Dans un voyage, il y a des premières. Une tonne de premières et c’est le but recherché. On ne va pas visiter un pays pour y voir et faire les mêmes choses que chez soit. On est en mode découvertes et il y en a encore eues aujourd’hui, côtoyant le début des dernières!
Nous avons parcouru un peu plus de 200 kilomètres ce matin pour remonter vers Lisbonne sans toutefois s’y rendre. Un arrêt à Setúbal, le temps d’un verre de Moscatel de Setúbal et d’un délicieux repas d’espadon grillé sur une charmante terrasse du secteur piéton de la ville et d’une brève balade nous laissant entrevoir une fort plaisante ville!




Puis on passe rapidement à la boutique de l’Adega da Palmela cueillir un moscatel vieilli. On n’en trouve pas des vieillis dans notre société d’état. Destination finale pour aujourd’hui? La Pousada Castelo Palmela! Au Portugal, les Pousadas sont l’équivalent des Relais et Châteaux en France, un hôtel établi dans un bâtiment à caractère historique. Ce soir, on dort et on dîne au Château.
L’hôtel n’occupe qu’une partie du Château mais c’est tout de même bien impressionnant! Et ça ne coûte pas une fortune, on a payé 114 euros pour notre chambre, petits déjeuners inclus.
















Nous avons eu le temps de faire le tour de ses remparts et de monter au donjon. Ici, c’est le lundi que tout est fermé. Donc, les musées, le bar, l’église et les différentes échoppes qui semblent vouloir former un petit village à l’intérieur, tout ça est FARMÉ. Par contre, on peut grimper tout en haut du donjon et apprécier les paysages. Pas de bol, c’est très nuageux mais on distingue quand même assez loin. Pour plus d’informations sur l’histoire du château (pourquoi essayer de réécrire ce qui l’a déjà été!?), vous pouvez aller lire ici : https://www.visitlisboa.com/fr/des-entroits/chateau-de-palmela
Une pause à la chambre le temps de faire la logistique et le balancement des valises, de laisser passer l’orage et le tonnerre, se doucher et se « faire beaux » (ça fait longtemps qu’on ne s’est pas pomponnés!) et on descend à la salle à manger pour notre dernier souper qui semblait prometteur. Nous avions en tête notre expérience à Montserrat. Le serveur plus âgé nous marmonne une précision sur le menu que nous ne comprenons pas. On demande au plus jeune, souriant, enjoué, mais inexpérimenté et nerveux: le canard remplace le porc. Ah! On a un « couvert » (toujours facturé; genre olives, pâte de thon et autres qui t’accueillent sur la table) que l’on mangera ce soir car d’habitude on n’y touche pas pour ne pas payer. On commande la soupe du jour, un risotto et un canard avec un rosé. Surprise, des petiscos nous sont servis (bouchées apéritives) assez copieuses. Ça commence bien, mais ce plaisir est de courte durée. La chaudière de soupe est liquide et insipide. Le canard style confit est bon, même sans sauce, mais l’accompagnement d’une pâte de pain aux asperges (?) est limite. On ne sait d’ailleurs pas ce que venait faire la tranche d’ananas grillé dans le tas. Le risotto n’est pas cuit, ne contient pas de parmesan et ne goûte rien. Bref, on rit déjà pas mal de nos attentes. Jamais vu un restaurant aussi magnifique autour d’une grande cour intérieure se remplir et se vider de tous ses convives 1h30 plus tard! On se fera à bouffer nous-mêmes au retour. Une chance qu’on s’a!
