À l’heure à laquelle on se couche, on se réveille à l’heure des poules!
Ce matin dépendant, pas de presse, un peu de paresse avant le petit-déjeuner inclus à l’hôtel. Plutôt « bof » mais ça bouche un coin! On se trouve ensuite un bon cappuccino et une agence qui nous amènera voir une réserve de flamants roses, à Camarones. Le Santuario de fauna y flora Los Flamencos accueille chaque année des centaines de flamants pendant la saison des pluies. C’est ben d’adon car on est au tout début.
Richard nous amène au village de Camarones, où de gentils Wayuu nous attendent. Notre « guia » est prêt et nous offre d’apporter quelques bières sur de la glace dans notre embarcation de fortune patchée de divers matériaux. On nous dit qu’on part pour 1h30 – 2 heures. On embarque là-dedans avec nos p’tites frettes, crémées d’écran solaire – on écoute nos mères! -, de l’eau en masse et nos cellulaires pour les photos!

Au bout de quelques minutes, il débarque du bateau et installe une voile de fortune qui nous fait avancer un peu plus vite. Dans l’eau des dizaines de duos de pêchers de petites crevettes. Ils le promènent dans l’eau, parfois jusqu’au cou, tendant un filet. Une fois le filet plein, ils mettent ça dans une grosse cuve de plastique. C’est fou le travail et la peine qu’il y a dans ces p’tites bêtes.







Notre guia nous indique une volée de flamants au loin, on s’excite déjà! On plisse les yeux pour les deviner et on se croise les doigts pour qu’il en reste à notre arrivée. Ça fait plus d’une heure que Guia rame avec sa perche, sans grand vent quand on arrive, on les voit, ces centaines d’oiseaux roses au bec crocheté, avançant dans la lagunes, au même rythme ou se tenant, fiers et élégants, sur une patte. On se promène doucement, entre eux, forçant un peu une envolée en les approchant un tantinet trop, la scène est magique, la vie est rose s’envole devant nous pour se déposer quelques mètres plus loin. On est comblées!








En plus, on a vu plein de « fragata », des gros pélicans perchés tout en haut des arbres, probablement leurs miradors.
Sur le retour, les cervezas nous compriment la vessie et on n’a qu’une envie, et elle grossit et le retour à contre-vent s’avère vraiment très long. On aura finalement été sur l’eau un peu plus de trois heures. On se garroche sur les baños à notre arrivée! Plus long pipi ever!!! 🍺 + 🍺 + 🛶 + 🦩+ 🕒 = 🆘 ⚠️🚽
Les jeunes enfants qui nous on offert de nous faire des bracelets avec nos noms reviennent nous voir, avec leurs créations pour être payés. Ils sont rendus une dizaine autour de nous, essayant de nous vendre autre chose. Il reste quelques gommes qu’on leur donne, on est leurs meilleures amies maintenant. Mais pour le sourire sur la photo, il faudrait sortir 2000 pesos supplémentaires! C’est rien pour nous, environ 70 sous mais tant pis pour les dents, on gardera leur magnifiques petites bouilles heureuses dans nos souvenirs.




Notre repas de crevettes arrive, et sitôt après avoir déposé nos ustensiles, ils reviennent pour avoir nos patacones (galettes de plantain frites), et nos restants de repas. On s’assure que c’est correct et deux petites filles se sauvent avec nos plats, on a beau leur demander de partager, ça leur semble difficile. Même mon restant de jus y passe.

Notre Richard revient nous chercher et nous ramène au Bona Vida Hostel de Riohacha. Baignade, douche, emplettes, pluie, souper, pluie, retour sous la pluie. On s’endort aussi au son de la pluie, ben contentes de notre « date » avec les flamencos.
Ce matin, c’est le 2 novembre et c’est l’anniversaire de ma super partner, Nathalie! Ce soit, on se met sur notre 36 et on manger dans un bon restaurant! J’espère trouver des petites bulles froides pour l’occasion!! Richard revient nous chercher pour nous emmener à Santa Marta où l’on passe trois nuits.
Pollution, sécurité, bienveillance
Quelques petits constats supplémentaires pour parler de la pollution, qui est un peu causée par le tourisme. Ces trois points sont étroitement liés.
Les colombiens sont généralement très heureux de nous accueillir dans leur pays. Nous sommes maintenant une source de revenus pour maintes familles. Par contre, ils n’ont pas encore toutes les infrastructures pour gérer ce que nous causons. L’eau n’étant pas potables la majorité du temps pour nous, on consomme beaucoup de bouteilles de plastiques, on va dans des endroits difficilement accessible, en auto. Nous, on ramasse nos déchets et les mets dans les poubelles lorsqu’on les croise. Mais eux, ils remettent ça dans un coin de la nature. Certaines plages se retrouvent ainsi jonchées de détritus, de plastiques particulièment. Les arbres sont tristement décorés de sacs qui tentent de mourir au bout des branches. La communauté Wayuu est particulièrement touchée. Les enfants ne sont pas scolarisés, ils n’ont pas tous l’électricité ni même eau courante dans certains cas alors pour la cueillette et le traitement des déchets, on repassera! On cause ainsi des dommages à la nature… La Colombie devra travailler fort pour conserver la richesse et la beauté de sa nature, créer des services sociaux pour réduire la consommation et scolariser tous les enfants. J’espère y revenir un jour et trouver un pays qui aura conservé son charme et sera plus propre. Les colombiens nous remercient de visiter leur pays, ils en sont fiers et la majorité travaille pour nous protéger et nous faire vivre de bons et précieux moments.