Ça commence avec un taxi qui nous dépose au mauvais endroit. On navigue donc dans la foule en cherchant la bonne porte. Nous sommes en avance, tel que demandé. On attend, semi cachées du soleil et sans air. On nous appelle finalement et on nous fait monter à bord d’un petit « speed boat », on doit payer pour nos bagages et insister pour les avoir sur le même bateau. Après 30 minutes d’attente, sous le soleil puissant pour certains, une bande d’excitées arrivent et s’entassent dans ce qu’il reste de place. Finalement, on prend le large. La traversée est divertissante!
On commence à déposer des gens sur l’Île. Après 5 ou 6 arrêts, il ne reste plus que nous. On nous dépose sur un bout de quai avec notre barda, aucune indication de notre hôtel. Seulement que cette pancarte du Hamaquero…
On grimpe sur terre, c’est un lieu désaffecté dirait-on… On croise une dame qui nous indique le chemin. On continue, on voit rien. Un autre type nous dit d’aller « par-là »… Je dépose un sac et je pars seule pour découvrir un chemin longeant des mangroves, j’entends des bruits d’animaux que je ne vois pas puis finalement, une indication. Je rebrousse chemin et le refais avec Nath. Rendues au panneau d’indication, on croise deux filles qui arrivent du Secreto Hôtel, et qui nous dirige un peu mieux… On finit par aboutir au « complexe », nos vêtements et notre peau trempées de sueur, rouge comme des fraises bien mûres, un ti-peu beaucoup « à boutte ». Le bateau aurait dû nous laisser au quai de l’hôtel mais on ne sait pas pourquoi, les gars devaient être mêlés et ne pas trop savoir où c’est le « Secreto »… Il est trop tôt pour prendre notre chambre mais on nous accueille convenablement. On récupère nos bikinis dans nos sacs puis on va prendre notre cocktail de bienvenue.

On se rince rapidement dans la piscine pas très propre et pas rafraîchissante du tout. Et on s’encourage en se disant qu’on allait bientôt trouver une chambre bien climatisée!
14 heures, on va s’enregistrer et on en profite pour aller voir la « plage » qui se révèle être une baie bouetteuse, une mare aux canards dixit Nath! On nous escorte jusqu’à notre « suite ». Ils en ont de la suite dans les idées pour nommer ça ainsi! Au 2e pallier d’une grande maison, une grande pièce percée de partout avec un vieil air climatisé tout déglingué. Un seul lit de fait, recouvert de moustiquaires, des toilettes pas lavées et des cheveux au fond de la douche. Les deux autres petits lits sont recouverts d’un tissus dont la propreté n’étoufferait personne et l’air ne se rend pas sur le grand lit.
On commence à faire des recherches pour repartir d’ici dès le lendemain même si on a réservé pour deux nuits et que notre transport de retour est payé avec la compagnie de broche à foin qui nous a amenées ici. On trouve un Airbnb près de l’hôtel où nous avons déjà réservé pour la nuit de samedi.
Nath réussit à s’endormir, probablement dû à un bon coup de chaleur. Ensuite, on arrange notre retour pour le lendemain matin, 7 heures, en dépliant quelques pesos de plus.
En soirée, on part faire l’excursion pour les phytoplanctons bioluminescents! Et là, pour ce moment, on oublie toutes nos mauvaises aventures du jour.
Déjà pour se rendre au bateau, ça craint! Il fait noir et on ne voit pas trop où l’on pose les pieds. On embarque dans un beau bateau avec un seul autre couple, notre guide et le « capitaine ». La nuit est splendide, étoilée à souhait! Après une quinzaine de minutes, on ralentit et on entre dans une baie, entourée de mangroves, évidement. On nous remet un masque et on nous fait sauter du bateau dans le noir. Go! Plouf! Et là chers lecteurs, on capote! C’est tellement hot! On brille dans l’eau! Chacun de nos mouvements les fait briller! Je m’amuse comme une gamine, expressive comme jamais! Dans cette eau noire, il y a plus d’étoiles que dans le ciel, c’est féérique! Plus tu bouges, plus ça s’allume alors imaginez comme je bats des jambes et que je torpille dans l’eau!!
Toute bonne chose a une fin, on retourne à l’hôtel, on se rince comme on peut dans la piscine et on commande notre bouffe qui arrive en dernier, pour clore cette journée comme elle a commencée.
Évidement, très peu de sommeil dans ces conditions. On est donc heureuses de prendre le large tôt le matin. La traversée s’avère intéressante car à l’approche de Baru où une voiture nous attend, on circule de jour, en bateau, dans des canaux bordés de mangroves. Si on ne voit pas de bestioles particulières, c’est tout de même joli, sauf sur certains terrains où flottent des déchets en grande quantité…







Nous avions en tête que ces deux journées sur l’Isla Grande seraient nos vacances dans notre voyage. Les photos suggéraient un site enchanteur et une plage digne d’une carte postale. On croyait lézarder sur une belle plage, se reposer au frais, prendre un drink, jouer aux dés, lire et recommencer. On va donc retenir l’excursion qui nous a émerveillées, essayer de nous faire rembourser la 2 nuit et alerter de potentiels clients dans les sites de location du Secreto.
Si vous voulez voir ce à quoi nous nous attendions : https://secreto.com.co/
Nous avons pu prendre possession de notre Airbnb dès notre arrivée, à 8 h 30. Merci chère loueuse!
Peu de temps après, on est reparties vadrouiller dans la jolie Carthagène et on s’est improvisé des vacances pendant l’après-midi dans un spa où on s’est fait taponner pendant presque 3 heures : soin du visage, massage, exfoliation du corps au café! Je me suis même fait laver et mettre un traitement dans les cheveux chez le coiffeur du coin!
Ce soit, grosses festivités en ville car demain, 11 novembre, c’est jour d’Indépendance. C’est pas trop le temps pour nous de niaiser dans le coin alors on met le cap sur notre appartement un peu excentré et on trouve un bon italien pour souper.
11 novembre, on va aller prendre le pouls en ville et déménager une nouvelle fois de chambre, mais dans l’hôtel voisin. Dernière journée à Cartagène qu’on a beaucoup aimée!