L’imprévu, ce n’est pas fatal!

Mercredi, 30 novembre 2022. Aujourd’hui, on vise se rendre au Grand Ballon, pour un coup d’œil du haut de ses 1400 et quelques mètres. On monte, on vire, on dévire, encore et encore. Au tournant d’une falaise, mince espoir lumineux! J’y crois, je le veux vraiment fort! Mais non, quelques minutes plus tard, on se heurte à une route bloquée. On était rendues à approximativement 1000 mètres. Bon sang! Y’a même pas de neige… J’espérais tant dépasser les nuages et l’épaisse brume pour un rayon de soleil et un aperçu de la région de là-haut. Faudra revenir!

On fait d’mi-tour et on se dirige vers Munster. Lors de la descente, Nathalie réussit à saisir de beaux paysages.

Munster, en ce mercredi, fin d’avant-midi, est assez tranquille. On y trouve toutefois notre compte dans une lumineuse église, entre autres. Vous remarquez une certaine constante ici? Je suis comme une plante verte en manque, je penche vers la lumière!

Et comme quoi l’imprévu, ce n’est pas fatal, on atterrit au restaurant L’Imprévu où l’on mange tout de même bien, mais surtout, où l’on a la chance de découvrir un muscat bien sec. Je n’avais jamais eu l’occasion d’en goûter au Québec ni ailleurs. C’est hyper floral et parfumé, sans le gros sucre des muscats que l’on retrouve chez nous.

Rendez-vous ensuite à Wihr-au-Val pour découvrir les Vins d’Alsace Schoenheitz. Malgré toute la bonne volonté du vigneron qui nous reçoit, nous n’y trouvons pas notre compte. Ou bien est-ce parce qu’on s’en vient difficiles?! Quoi qu’il en soit, c’est comme ça la vie… On ne peut pas plaire à tous! Jusqu’à maintenant, les vigneronnes alsaciennes nous ont beaucoup plus marquées! Chapeau les filles!

On remonte à l’appartement, tout de même satisfaites de notre « petite » journée. Lessive, bouffe, pinot, dés et dodo! Ciao! xx

Couleurs locales

Jeudi, 1er décembre 2022. Dimanche dernier, nous avions planifié visiter Kaysersberg car son marché de Noël n’a lieu que les fins de semaine. Cependant, chaque fois que nous passions devant le village situé à quelques minutes de celui où nous logions, on se rendait compte que c’était la folie. Impossible de se garer à proximité. Il nous aurait fallu laisser la voiture beaucoup plus loin et attendre une navette. Loin d’être stimulées par ce programme et cette perte de temps, nous avons fait le choix de revenir sur ce typique village alsacien pendant la semaine, alors qu’il y aurait moins de monde.

Quelle heureuse idée! Même sans marché de Noël, Kaysersberg est toujours prise d’assaut par les touristes. Et pour plusieurs raisons! C’est trop joli et mignon, pittoresque à souhait, entouré de parcelles de vignes sur les coteaux. Après avoir traversé le pont fortifié de 1514 (On y enfermait les habitants qui avaient commis des délits mineurs et qui, pendant une courte période, devinrent la risée de la ville), il est incontournable de faire l’ascension vers le château. Et une fois rendue en haut, il faut encore monter sa tour! (Merci Hugues de m’avoir fait apporter ma lampe frontale, elle nous a été bien utile!!) Ça vaut le coup! Peut-être pas aussi haut que le Grand Ballon mais quand même, joli coup d’œil!

Le fameux pont fortifié de 1514 et son édicule où l’on enfermait les pas gentils
Visez moi un peu ce joli pignon!

Pour couronner cette dernière journée en terre alsacienne, cap sur Eguisheim! Un autre village coup de cœur, le genre où l’on passerait bien quelques jours pour découvrir chaque ruelle, en prenant garde bien entendu à ne pas se virer un pied car ici, on oublie l’asphalte! C’est toujours pavé de pierres et depuis le temps, ça a bougé « un peu »! Quand, sur les photos, vous avez l’impression qu’une toiture ou un pan de mur est croche, ce n’est pas une impression! Les portes sont basses, les couleurs en jettent et les colombages sont au rendez-vous!

Remarquez les immenses nids de cigognes! Ils sont vident à ce moment-ci, les cigognes étant rendues en Afrique semble-t-il. C’est du moins ce qu’on nous a dit…

Eguisheim était notre dernier village et c’est aussi ici que nous faisons notre dernière dégustation. Nous trouvons au Québec quelques produits d’Émile Beyer. J’avais eu l’occasion de goûter leur pinot noir d’ailleurs. Aujourd’hui, nous avons la chance de déguster quelques-uns des grands crus de cette maison qui existe depuis 1580. C’est encore un Beyer qui s’occupe de la vinification! On a aussi rencontrer Mme Beyer mère, une charmante dame qui se demandait bien quelle langue nous parlions! Si le travail se fait aujourd’hui ailleurs, la cave recèle encore d’anciens fûts datant du début du 19e siècle. Comme on dépasse déjà largement notre capacité à rapporter des « souvenirs », on repart les mains vides mais on se souviendra de ce bon moment!

Tout juste avant de repartir, Mme Beyer s’exclame en voyant passer les hommes de Munster. Des joueurs de cors des Alpes si on a bien compris! On se dirige donc vers l’attroupement qu’ils causent et on a droit à un petit spectacle!

C’est comme ça que se termine notre visite d’Eguisheim! Y’a pire hein?