Intermède – Côte-est américaine

On quitte notre Beauce sous le soleil de fin d’avant-midi pour le Maine, direction Ellsworth. C’est une ville du comté de Hancock à 18 miles de Bar Harbor, notre première vraie destination.

Après l’enregistrement au chic Eagle’s Lodge de Ellsworth (c’est considérablement moins cher!), nous nous dirigerons vers Bar Harbor voir le coucher de soleil, marcher un peu et manger au Route 66. On a énormément de difficulté avec nos cartes e-SIM de Airalo (compliqué, plus ou moins de réseau et j’en passe), on roule en suivant les indications, mais surtout le TRAFFIC pour aller jusqu’au pont. Une vraie de vraie farce (même si ce n’est pas le Thanks giving ici!). Ce qui devait prendre une vingtaine de minutes s’est transformé en balade (arrêtée) d’une heure et demie!!! Accident et feu, visiblement et à l’odorat, sur la seule et étroite route d’accès. Ça y est! On arrive en pleine noirceur au cœur de Bar Harbor. Ce doit être beau de jour, c’est pourquoi nous reviendrons demain.


On est lundi soir et on ressent malgré tout que c’est très touristique. Des rues de boutiques, affichant les mêmes souvenirs et t-shirts, qui me rappellent vaguement le Vieux-Québec. On fait le tour en cette fraîche soirée d’automne qui me permet de porter mon plus beau pull. On se devait d’aller au Route 66 car une amie de Mélanie en avait parlé plus d’une fois sur son mur FB – Allô Johanne!
Un lobster bouilli avec des frites, correct sans plus, accompagné d’un pinot gris pas mauvais. Un peu « chicot » ces pauvres petites bêtes! Heureusement, nous nous aimons. Retour à l’hôtel pour un repos mérité. Demain, au grand jour, on s’attaque à l’Acadia National Park.

Allô la Colombie!

À 47 ans, j’ai eu le privilège de voir plusieurs pays européens, de faire de magnifiques escapades dans mon pays, le Québec, quelques virées au Canada, aux États-Unis et quelques « tout inclus » dans les Caraïbes. L’Amérique du Sud n’avait pas encore fait partie de mes plans et je ne croyais à priori pas repartir cet automne. Mais la soif inextinguible de voyager, pendant que j’ai le temps de le faire, s’est pointée le bout du nez vers la fin de l’été. Ma « complice » de l’automne dernier, Nathalie, m’a en effet relancée en me faisant miroiter la route des vins de la Loire.

Si c’était tentant, le budget n’était pas au rendez-vous! On s’est mises à surveiller les vols pas chers, les pays où c’était « bon marché » de voyager, manger, se loger et se déplacer. C’est ainsi que la Colombie s’est imposée. Bien sûr, on a validé le niveau de dangerosité! Mais on a aussi fait plusieurs lectures, consulté plusieurs personnes qui ont visité et adopté ce peuple et ce pays, son Histoire et ses cultures – et son vin car il semblerait qu’ils en produisent de savoureux! Nous suivrons les recommandations à la lettre et ne sortirons pas trop des sentiers battus.

Si vous nous avez suivies, Nathalie et moi, en France à l’automne 2022, vous devez vous rappeler à quel point on a eu froid. Lors de ce voyage-ci, ce devrait plutôt être l’inverse!

Nous partirons donc, sac au dos, le 22 octobre prochain pour la Colombie, où nous nous découvrirons 3 régions : Medellín et la zona cafetera (région des cafés), la côte caribéenne et nous terminerons avec la capitale, Bogotá. Jamais un itinéraire n’a été aussi laborieux à établir! En Colombie, les distances se calculent en effet en temps et non en kilomètres. Ainsi, il faut parfois mettre 5-6 heures voire davantage pour franchir 200 km… On a donc fait des compromis, des changements, des lectures, des calculs et on croit avoir trouvé un itinéraire vraiment charmant et efficace qui nous permettra de faire une première belle virée dans ce grand pays.

En attendant les photos de Nathalie, quelques clichés empruntés…

Deux journées en Algarve ou « pas assez, c’est comme trop »!

Si nous espérions une bonne nuit de sommeil, ce fût en vain! Des kids ont ri et hurlé leurs vies jusqu’aux petites heures!

Nous avons néanmoins fait une belle journée en faisant une randonnée le long des plages aux falaises rouillées près de Vilamoura. Un stationnement, certes payant mais pas tant, nous y donne l’accès. Parsemées de montées et descentes, on a pu observer les plages, la mer, les falaises et les nombreux restaurants-bars accueillant les randonneurs et baigneurs. De la fichue de belle nature!!!

Uma jamela para i unfinito e alem – une fenêtre sur l’infini et au-delà

Ensuite, on entre dans Faro! C’est la capitale de l’Algarve, qui semble toutefois avoir gardé un peu d’amour-propre. On peut se garer près du centre sans trop de chichis même si on est samedi. On parcoure ensuite un quartier piétonnier avant d’entrer entre ses murs. Sur l’Arco da Vila, des cigognes s’en donnent à cœur-joie, à becs-joie, c’est tout un spectacle qu’elles nous offrent. De vieilles églises, des musées, c’est une belle ambiance! On se retrouve à chercher un endroit où se ravitailler et les terrasses sont soit bondées, soit désertées. La terrasse de l’école de cuisine et d’hôtellerie nous interpelle. C’est généralement bien d’investir dans l’avenir! Espérons que ce le sera pour eux! Le temps qu’ils ont mis avant qu’on nous apporte nos plats!!!! Un siège! Sur la terrasse voisine, ça arrivait, commandait, bouffait et partait! De notre côté, il a fallu sortir les dés pour que le temps passe entre chaque étape!

Retour au zoo, notre coin touristique est bien tranquille… Il ne fait pas chaud, c’est venteux et pas particulièrement ensoleillé: on comprend que l’attrait est moindre pour les vacanciers. Au souper, à l’aide du petit four en brique sur notre terrasse et d’un restant de poche de charcoal, on se fait cuire des steaks très bons. C’est vraiment mort en bas. Pas âme qui vive et on se demande si on ne va pas se coucher tranquilles. Il est 10h, j’offre à Mélanie de monter la rue des bars (à ce qu’on nous a dit) pour prendre un digestif. Une montée ardue après une bouteille de vin et un bon repas, mais de l’autre côté du rond-point nous attend un monde carnavalesque et tonitruant! C’est indescriptible! Un défilé de bars sportifs, des karaokés, des spectacles hommage, des restos sur le pouce, des boutiques à cossins illuminées tous ouverts sur la rue la musique de l’un plus forte que celle de l’autre. Des gens partout, de l’alcool à profusion, des cris, du dancing people; on vient de changer d’univers ! Un prend un cocktail au bout de la rue car il n’y a plus rien après. C’est bien, mais cher. On redescend et on arrête dans un bar où il y a un band pas trop pire jouant des succès rock de notre jeunesse. Les entractes contrastent pas mal avec le chikaboum et l’animation par les entertainers du bar. Tout y passe: jongleries de bouteilles, danse sur le comptoir, train humain, etc. On s’enferme là jusqu’à minuit. Misère…

Matinée grasse, direction Sagres! Une heure de route environ nous sépare de superbes points de vue sur l’océan et le fort qui y a été bâti est imposant.

Nous y passons un long moment, juste à marcher, regarder les pêcheurs lancer leurs lignes depuis les parois rocheuses. Il y a de pires dimanches que de pêcher depuis ce site époustouflant!

Dans l’une des baies, des dizaines de surfeurs jouent sur les vagues. Un autre endroit où la nature impressionne. C’est une immense réserve naturelle pour les oiseaux et pour la flore. C’est fou tout ce qui peut pousser au travers des roches, dans le sable! J’ai été fascinée encore aujourd’hui, par sa splendeur.

Pendant ce temps, nos amis Karine et JB traînent à la maison de St-Jo et nous envoient des photos des pissenlits qui ornent le potager…

La balade nous ayant creusé l’appétit, on met le GPS sur Lagos, que l’on parcoure rapidement mais qui nous donne envie de revenir. On mange des petiscos, on marche dans les jolies ruelles, on visite quelques boutiques et on retourne au bord de la mer, dans notre appartement où l’on se fait griller des poitrines de poulet qui marinaient depuis la veille. C’est le dernier souper qu’on se cuisine. Hugues nous grillent ça sur le charcoal, avec des tomates et champignons portobello. C’est fou tout ce qu’on réussit à faire avec les quelques ingrédients qu’on s’est procurés depuis deux semaines. Depuis longtemps, j’apporte toujours 4 essentiels dans ma valise : une glacière molle, une poivrière, mon couteau Opinel et un limonadier. Sur place, on garde les premières bouteilles d’eau qu’on utilise par la suite comme Icepack pour les pique-nique et trimballer la bouffe entre les destinations. On choisit souvent nos logements en s’assurant qu’on peut y cuisiner. Notre première épicerie? Du beurre, de la mayo, de la moutarde forte, de l’huile. Cette fois-ci, on a trouvé un espèce de pesto de piments forts et un sel aux herbes dans un petit moulin. Avec ça, on a fait des miracles! Nos meilleurs soupers n’ont pas été dans les restaurants, on est des kings!

Arrêt aux puits

Vendredi, 19 mai – départ sans trop de hâte de notre bucolique logis dans les terres alentejanes pour l’Algarve!

Si la mer nous appelle, nous avons quelques arrêts à faire en cours de route. Les allers-retours dans les chemins de terre ont royalement salopé notre Renaud! En début d’après-midi, on fait un arrêt aux puits. Nous commençons par la comparaison McDo… décevant, comme en Espagne! Ici, pas de sauce McPoulet style mayo. C’est plutôt une sauce à patates, insipide! Et pas de cornichons dans les burgers, c’est le désastre. Mais, à notre plus grand bonheur, le grand M jaune est situé drette à côté d’une station de lavage de voiture. Pour 2 euros, on réussit à éliminer une bonne part de la terre rouge qui maculait la voiture, l’asperger de savon, la rincer encore et pulvériser une cire. La bonne affaire!!!

Les paysages changent, les chênes liège font place aux amandiers et oliveraies. Les vignes sont moins présentes, la circulation de plus en plus dense… On atteint le secteur d’Albufeira. Les enseignes de boutiques pour touristes se multiplient et ces derniers se baladent en bedaine. Les nombreux bars font jouer du « chiqueboum », on est rendus… Les stationnements intérieurs nous attendent, autant celui pour la Renault que le nôtre. Les deux auraient pu être pires!

On s’installe rapidement (pour trois nuitées quand même) et on part faire les courses dans ce qu’ils ont appelé un surpermarché… TU PARLES OUAIS! On trouve de quoi compléter le garde-manger qu’on trimballe depuis plus de deux semaines et on part à la recherche de calme en empruntant un déambulatoire qui longe la côte et les plages. Le bruit s’éloigne un peu mais l’impression demeure. C’est un choc après la campagne et les amimaux!

On trouve un peu de douceur avec le Gypse de Sylvie Spielmann, un alsacien que Michèle et Jean-François veillaient depuis décembre.

Vers 20 h 30, la plage est déserte mais un éclairage digne d’un immense terrain de baseball nous illumine… on préférait la blancheur du marbre!!!

Du centre de la côté sud de l’Algarve (Albufeira) nous allons explorer l’est et l’ouest.

Mais avant tout, une bonne nuit de sommeil…..

Estremoz

Dernière journée dans ces magnifiques contrées de l’Alentejo. On pourrait sans doute explorer, à un autre rythme, ces blancs villages marqués par la riche histoire portugaise et leurs constructions de marbres, propres à la région. Ce sera pour une autre fois, peut-être! Aujourd’hui, on choisit le village d’Estremoz, à quelques kilomètres de notre « résidence d’adoption ». Reconnue pour son marbre blanc, on croise plusieurs carrières jonchées de ce qu’on comprend être des résidus. Ici, tout est de marbre. Sauf nous bien entendu! Les trottoirs, les statues, les stationnements, les poteaux. Tout! La ville lumineuse par sa blancheur, est sur deux niveaux, la basse et la haute. On part du centre, le Rossio, on croise une manifestation de jeunes. C’est le jeudi de l’Acsension, peut-être en était-ce la cause? Sais pas! Difficile de comprendre même si un adulte revendique on ne sait quoi, VRAIMENT fort, dans son mégaphone! En haute-ville se trouve la tour du château. On peut la grimper, à nos risques et périls car il vente sur un méchant temps, en demandant au commis de la pousada qui occupe désormais le château de nous ouvrir la porte. Montée quasiment épeurante, non pas à cause des escaliers en colimaçon, mais du vent qui croise les fenêtres. L’escalade en vaut le coût. Du haut de ce donjon, une vue à 360 degrés, des murets crénelés. On peut apprécier la ville, mais aussi toute la région.

On entre au hasard dans un musée qui célèbre un anniversaire, on y trouve de très belles œuvres.

À la descente on entre dans un musée où, heureux hasard, a lieu le lancement d’une nouvelle exposition sur les « bonecos ». Ce sont des figurines, typiques de la ville. Elles sont toutes plus colorées les unes que les autres et existent depuis le 18e siècle de ce qu’on comprend. Cet art est toujours d’actualité comme en en font foi les artistes présents pour l’inauguration. On croise d’ailleurs une boutique-atelier où un artisan est occupé à créer ce qui deviendra semble-t-il une femme portant une jupe.

Bonecos certifié!

Suite à cette visite, un rafraîchissement est de mise et on mise sur notre lac, au Herdade do Burazzeiro!

Cet endroit était vraiment féérique. Le genre de place que tu rêves de louer mais que tu n’oses pas imaginer, de crainte que ça ne coûte trop cher ou que ce soit trop loin. Bien c’était parfait. La route de terre, entre chênes lièges et poussièresss, nous a certes fait peur au premier abord, mais c’est sans hésiter que nous y retournerions.

C’est aussi là que nous avons rencontré Rui! Un portugais-canadien! Rui a vécu à Montréal pendant une quinzaine d’années et s’occupe depuis longtemps de la propriété et des constructions en cour. Un monsieur vraiment sympathique, ayant conservé un français bien québécois. Rui, tu es le bienvenu chez nous, quand tu veux!

Évora

Mercredi, 17 mai, on prend la route pour Évora, une incontournable selon les trop nombreux guides achetés qui nous embêtent parfois plus qu’ils ne nous guident.

C’est tout de même une belle visite, incontournable il va s’en dire.

De belles places, comme ci-haut, la Praça do Giraldo.

On y a visité les vieux quartiers, jonchés de placettes et boutiques d’artisans locaux. Visites plus ludiques et/ou pertinentes : la Capela dos ossos, une librairie avec quelques livres en différentes langues, de beaux points de vue, et un lunch de pestitos sur une place plus à l’écart, un fromage fondu, le meilleur des saucissons de cochon noir et enfin!!! Enfin des calamars frits! Belle virée! De quelques jours, nous ratons le festival des vins d’Évora qui se tient ce weekend. Mais bon, on a fait quelques provisions!

Retour dans nos terres bordées de chênes liège et de poussières rouges. On se rafraîchit à la piscine, on fait le dolce vite le temps d’une soirée, on écrit ici et on prévoit la journée de demain.

Aveiro-Viseu-Guarda-Estremoz

Une autre journée de déplacements et d’arrêts champêtres! On quitte Aveiro le cœur amoureux pour casser la croûte à Viseu en chemin vers Guarda où l’on dormira. Charmante petite place en contrebas des églises que l’on devine derrière le mur de pierre avec du stationnement gratuit en prime, on cassera la croûte dans un bistro simple avec une terrasse en pente qui offre une vue magnifique. Trop simple peut-être car le garçon qui nous sert semble manquer d’expérience et d’intérêt à le faire convenablement. On est dimanche, tout semble mort (y’a-t-il une fête?), les visites retardées jusqu’à 14h, Mélanie regarde son énorme sandwich et les « gizzards » soit-disant fried chicken, mais ce sont plutôt des gésiers dans un jus étrange servis chaud qui atterrissent sur la table. Et pas qu’un peu! Mon hamburger au boeuf se fait attendre et il sera finalement végétarien! Bref, on a au moins la force de monter vers les maisons de Dieu et visiter tout ça rapidement avant de repartir pour Guarda!

L’arrivée à Guarda est rocambolesque car ici, les rues portent souvent deux noms. On finit par trouver et entrer en contact avec l’hôte. L’appartement est spacieux, on pourrait y dormir 6 aisément. On fait un tour « en ville » pour jeter un coup d’œil à la cathédrale et aux différents points d’intérêt. C’est l’heure de la messe et les visites « touristiques » sont interdites. On ose quand même un œil et une oreille, les chants commencent et on s’éclipse. Une boutique reste ouverte, on y trouve les classiques de la région, jusqu’aux bottes et fameuses « capote alentejano », des capes en laine au col de fourrure sur peau de renard ou de chèvre. On s’arrête dans un petit café pour l’apéro et on nous sert un vin blanc température pièce, mauvais! On se rabat sur la bière locale, une Sagres bien fraîche qu’on accompagne d’une partie de dés. Puis on va se faire un grand classique, des pâtes aux « touskis », succulentes, accompagnées d’un rouge rapporté de notre visite à Tomar portant l’insigne des templiers!

Une bonne nuit de sommeil et on remet notre visite, on grimpe la tour, on visite la Sé et hop, on remballe tout dans notre Renault Captur, direction l’Alentejo, région réputée pour sa bonne cuisine, ses bons vins, ses fromages, sa lenteur, ses charcuteries, pour ne nommer que cela.

En chemin, on s’arrête pour casser la croûte et grimper une tour à Castelo Branco, joli village médiéval.

Nous avons loué un logement rural, près d’Estremoz, province d’Evora. À partir de la route, il faut mettre une dizaine de minutes pour parvenir à notre maison, une ancienne ferme transformée. On traverse une plantation de chênes lièges sur des chemins de terres rougeâtres. C’est magique. La nature est somptueuse, les paysages à couper le souffle. Autour de la maison, on trouve des : alpagas, moutons, poneys, ânes, vaches cornues, poules, cochons noirs, canes, tortue, chats et chiens sans parler des innombrables hirondelles et des coucous qui agrémentent nos moments à l’extérieur. Notre souhait le plus cher est de nous retrouver ici avec nos enfants, Arnaud, Ludovic et Maëlle. L’entrée se fait de manière autonome avec des codes mais l’accueil demeure chaleureux avec les divers produits régionaux laissés par notre hôtesse : vin blanc d’un vignoble voisin, pommes, miel, confiture, pain et oeufs frais, fromages régionaux et sans doute pas pasteurisés! C’est à partir d’ici que nous rayonnerons pour les 3 prochains jours.

Vila Viçosa et Borba

Nous quittons une fois de plus notre ranch pour aller visiter les petites villes et une coopérative agricole qui regroupe des viticulteurs. On aime boire local et bien que les propriétaires du Airbnb possèdent des vignes, ils vendent leur raisins au lieu de les transformer eux-mêmes.

Parmi toutes les villes du « marbre » (nous sommes à une lieue de toutes les carrières du pays je crois bien), Vila Viçosa vaut le détour pour sa Praça da Républica, son Palais ducal et son château. J’ajouterais le restaurant Os Cucos où l’on a dîné superbement avec du requin (Caçao de Cebolada) et du thon grillé accompagnés de savoureux légumes. Il faut mentionner qu’au Portugal, les visites doivent être planifiées minutieusement car certains attraits des villages ne sont pas ouverts certains jours de la semaine ou certaines heures du jour… Par conséquent, le Palais et le Château n’ouvraient pas avant 14 heures. Nous nous sommes rabattus sur l’église dans l’enceinte fortifiée qui s’est révélée très riche en histoires et, chose rare, présentaient des panneaux d’interprétation en français! Un cimetière derrière l’église avec des bâtiments étonnants dont des WCs, est remplis de mausolées en marbre, bien évidemment.

Pour une fois que je suis petite!

La grande place, dégagée, est ornées d’orangers qui sont recouverts de petits manteaux colorés de laine crochetée ou tricotée. La quantité d’hirondelles, présentes partout au Portugal, était fascinante. Ce ne sont plus que quelques nids ça et là que l’on retrouvent mais bien des condominiums!

Condominiums pour hirondelles!


À Borba, comme la journée est avancée, on s’arrête seulement à la boutique de la coopérative et on ramasse quelques bouteilles à boire et à faire vieillir sur les conseils de la jeune et dynamique employée. C’est pas la mer à Borba! Tou Toum tsi!

Coimbra > Aveiro

Après un petit déjeuner aux frais de notre hôtesse Rita – des viennoiseries nous sont livrées chaque matin – nous prenons la route direction Coimbra pour la visite de l’Université, entre autre. La Porta Férrea, la chapelle, la bibliothèque et le palais sont à ne pas manquer!

Des finissants devant leur Université

Impression générale: ce n’est pas Poudlard, mais on se voit bien étudier en ces murs! Une immense cour unit au moins 5 départements d’études: droit, littérature, médecine, psychologie et autres. On sent qu’il y a de l’histoire entre ces différents pavillons et cette horloge en haut de la tour qui rythmait la vie des étudiants jour et nuit (couvre-feu)!

Deux touristes cachant l’Université de Coimbra

C’est magnifique partout où l’on regarde! Le balcon du bâtiment de droit offre une vue grandiose sur le Mondego et l’immensité des lieux appelle à la rêverie propre aux étudiants…

Buffet d’orgue de la Chapelle – 18e siècle – 2000 tuyaux! Beaucoup trop imposant pour l’Église qui le contient, il était destiné à plus grand établissement! Des concerts sont encore donnés ici!

Pavé devant l’Université. Photo réussie sans touriste! 6/49 bitch!
Joli n’est-ce pas?

Une ville résolument étudiante avec une population jeune (qui contraste avec d’autres villes que nous visiterons en campagne).

Clin d’œil à l’ancien prof de mathématiques!

On termine notre visite de cette cité par un succulent lunch au marché et on met le cap sur Aveiro – la Venise portugaise. Nous n’y sommes que pour une nuit, c’est amplement pour visiter cette charmante petite ville.

Aveiro ville de séduction avec ses gondoles immenses à moteur hors-bord conçues pour une foule de touristes, ses illuminations le soir et rues fermées à la circulation, son lot de boutiques toutes plus charmantes les une que les autres. Et une ribambelles de céramiques différentes sur les maisons.

J’ai trouvé un « record » d’un band portugais Mao Morta, une première boutique de vins avec une conseillère qui connaissait ce dont elle parlait et un Airbnb impersonnel, mais impressionnant par la location géographique et le design (avec parking souterrain faut-il le mentionner car il n’y avait pas de place dans la rue)…

De superbes animations le soir par tout en ville et l’on finit cette veillée avec un brandy portugais particulier en compagnie d’un couple suisse-allemand qui parle anglais et fort sympathique.

Chaque ville du Portugal possède ses propres motifs de trottoir et comme Aveiro est dédiée à la mer, on y retourne toutes sortes de motifs marins, des sculptures et des murales représentant le travail séculaire des habitants de la ville.

On y mangé local dans un restaurant recommandé où aucun serveur ne parle une langue sur laquelle on peut s’entendre et on y a donc commandé des « choses » sur le menu dont des anguilles frites et du poulpe!


Image emblématique du Portugal avec les hirondelles en surnombre partout, les fameuses sardines servies fraîches, en canne et surtout, représentée partout en céramiques ou toutou!

À bientôt pour de nouvelles aventures qui s’enchaînent à une vitesse folle!

Monastère – 3 de 3 – Tomar + refuge des templiers

On complète aujourd’hui la découverte de ce qu’on dit être les trois plus beaux ensembles religieux du Portugal avec le Convento do Cristo. Dominant la ville de Tomar, et même visible depuis notre appartement, l’ensemble abrite le couvent et le palais, entourés de murailles depuis le 12e siècle. Y sont passés les templiers, ordre dissolu au 14e siècle. Ce fut leur dernier bastion au Portugal.

En ce mois de mai, on a l’impression que tout est en rénovation. Comme si les portugais bûchaient pour que les sites touristiques soient prêts pour l’été – un autre exemple ici, fort regrettable: la plus étonnante réalisation de décoration manuéline au Portugal par Diego de Arruda, seule et unique raison de notre
visite… (mais non… on exagère un peu, mais maudit !@#$%??&*) !

Partout dans la ville, ils sont représentés. Des céramiques, au sol, dans les noms des commerces jusqu’aux chaises, tout porte la signature des Templiers et particulièrement leur croix symbolique.

Nous avons aussi franchi les murs de la plus vieille Sinagoga du pays, utilisée jusqu’en 1497 jusqu’à ce qu’eux aussi soient expulsés. Avant cette date, ils pouvaient y célébrer leur culte en respectant certaines règles. Ils ne devaient surtout pas « contaminer » les chrétiens…

Une dernière visite nous allume! En effet, le musée des boîtes d’allumettes a de quoi intriguer! Un tomarien (?!) a au fil des ans accumulé plus de 45000 (on parle de 50000 dans certains guides!!!) paquets d’allumettes dont il a fait don et qui sont aujourd’hui regroupées dans 7 salles. On en trouve de partout, et de plusieurs époques. À vous de jeter un coup d’œil!

L’expérience « dourado » d’hier soir nous ayant allumés, on retourne au marché de poisson et on s’enflamme pour des maquereaux. Dernière expérience « poisson entier » pour un bout, c’est plein d’os ces poissons! Hugues fait dire que c’est quand même savoureux. Achetez les en cannes si vous voulez mon avis! 😉

Un maquereau dans ses arêtes… La chair, les champignons, les pommes de terre et la salade étaient délicieux!

Parlant de cannes… les boutiques de jolies petites boîtes de sardines et poissons pullulent dans les quartiers touristiques. Si elles sont vraiment craquantes du point de vue esthétique, elles ne le sont vraiment pas du point de vue économique!

Monastère – 2 de 3 – Batalha – Leiria – Tomar

Départ tôt le matin pour le second monastère de ce triptyque, celui de Batalha. Ça commence en fouillis; l’entrée de cet immense monastère, mariant l’art gothique et manuélin, n’étant pas clairement indiquée! On fait le tour et on se fait retourner de l’autre côté! Heureusement, un beau soleil nous accompagne encore aujourd’hui. On se faufile entre 2, 3, …8 groupes de nationalités différentes : français, espagnols, asiatiques, allemands, « name it »!

La visite, moins bien balisée que celle d’Alcobaça, demeure intéressante et le jeu de lumière des vitraux sur les murs et planchers est magique.

Photo prise de l’intérieur de la Chapelle inachevée – grand coup de cœur pour nous
Brève virée à Leiria, ville pimpante et jeune, bien gardée!