Nous ne manquons jamais d’ambition lorsque vient le temps de visiter les attractions touristiques d’une ville. Armée de trois guides (Michelin, Lonely Planet et Cartoville), Mélanie ne laisse rien au hasard si ce n’est un détour par une ruelle. Elle adore quadriller rue par rue, secteur par secteur la grande espagnole qu’est Séville. Un objectif mais de multiples chemins, ce qui me laisse parfois épuisé contrairement à elle… Qu’elle énergie elle a!


Après une matinée grasse et repus, nous entamons la découverte du quartier Santa Cruz. Disposant de billets réservés d’avance, nous croyions avoir un programme double: la Catedral avec sa Giralda et le Real Alcázar. Surprise, les billets n’incluaient pas le premier édifice! Nous décidons de nous y aventurer tout de même avec deux heures à tuer avant notre plage réservée au Real Alcázar.
Grandiose comme toutes les cathédrales en Espagne mais particulièrement démesurée, on comprend qu’il faudra faire vite. Nous prenons immédiatement d’assaut la tour (Giralda) avec ses 34 rampes d’accès équivalentes à un édifice de 17 étages! Mélanie aime me faire suer en partant malgré la fraîche température! Quelle vue sur la ville cependant et le choix de l’escalader en premier nous évite de justesse les cohortes de touristes qui envahissent l’espace sain.
Surprise! L’église est partiellement en rénovation et le doux chant du marteau-piqueur qui nous poursuit depuis le début de notre aventure couvre le bruit des touristes qui parlent fort malgré les invitations au silence… Un grandiose chœur central au dôme magnifique, un autre ostensoir ostentatoire, des peintures et tableaux gigantesques, un orgue angélique dont les flûtes touchent le ciel, des vitraux lumineux et un retable des plus majestueux derrière l’autel principal caché par les échafauds nous émerveillent.
Cependant, la sépulture de Christophe Colomb, y serait exposée avec un degré de certitude loin de l’absolu. Si l’on se fie à l’audio guide, il pourrait y avoir eu un échange. Ce qui nous rappelle que nos racines reposent sur deux mystères : Colomb enterré probablement ici, et Champlain on ne sait où…Deux explorateurs marins, et beaucoup de « vague »

Au sortir de cette imposante Sévillane, on repère un banc à l’ombre pour casser la croûte que nous avions emportée avec nous. Requinqués, il nous reste quelques minutes pour explorer le quartier avant de nous présenter à l’heure indiquée. Nous débutons par la visite des appartements des rois. Une visite ultra contrôlée. Constamment, notre petit groupe de 15 intéressés, est accompagné de deux gardiens qui s’assurent que nous ne prenions aucune photo. Cette découverte est des plus agréables et se fait dans le silence, chacun ayant son audio guide. Nous sommes dirigés au travers de pièces somptueuses aux plafonds, murs, azuléjos, meubles de diverses époques. C’est un privilège de pouvoir rencontrer ces lieux originaux, un extra ($) bien investi! À noter qu’une partie non accessible est toujours visitée par la royauté. Un must si vous passez dans le coin.
Nous retournons à l’accueil pour récupérer les audio guides pour la grande visite générale. On débute par les multiplies pièces et cours. Toujours superbes, elles se succèdent en nous laissant bouche bée. Peu importe où le regard se pose, il note un détail nouveau. Ça prendrait des yeux tout le tour de la tête pour ne rien perdre, ou une semaine à s’y perdre encore et encore…


Les jardins, semblent souffrir de sécheresse, mais les arbres; magnolias, orangers, grenadiers, palmiers, resplendissent et nous procurent une fraîcheur agréable. De multiples fontaines et bassins, un labyrinthe, occupent le 4/5 de la surface totale de l’Alcázar.


Sur le chemin du retour, nous passons fouiller le Seville Records. On nous conseille quelques groupes locaux, que nous prenons le temps de découvrir sur notre petite terrasse en sirotant une Cruzcapo. Après une sieste qui aurait pu s’éterniser jusqu’à demain, les courses pour le souper. On s’offre de la vache espagnole, ça parle au « yable ». Heureusement, le crianza Gran Vendema 2016 sauve le tout!
En soupant à l’heure locale, 22 heures, le temps de nettoyer et compléter ce texte, on choisi de ne pas ressortir. Hugues aura beau dire que ma soif de découvrir est grande, je devine qu’il est préférable de la jouer sage ce soir!















Se fendre en deux, expression que l’on a inventé, signifie pour le touriste ici, vivre deux journées en une seule. En effet, quoique touristique, la ville semble compter plus de locaux et le rythme de vie est très marqué par la sieste ou la pause de l’après-midi entre 15h et 19h voire plus! Il faut donc visiter en avant-midi, se coucher et repartir le soir vers 20h pour manger ou prendre une bière. Pas facile de s’y plier!


















































On parcoure encore quelques ruelles, une galerie d’art et un marché avant de rentrer faire la sieste. On soupe à la maison puis on repart voir la « Font magica » pour le spectacle de fontaines mises en son et lumières qui en met plein la vue, elle porte décidément bien son nom!



















On a finalement terminé la soirée avec un bon steak et un excellent rouge bio !











