Santa Cruz de Mompox

Mompox…

Arrivées en après-midi après un trajet de plus de 5 heures depuis Santa Marta, nous avons débuté par les alentours, casser la croûte et un petit repos.

J’avais beaucoup d’attentes pour Mompox pour différentes raisons. On lit partout à quel point c’est une perle qui a su conserver son architecture coloniale, c’est vrai. Si de nombreux édifices ont été bien conservés et entretenus, ils ont souvent pour voisins le délabrement et ça gâche parfois la balade.

Avant souper, des éclairs hallucinants! Pas de flash ici…

Parlant de balade, nous avons fait notre premier tour de tuk-tuk en soirée. Une visite presque guidée et commentée pour voir les plus beaux hôtels, les 6 églises, l’hôpital, le collège et j’en passe! Un peu plus et il nous amenait chez lui nous présenter sa mère. Je blague mais on sentait qu’il était fier de sa ville, ce Juan-quelque-chose. Devant le cimetière qui était fermé à cette heure, il nous a montré les petits chats.

Ce fameux cimetière, j’avais lu qu’on ne pouvait passer à côté. À cause de sa blancheur mais aussi pour ses nombreux chats. Comme Nath et moi aimons les chats à la folie, on avait hâte et on voulait acheter de la bouffe pour eux. Malheureusement, on a dû passer à côté de cette option. Notre visite suivait un énorme orage qui était tombé tôt en matinée. Il était donc pas mal inondé et vaseux. Il n’avait pas non plus la blancheur attendue, on se fait des images vous savez. Et les chats, ils faisaient pitié, très pitié. On a vu de vilaines choses. Toutes chamboulées, on est ressorties de là au PC.

Nous sommes retourné vers la belle Santa Barbara car Juan-quelque-chose nous avait dit de revenir monter le clocher octogonal qui fait la réputation de l’église. À lui seul, le mécanisme qui orchestre les cloches valait le détour. En prime, on avait la « clim » d’en haut et un joli panorama.

Il n’était pas midi que nous avions chaud, très chaud, et soif! Notre guide à Minca nous avait prévenu; la chaleur est pénible ici. À l’entrée d’un joli édifice, un hôtel à 800$ pour deux nuits, un charriot avec de la bière en fût! De la « cerveza artesanal »!! Dos por favor!!! On se réfugie dans la grande salle superbement aménagée, un brin hétéroclite mais un heureux mariage! Et la bière! Madre de Dios! Servie dans des bock qui sortaient du congélateur, la meilleure depuis le début. Ça nous prenait ce réconfort après les émotions du matin.

Mompox se situe le long du Rio Magdalena et nous souhaitions partir faire une excursion dans un ti-bateau qui fait pas trop de bruit pour aller observer les caimans, les basilics, oiseaux, singes et le reste de la ménagerie. Malheureusement, ça n’a pas eu lieu. Nous n’étions que deux pauvres touristes en ce lundi de la Toussaint. L’autre option était de monter à bord d’un méchant gros bateau clinquant qui joue de la mauvaise musique à tue-tête, on a laissé faire.

On a donc poursuivi avec du shopping, la ville étant aussi réputée pour sa joaillerie, le filigrane. De la dentelle, la plupart du temps en argent.

C’est un rapide tour d’horizon de Mompox. Si j’y ai vécu des déceptions, je l’ai quand même trouvé des plus charmantes. On s’y sent en sécurité, les gents sont toujours aussi gentils. Si elle est difficile d’accès, pas vraiment d’autres villes à visiter à 5 heures de routes à la ronde, elle vaut le détour, ne serait-ce que pour avoir un peu de calme après des villes plus folles. Je reviendrais à Mompox, probablement pendant son festival de jazz, avec mon mélomane pref! ♥️🎷🥁

J’oubliais… il aurait fallu que je vous parle du lien entre Mompox et Bolivar et Garcia Marquez. Mais pas ce soir! Si vous y tenez, Google est là pour vous! Bonne nuit! xx

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