindre la Wingaersheek Beach où le vent attire les kite surfers! C’est sublime! Le sable est d’une finesse, tellement dense que malgré notre poids post friture, on voit à peine nos empreintes! 😉

Déjà déchaussée, j’ose une nouvelle fois la baignade de pieds. C’est un tantinet moins « frette » mais rien de tolérable plus que 30 secondes… Pour l’occasion, on a sorti nos chaises et on profite un moment de la beauté de lieux.

On reprend la 127 vers Rockport, Massachusetts. C’est trop mignon! On craque pour ce mini bourg bordant la mer, quelques rues piétonnes sont jonchées de galeries d’art et boutiques offrant divers produits plus ou moins intéressants ou juste beaucoup trop cher pour ce que c’est, faut se le dire!

En fin de virée, on cherche un endroit pour prendre une bière et apprécier le coucher de soleil. On demande à un local et il nous répond que c’est rare dans le coin car ce n’est que depuis une quinzaine d’années que l’alcool est permis à Rockport. Des lectures nous confirment que Rockport était l’une des « dry towns » du Massachusetts. Elle a permis l’alcool dans les restaurants en 2006 mais il a fallu attendre 2011 pour pouvoir commander un verre sans un repas… On bat en retraite et on trouve un liquor store où l’on se procure un New England IPA de Ipswich.

Arrivés à notre hôtel pour les deux dernières nuits de notre séjour en Nouvelle-Anglerre, on est subjugués par la vue! À vous de constater à travers ces nombreux et somptueux clichés saisis par Hugues. Un couché de soleil parfait, tout simple, de notre petit balcon d’un hôtel-motel très vieux mais propre!

On a trouvé un restaurant ouvert à une dizaine de minutes de voiture, le Passeport. Notre meilleur repas, sans friture. Du flétan pour Hugues, de la morue pour Mélanie. Juste du frais, juste du vrai…