Quoi de mieux que de commencer un samedi matin par un réveil à 6 heures du matin? Sortir presque aussitôt pour prendre un petit autocar qui nous emmènera à Guatapé. Après un arrêt pipi, café, empanadas en milieu de chemin, on traverse une région riche en culture agricole, très jolie.
On aperçoit maintenant le piton du rocher qui fait aujourd’hui la réputation de Guatapé. Hormis le piton, ce sont les îles et presqu’îles qui donnent tout ce charme à la place. Mais attention, ce n’est pas naturel. Il y a une cinquantaine d’années un barrage a été construit à des fins d’hydroélectricités et la région a été inondée suite à des négociations avec les habitantes – vraiment, des femmes. Une nouvelle ville a été reconstruite, en moins d’un an! Il fallait aussi préserver l’église. Ainsi, de l’eau immerge seulement la croix!


Le bus nous approche le plus possible de l’entrée et on entame la grimpette des 704 marches. Savez-vous quoi? C’était pas si pire finalement! Premièrement, c’est beaucoup plus large que certaines tours et campaniles déjà montés! Les marches sont larges, il y a de solides rampes et des recoins pour admirer et reprendre son souffle.















D’en haut, c’est majestueux! On a une vue à 360 sur les environs. Mais en plein samedi, malgré l’heure matinale, ça joue du coude pour prendre des photos et un moment pour admirer. S’y rendre en semaine doit être plus agréable!
Le premier à avoir grimper ce rocher est Luis Eduardo Villegas Lopez en 1954 et c’est grâce à lui si on peut y accéder aussi facilement aujourd’hui.
On nous emmène ensuite dans le coloré village de Guatapé pour une rapide visite guidée, un lunch traditionnel et un tour de bateau. C’est pour nous un « trop plein » d’activités organisées! De l’animation et du boum-boum, on en a soupé! On a un petit moment libre pour parcourir la ville et allumer nos traditionnels lampions, encore une fois électriques. 😦















Les maisons de Guatapé ont la particularité d’être colorées et arborent des zócalos. Ce sont des bas reliefs représentant parfois qui habite la maison, le type de commerce, de métier, de protection. C’est très joli. Les boutiques à touristes doivent compter pour une porte sur trois par contre. On a rien vu qui semblait authentique vraiment.










Dodo sur le retour, il y a environ deux heures de route à faire et il fait noir à notre arrivée.

Un verre de vin à la main, on va décompresser à la terrasse en jouant quelques parties de dés, puis on se commande une pizza et une salade qu’on mange tranquilles dehors. La soirée est douce, le vin est bon, le Poblado est un bon quartier pour résider.