Delphes, ait pythie de nous!

Nous suivons les recommandations des différents guides de lecture que nous feuilletons habituellement la veille pour parcourir les quelques 12 km nous séparant de Delphes antique dès 8h du matin; c’est qu’ils annoncent chaud et l’endroit est extrêmement visité par les touristes. La route sinueuse présente soudainement un flanc de montagne baigné par le soleil en altitude. Nous y sommes, mais pas les premiers! Il fait déjà chaud et le site escarpé n’offre  aucune ombre au tableau…

Nous foulons fébrilement de nos pas l’enceinte mythique en sachant que nous ne pourrons nous éterniser devant ces magnifiques vestiges, qui pavent la voie sacrée, exposés en plein soleil. Comme plusieurs autres antiquités, il est difficile, voire impossible, de déchiffrer ce qu’elles représentent sans explications. Les guides suggéraient de visiter le musée avant le site pour en avoir une idée d’ensemble, mais nous priorisons la « fraîcheur » du matin (qui n’existe pas à Delphes en passant).

Le site est intensément baigné de lumière. Parmis les vestiges de plus de deux millénaires et demi on retrouve un mur de soutènement en pierres hexagonales ocres sur lesquelles sont inscrites environ 800 textes d’affranchissements d’esclaves, le rocher de la Sybille (première prophétesse avant la pythie),  un temple appelé « le trésor » des Athéniens (le site regorgeait de « trésors » de différentes nations), le temple d’Apollon qui était le centre d’intérêt, le théâtre si bien conservé et quelques centaines de mètres vraiment plus haut, un stade de 200 m de long muni de gradins où avaient lieu des épreuves aux 4 ans. Je vous invite à lire sur internet l’histoire de Delphes et des oracles pour en savoir plus. C’est à l’ombre d’un des rares arbres que l’on prend conscience de l’âge des vestiges dominant la vallée qui s’ouvre devant Delphes. C’est grandiose comme en témoignent les photos…

Un détour au musée est obligatoire ne serait-ce que pour l’air climatisé. On y trouve surtout les pièces manquantes du site qui ont été révélées lors d’une fouille historique en 1896 avec photos d’archives pour bien saisir l’ampleur de ces découvertes ensevelies et préservées du temps et des pillages. À noter la présence d’un immense sphinx qui culminait au sommet d’une colonne et les deux statues des jumeaux ainsi qu’une sculpture en bronze (rare à cette époque) de l’Aurige, un conducteur de char. Fait étrange, il est permis de photographier sans flash dans presque tous les musées, mais nous ne pouvions faire de selfies dans celui-ci! Toujours mal compris en quoi ça dérange les statues…

Après cette historique visite, nous plongeons dans nos guides afin de trouver un coin de plage. La plus près s’avère être celle d’Itea à quelques 20 km. Les routes tortueuses de la vallée du Pleistos nous y conduisent et nous permettent de traverser la mer d’oliviers qui en compte 400 000. Nous trouvons une petite plage publique et profitons une première fois depuis le début de notre périple d’une pause baignade dans ce majestueux décor du Golfe de Corinthe. 

En route vers le mont Parnasse!

Il y avait plus que le stress de la chaleur au menu car Hugues devait conduire pour la première fois en Grèce pour nous sortir d’Athènes et nous élever sur les routes tortueuses qui conduisent à Arákhova situé à flanc de montagne. Louer un GPS fut la meilleure décision de notre périple. Tout se passe bien sur la route si l’on est peu nerveux. Mélanie a insisté pour un pieux détour afin de contempler Ossios Loukas, un monastère Byzantin datant du 11e siècle encore en activité (des moines y résident) car c’est un des plus beaux en Grèce et les mosaïques dorées qui ornent les plafonds du Catholicon saisissent le regard dès l’entrée (le Narthex). Outre l’église, le site comporte une chapelle plus sobre mais contenant tout de même la dépouille momifiée de Saint-Luc, un superbe jardin à l’ombre d’un immense arbre mal en point et une crypte sous l’église mais qui fut fermée peu après notre arrivée à cause de la maudite chaleur. 

La route a rétrécie jusqu’à ce village alpin (Arákhova, altitude de 960m) qui est l’une des plus grandes stations touristiques de ski de tout les Balkans dominée par le mont Parnasse du haut de ses 2457 m. La route principale est utilisée par tous: chats, chiens, piétons, vélos, motocyclettes, voitures, autobus et camions bien que deux chars peuvent à peine s’y croiser. La ville est toute petite et tout le monde se connaît. C’est donc la saison « morte » ici et certains restaurants sont fermés. Nous avons mangé notre premier saganáki (genre du fromage Doremi grec) et gyros chez Lois sur la terrasse (aucun règlement de terrasse ici)! Les efforts pour trouver notre gîte nous avaient creusés l’appétit. Nous avions l’estomac dans les intestins à force de virages serrés ou très serrés style demi tour, de pentes excessivement abruptes, de « ça passera pas » et de quelques détours et étouffements voituresques. Notre petite Seat Mii blanche à démontrée deux qualités : l’air climatisé et une consommation ne surpassant pas celle d’une tondeuse à gazon sauf que la « puissance » s’en ressent dans toutes les accélérations, les dépassements et les montées…

Une journée olympique!

[Insérez le patois que vous préférez] qui fait chaud! La pollution des nombreuses voitures mêlée à l’immonde chaleur et la marche sous le soleil plombant alourdissent nos journées. 
Nous avons entrepris celle-ci avec le premier cimetière d’Athènes et sa Vierge endormie d’Helepas. À l’entrée, une chapelle où l’on a pu entendre sans trop voir (il se cachait dans une petite pièce), un prêtre psalmodier les écrits bibliques. Toujours peu de chaises dans les lieux de culte… Ici, toutes les tombes s’ornent de magnificences de marbre blanc. Et oui! Le marbre est  omniprésent à Athènes. Les grecs sont pieux, tout est propre et ils entretiennent avec un soin évident les sépultures des défunts. Plusieurs ouvriers travaillent pendant que certains se la coulent douce…

Trop de pas plus loin, le stade des panathénées nous éblouit et vaut, à coup sûr, le détour. Il se loge entre deux collines et fut monté une première fois au 4è siècle avant JC. Il a entièrement été rénové en 1895 à l’occasion des premiers jeux olympiques modernes ayant lieu l’année suivante. Tout de marbre Pentélique, encore une fois! 70000 fervents supporteurs est quelque chose à imaginer. Nous y avons fait la course et c’est lourd sous le soleil de plomb, croyez nous! Encore aujourd’hui, il accueille certains évènements. Dans son musée, nous avons eu l’occasion d’admirer tout les flambeaux olympiques! C’est le stade (d’une longueur de stade) d’où est allumée la flamme olympique…
Premier métro pour nous en milieu d’après-midi pour visiter le musée national d’archéologie qui recense pas moins de 11 000 objets de la Grèce antique (2000 ans av. J.-C.) en état de conservation exceptionnel. 

Une fabuleuse expérience mixologique nous attendait au Gin Joint référé dans certains guides. Nous avons photographié le menu et tenterons de les reproduire au retour! Un repas traditionnel au Kalnterimi conclut cette dernière journée : calmars frits et grillades au menu.  

Sur les pas des anciens 

Vus du haut de l’Acropole la veille, nous nous rendons aujourd’hui sur le site de l’Agora antique. Nous y découvrons l’Ágii Apóstoli, initialement érigée à la fin du 10è siècle.


Suit l’imposante et rénovée (ça fait changement des ruines!) Stoa d’Attale longue de 116 mètres, sur 2 étages, où les athéniens brassaient des affaires. À l’intérieur, sont exposées plusieurs pièces, dont ce gigantesque bouclier de bronze dont on peut facilement imaginer le poids astronomique. Aussi, figure parmi les objets du quotidien ce petit pot version antique!

Le clou du site, le Theseion dont la construction aurait duré 5 ans, entre 449-444 avant JC, est le mieux conservé de tout le monde grec. 

Nous saluons les géants à notre sortie du site. 

Nous déambulons ensuite dans le marché aux puces du Monastikari, remontons une avenue sur laquelle nous croisons cette improbable chapelle (Sainte-Force, que nous avons pu photographier car nous parlons français!) du 16è siècle ayant résisté aux constructions modernes la surplombant, lunch près de la Place Syntagma, relève de la garde des Evzones devant le Parlement et la tombe du soldat inconnu. 


La traversée du Jardin national s’annnoncait rafraîchissante mais outre l’ombre, pas une once d’air! Les jardins, ayant beaucoup de potentiel, manquent cruellement d’entretien mais on y trouve quelques divertissants animaux!

En sortant du jardin nous croisons le Záppeion, ancien Palais des expositions édifié entre 1874 et 1888. Tout y est démesuré. 

Un dernier coup de cœur à cette éprouvante journée de visites nous conduit à l’Olympiéion, l’édifice le plus vaste de Grèce, battant même le Parthénon. Il ne subsiste aux 104 colonnes originales que 15, hautes de 17 mètres. À l’époque, on y accédait par la Porte d’Hadrien. 

Brûlés, nous nous traînons jusqu’à l’appartement d’où nous ne ressortons que pour faire quelques courses pour le souper. 

Ah oui, j’oubliais, jusqu’à présent, aucun autre transport que nos jambes… 

Bouadelo!

Ou tu te transformeras en pierre!

Mardi, 27 juin 2017. Boire de l’eau aux cinq minutes assure ta survie lorsque tu visites l’Acropole, même à 8 heures du matin.

Plus sérieusement, on vous a dit qu’il faisait chaud mais c’est incomparable au TOP d’Athènes.

Le TOP du tourisme à Athènes? L’Acropole. 



Une émotion intense nous envahit lorsque l’on foule le sol des milliers d’Hommes qui ont façonné la dēmokratía en Grèce. Le marbre est glissant même en chaussures de marche alors qu’on imagine l’Acropole se transformant en un gigantesque « aquaparc » lors de la saison des pluies. 

La démocratie évolue sans doute moins rapidement que la reconstruction de l’Acropole; ils y travaillent nonobstant la foule. Presque tout y est à refaire après l’hégémonisme des successives religions s’étant approprié les lieux en détruisant l’histoire pour mieux régner au gré des siècles. 

Le théâtre de Dyonysos a été reconstitué au cours des siècles en pierres, oh sacrilège; au lieu du marbre omniprésent sur le site. D’ailleurs, il y en a partout du marbre à Athènes!

L’Odeon d’Herode Atticus, toujours utilisé, est toutefois beaucoup plus impressionnant!

Après la visite des principaux attraits de l’Acropole, nous adoptons le rythme athénien et rentrons pour un lunch et une sieste.

En fin d’après-midi, nous visitons le musée de l’Acropole, bâtiment qui constitue une œuvre d’art en soi. 

L’attrait principal du musée est de présenter une reconstitution des frises et frontons du Parthenon à partir de fragments d’époque dans une disposition physique qui imite celle du temple original. Nous ne pouvons passer sous silences la présence des « vraies » caryatides remplacées par des copies à l’Érechthéion. 

Pour clore cette journée, une bière fraîche dans un joli parc puis des mezzes dans un mezedhopoleio fréquenté par les locaux! Rosé, tzatziki et dakos fort succulents!

Des constats à chaud!

Grâce à un violoncelle qu’il a fallu enrubanner plus qu’un chérubin sur un banc de passager, nous n’avons eu que quelques minutes pour traverser l’aéroport de Montréal afin d’attraper la connexion vers Athènes. C’est la chaleur qui nous a accueillis après un long vol de 8h30 puis Andrey, notre sympathique locateur à l’anglais approximatif, étant d’origine russe, nous conduisit à nos appartements.

Nous nous empressons d’explorer le quartier à pieds, le logement n’étant prêt que trois heures plus tard. Visiblement, il est constitué de rues sans ordre, ni direction précise. Nous partons vers une improbable Acropole désignée du doigt par Andrey quand soudain :

Un peu plus haut sur la colline :

Les entrelacs de ruelles savent charmer à chaque détour comme en témoignent les images… Ce qui surprend, outre la chaleur étouffante (il n’y a que des touristes dehors entre 12h et 15h), c’est l’absence de règlements ou d’indications précises: voitures stationnées partout n’importe comment (elles sont petites en général), conteneurs de vidanges pleins (employés en grève paraît-il), pétarades incessantes des motocyclettes dans les rues (avec pas de casque!), personnes qui boivent une petite bière n’importe où (l’âge légal est de 16 ans), etc. 

Une sieste à l’air climatisé, une douche et un en-cas plus tard, nous repartons avec comme objectif d’explorer La Plaka. Nous verrons au hasard de notre parcours déambulatoire divers monuments ou églises et places, que nous ne parvenons pas nécessairement à identifier toutes occupées par les touristes et les gens de l’industrie. Tout est en pentes, côtes, escaliers et les restaurants présentent des terrasses parfois bancales!

Puis nous aboutissons dans la folie du Monastikari ou les vendeurs du marché aux puces et les arnaqueurs à touristes nous attendent de pieds fermes alors que les nôtres ramollissent sous l’effet de la marche…

Vers 22 heures, nous échouons finalement à L’Arcadia, un restaurant supposément bien coté dans le Trip Advisor selon notre insistant hôte. Pour Hugues un coq au vin fort délicieux, pour Mélanie une curieuse moussaka avec des macaronis longs… un trop copieux repas pour l’heure avancé qui nous obligent à trouver de l’ouzo pour mieux digérer! Stin iyīá mas! Kaliníxta!

Mykonos, la ville que l’on a bue!

Il y a maintenant près de 10 mois, nous arrêtions la destination de notre premier voyage outre-mer sur la Grèce! Pourquoi la Grece? Car nous ne l’avions pas vue ni l’un ni l’autre et que ça nous paraissait idéal, juste assez loin, juste assez dépaysant. 

Pendant plusieurs semaines, après maintes lectures, recherches et une sortie aux Grands Explorateurs sur les îles grecques, nous avons convenu d’un itinéraire. 

Aujourd’hui, après avoir bu Mykonos hier, nous vous partageons notre premier texte. Pendant trois semaines, nous vous inviterons à découvrir cet itinéraire dont Mykonos ne fera pas parti! 😜 

Nous devons atterrir demain vers 10h30 à Athènes où nous passerons les 4 premières nuits! 

À moins de changements majeurs, aucune chronique météo ne sera partagée; vous comprendrez en regardant la photo ci-bas…


Soyez sans craintes, je passerai la plume à Hugues qui saura vous émerveiller par son charmant style! D’ailleurs, le titre est de lui!

Adío!

Mélanie 

Ravenne, Vérone et Bergame – Fin

De retour pour la conclusion!

Je vous raconte un peu Ravenne, que nous avons visitée en formule concentrée, avant de rouler vers Venise.

Il faut savoir que Ravenne est reconnue pour ses mosaïques et elle ne déçoit pas du tout, elle en met plein les yeux, ça jette à terre… Non, je ne pousse pas trop fort! Nous avons donc visité la basilique, le baptistère et le mausolée. C’est un délice, particulièrement le mausolée, qui n’annonce pas ça du tout de l’extérieur. Il m’est difficile d’en dire plus sur ces visites, mais les photos parleront pour moi.

Vérone, où nous sommes aussi passé rapidement, c’est entre autre Juliette et son balcon, les tombeaux des Scaligeri, une superbe place animée, les arènes. C’est sans doute beaucoup plus, mais c’est grosso modo ce que nous avons pu voir. 

Je me faisais une joie de revoir Juliette et de la présenter à Ludovic, de lui raconter cette tragique histoire d’amour connue probablement partout sur la planète. Ben j’ai été dégoutée de voir comment ce site était traité. Dans le passage menant vers la cour où elle se trouve, les murs sont marqués par des tags de coeurs avec les noms des amoureux y étant passés. Comme les murs sont sur-saturés, on utilise des pansements que l’on colle pour écrire dessus. Et non, c’est pas encore suffisant. On exploite chaque petit coin. Ailleurs on étampe sa vieille chiquée de gomme au mur et on écrit dessus aussi. Sans oublier les cadenas… Et puis j’aurais bien aimé être photographiée en sa compagnie! Sans toutefois lui taponner les boules comme tous ces touristes qui se bousculent presque pour le faire. Mais la désolation ressentie m’a poussé à sortir de là rapidement. 

Heureusement, le reste de ma visite m’a beaucoup plue! C’est vraiment une ville ravissante, animée, bien conservée. Nous sommes tombés, par hasard je crois, sur les tombeaux des Scaligari. Une famille qui a régné sur Vérone. Du gothique à l’état pur. 

Je termine avec Bergame, où nous avons passé notre dernière nuit en Italie. Maman avait tellement de beaux souvenirs. Je crois qu’elle avait trop d’attentes. C’était un lundi en fin de journée et il pleuvait, de sorte qu’à l’exception des Hare Krishna, il ne se passait rien là! Quand même, j’ai aimé! Et on s’est gavés au même restaurant qu’il y a 25 ans! Et Ludovic nous a aussi bien fait rire avec son imitation de la farandole du groupe de Hare Krishna, qui a été très divertissante par ailleurs. 

Le lendemain, direction Nice pour le dodo près de l’aéroport. 

C’est pas mal ça qui est ça. J’ai fait le tour!

Si jamais j’ai oublié quelque chose d’important, vous me le dites hein? Je m’adresse particulièrement à mes comparses de périple! Je reviendrai me faire pardonner! 

Plusieurs m’ont demandé si ça c’était bien passé avec mes parents et Ludo. Ça aurait peut-être été normal qu’on se prenne la tête. Normal pour des gens normaux peut-être. Mais on n’est pas ça nous autre. On est essstraordinaires. 🙂 Ça prend des parents fabuleux pour inviter leur petit-fils et leur grande fille à voyager pendant un gros mois, pour nous permettre de vivre des moments uniques qui nous suivront et enrichiront nos souvenirs, nous permettront de parfois voir les choses sous un autre angle. Non, on ne s’est pas envoyer promener, il n’y a pas eu de grandes tensions. Il y a eu des beaux moments, plusieurs fois par jour. Pas seulement à cause de ce que nous voyions, mais simplement parce que nous sommes très complices. Je pourrais en rajouter, mais maman craque déjà… Pourtant, elle sait rire mieux que personne. 

Merci pour cette aventure inoubliable.

Ah, j’oubliais. Maintenant que j’ai remercié papa et maman, je dois aussi remercier mon fils. Parce qu’il a été « grand ». Ludovic, j’espère que nous conserverons cette belle relation que nous avons. T’es épatant, tu le sais?

Encore merci, à vous tous qui avez pris le temps de me lire et de commenter ici ou par e-mail. Merci pour les beaux compliments et vos encouragements à ne pas lâcher le clavier; je reviendrai,  un jour. 

Merci à Hugues, pour avoir commenté ici presque chacun de mes textes et de m’avoir écrit de si beaux messages tout au long de ce mois. Le prochain blogue, j’espère le faire lors d’un voyage avec toi.

Encore un dernier point… Si jamais vous cherchez une blogueuse pour un voyage, y’a moyen de moyenner! 

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Farniente!

Je vous avais prévenu dès le premier texte, j’ai une tendance naturelle à la farniente…

Vous en avez maintenant la preuve!

En effet, si j’ai su conserver un rythme assez soutenu pendant la majeure partie de l’aventure, j’ai carrément décroché depuis Venise. Nous n’avions pas Internet à l’appartement, ça me faisait une fichue de bonne excuse…

Trêve de justifications, je plonge…

Pour m’aider à me remettre dans l’ambiance, j’ai demandé à papa de m’envoyer quelques photos. Ce sont donc les siennes, enfin, que vous pouvez apprécier cette fois-ci. Mais il ne me l’a pas donné facile… Il m’a envoyé une centaine de photos! Je ne les mettrai pas toutes, mais comme elles sont splendides, bien cadrées et colorées, ce sera une étape difficile que d’élaguer.

Venise, c’est beau. Je ne me rappelais pas avoir particulièrement eu de coup de cœur lors de ma visite d’il y a 25 ans. Cependant, j’ai souvent été fascinée pendant ces 3-4 jours vécus là. Il y a de quoi quand même. C’est un autre mode de vie pour les vénitiens que nous ne pouvons même pas imaginer. Nous l’avons marché, autant que nous avons marché Rome et Florence. Des petits quartiers moins touristiques, je garde de belles images. Une architecture plus simple, des immeubles qui auraient besoin d’un bon décrassage, mais c’était du vrai. Et quand la décrépitude est  belle…  Je devrai d’ailleurs y retourner pour faire ces quartiers en soirée et y étendre mon linge…

À l’exception du Palais des Doges et de la Basilique Saint-Marc, pas d’autres visites significatives. Et nous nous sommes épargnés la grimpette dans le campanile. Nous y aurions sans doute eu une vue spectaculaire, mais la chaleur était chaude, et je crois que nous commencions à manquer de jambes!

Le Palais des Doges. C’est riche, très riche. C’est l’opulence. Pourtant, ce n’était pas la première fois du voyage que j’étais confronté à tant dorures, de peintures et sculptures! Mais il me semble qu’avec le recul, en regardant les photos, ça me frappe. C’est le délire l’investissement que ça requérait! C’est débile le temps qu’il leur fallait, avec les moyens de l’époque de surcroit! Si vous mettez le nez à Venise un jour, c’est un incontournable. C’est une maudite belle visite. Pas juste parce que c’est ben beau. Parce que c’est bien encadré. Il y a beaucoup d’informations, en français en prime, pis on traverse le mythique et symbolique Pont des Soupirs. J’espère avoir réussi à vous le vendre, dans mon top 5 peut-être même 3 du voyage.

La Basilique Saint-Marc, c’est aussi un incontournable, mais ça reste une église et je crois que je commençais à saturer après un mois à en voir à presque tous les jours… En plus, on pouvait même pas s’y asseoir il me semble! Et tant qu’à me plaindre, j’ai trouvé que les églises étaient moins rafraichissantes qu’il y a 25 ans… Bref, je me rappelle ses prodigieuses mosaïques, les aigles sur la photos viennent de là d’ailleurs! Ah, et en y repensant comme du monde, il y a les mosaïques à l’extérieur aussi qui sont décidément pas piquées des vers!

À Venise, on a encore bien mangé… Notamment un couscous supra bien réussi compte tenu de ce que nous avions à notre disposition. Il devait être meilleur qu’ici car les légumes ont été achetés chez un commerçant en bateau! Trop sympa!

Je ne peux pas ne pas évoquer les gondoles et ses gondoliers. Ils ont tous l’air de bonne humeur, tout le temps, souriants, agiles dans leurs manoeuvres, parfois chantants, ils se tirent la pipe. Les asiatiques en rajoutent en engageant un vrai chanteur et son accordéoniste et nous, ben on en profite parce que c’est vraiment adorable de les entendre et voir pousser la note lorsqu’ils passent sous un pont…

Venise, c’est entrer dans la petite boutique où l’artiste fait des masques plus colorés et originaux les uns que les autres et où un air d’opéra vient te chercher dans l’fond des tripes.

Nous l’avons quittée sous un peu de pluie, ce qui nous a permis de la voir sous un autre jour. C’était comme si le ciel s’était couvert parce que nous étions triste de la quitter.

Venise, c’est beau.

C’est pas terminé… Il me reste à vous parler de Ravenne, visitée avant d’entrer dans Venise mais dont je ne vous ai pas parlé et que je ne peux passer sous silence. Il faut aussi que je vous parle de Bergame… Histoire que vous puissiez bien vous imprégner de Venise et de ne pas mélanger les photos, j’arrête ici.

L'escalier des géantsLudovic emprisonnéPalais des Doges - opulenceLe dénonciateur Mosaique - San Marco Quand la décrépitude est belle Corde à linges Venise jaune  Café Florian Grand Canal20140719-214816-78496107.jpg  Stationnement vénicien Un couscous maison à Venise?Cheminées  Canal

Le long des murs

Nous sommes à Venise depuis avant hier et sans Internet à l’appartement. Il fait encore beau, il fait toujours chaud, notre appartement est bien situé, grand et même décoré de fresques…. De quoi rêver!

À 5-7 minutes de la Piazza San Marco, nous avons déjà parcouru quelques quartiers et visite le splendide Palais des Doges ce matin.

Encore une fois, je laisserai parler quelques photos prises de mon iPad.

Hugues, il y a un clin d’œil pour toi.

Arrivederci!

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