Madre de Dios!

Pour compléter notre première journée de lundi, on a trainé nos pieds dans les rues de Salento, pris l’apéro dans un bar très sympa en jouant une classique partie de dés. On a acheté un savon et un shampoing pour nous dépanner et on a pris un bon repas de grillades dans un resto de la Plaza de Bolivar de Salento avec un p’tit rouge argentin.

Après une bonne nuit de sommeil, aux sons des chats en chaleur, des coqs à 2 heures du matin, des chiens, des hurlements de quelque chose comme un loup et d’un animal non identifié tombé du toit, on prend un bon petit déjeuner à notre auberge de jeunesse, dignes représentantes de l’âge d’or que nous sommes, où tout le personnel est attentionné, aidant, souriant. On se rend à la « grande » place pour prendre place dans une Jeep Willys en direction de la Finca Don Elias. Ils voulaient nous faire faire la « ride » debout sur le pare-choc arrière, on a décliné cette généreuse invitation. Un trajet de 30 minutes sur un chemin parfois boueux, souvent douteux dans un environnement toutefois merveilleux. On s’extasie devant la beauté de la jungle autant que l’on craint les crevasses et falaises affaissées en réparation…

Arrivées à destination, on rencontre Jesus, sympathique guide de la Finca don Elias, petit producteur de café de la région. Il nous explique et fait vivre toutes les étapes, de la plantation à la dégustation. Les plants de café, sont protégés par les bananiers, les différents arbre d’agrumes, bambous, papyrus (!), etc. Tout au creux de la vallée, serpente un ruisseau et des cascades. C’était très beau!

Retour aussi périlleux… On rencontre un camion sur la route et l’espace est trop restreint. Heureusement notre chauffeur est expérimenté, mais le voir reculer et déraper suscite quelques réactions de notre part! On arrive saines et sauves à Salento.

Après quelques démarches, on embarque dans un Uber qui conduit normalement et respecte les vitesses, direction Pereira. On voit de beaux paysages, mais aussi la pauvreté, les bidonvilles dans le haut des collines. On trouve tout ce qui nous manque au Centre Comercial Parque Arboleda. Des bobettes, un costume de bain, des t-shirts, culottes, gougounes et compagnie. Le chauffeur du Uber au retour n’a pas les mêmes manières que le premier et dès le départ, on se demande où regarder pour ne pas avoir peur! Mais bon, ils doivent savoir ce qu’ils font parce qu’on se rend encore une fois en un morceau.

On dépouille nos achats comme deux gamines dans notre chambre après s’être lavées et crémées avec ce qu’on croyait être de la crème hydratante…

Après avoir pris une cerveza au Fonda Donde Mi’ Apa, minuscule bar abritant 20 000 vinyles. Allo Simon, Hugues et JB! Il semblerait qu’on puisse les écouter à la demande mais on n’ose pas faire de demande.

Après avoir vadrouillé et regardé les restaurants, on décide de retourner au même que la veille. Encore une fois, on se régale. De retour à l’hôtel, partie de dés en regardant les jeunes prendre des cours de danse.

Je remets de la crème « hydratante » car j’ai la peau d’un serpent et ensuite, dodo.

Pendant la nuit, je reçois un message sur What’s App de la part d’Air Canada et on nous annonce qu’on devrait pouvoir les récupérer à l’aéroport de Medellin où l’on va demain. Pour l’instant, on se croise donc les doigts.

Au réveil, toujours cette peau de serpent… je remets une couche de « crème », je vais chercher des cafés et je viens écrire ici. Nath évoque que la crème n’est peut-être pas de la crème finalement. En effet, depuis hier, on se beurre de Rexona Clinical… C’est tellement écrit petit qu’on avait confondu. Ça fait que là, je m’en vais me rincer, on déjeune et on va dans la vallée de Cocora! Ciao! xx