Passage lyonnais et terminal 2/3

Mardi, 6 décembre 2022

Je paie assurément pour le soleil de la veille car toute la journée, c’est gris, beige, sombre et froid. Un froid « glacial » s’abat sur Lyon, en prime. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est écrit dans les journaux d’ici!

Qu’à cela ne tienne, j’enfile les leggings, la jupe, la robe par dessus et un autre chandail, le chapeau, le cache-col et c’est parti. Premier arrêt, Cathédrale Saint-Jean-Baptiste.

Pour traverser la Passerelle du Palais de Justice, il faut se tenir au centre car des dizaines de pigeons et mouettes sont posés de part et d’autre sur les cordages
La Cathédrale Saint-Jean-Baptiste, aussi appelée Primatiale Saint-Jean, a été construite en 1175 et 1481. Elle a abrité le mariage d’Henri IV à Marie de Médicis.
Horloge astronomique du 16e siècle – fait particulier : « compte tenu des connaissances de l’époque, c’est le soleil qui tourne autour de la terre »
Les soies sont omniprésentes à Lyon, plus particulièrement dans Croix-Rousse
Allô Guignol!

Ensuite, Fourvière, me voici. Il y a bien un funiculaire pour grimper tout la haut mais ce ne serait rien pour me tenir au chaud. J’entreprends la montée. Ainsi se succèdent les marches, les sentiers dans le jardin du roseraie, de nouvelles marches. J’arrive en haut, on ne voit rien en bas…

La Basilique Notre-Dame-de-Fourvière – 19e siècle – domine la ville de Lyon. C’est elle que je vois depuis la rue de mon appartement!
Intérieur – les mosaïques sont magnifiques avec les dorures
La crypte – somptueuse
Chapelle des défunts

Je reviens par la Passerelle des Quatre-Vents, le Parc des Hauteurs puis je vais fouiner rue de la Juiverie, je traine un peu et je traverse par le Pont de la Feuillée.

Lors de la descente, je peux voir ma destination, Croix-Rousse

Pause bière et burger pour remettre des barres sur mon indicateur énergie! Avant d’entreprendre la montée, je passe devant la Fresque des Lyonnais. Réalisée en 1994 et 1995, elle fait 800m carrés. 24 personnages de l’histoire lyonnaise y sont peints et 6 contemporains.

En zoomant, vous pourrez jouer à « cherche et trouve »!

Et rebelote, escaliers et montées! Premier site que je croise, l’amphithéâtre des trois Gaules. Voici un petit vidéo dans lequel j’expose le chemin parcouru depuis mon départ le matin même.

À la fin de cette journée, j’aurai monté l’équivalent de 54 étages (54 X 18 marches = 972 marches) et 15,5 km.
Une partie de l’amphithéâtre. J’aurais dû prendre la photo d’en bas, mais pas question que je redescende! J’avoue que j’aurais pu me forcer, ce site daterait quand même de plus de 2000 ans… Faudra revenir!
Tout en haut, le mur des Canuts. Cette immense trompe-l’œil a été peint pour la première fois en 1987. Depuis, il est régulièrement mis à jour, s’adaptant aux changements de la vie du quartier. Pour plus d’informations, cliquez ici
Détails du mur, qui fait plus de 1200 m carrés. Vraiment impressionnant!
Dans mon guide, on me dit que je dois passer par le Gros Caillou. C’est semble-t-il le symbole du quartier. J’y suis donc allé! Par temps clair, le panorama doit être vraiment joli. Pour le moment, il porte bien son nom, je ne vois qu’un gros caillou…
Exemple des « traboules » de Lyon.

Quand je retournerai à Lyon, il fera plus chaud et je prendrai un guide pour explorer les « traboules de Lyon ». J’ai ai vu quelques-uns, mais le froid a eu raison de mon désir de pousser plus loin… National Geographic en parle ici : légendaires traboules

Je n’ai pas vu de treuil ici pour les déménagements…
Dans Croix-Rousse, beaucoup d’art urbain
Peu de murs, escaliers ou surfaces sont épargnés!

Ce fut une grosse journée, mais sans ces montées, je n’aurais curieusement pas survécu! Ça réchauffe!! Demain, dernière journée complète, je prendrai ça « cool »! Pour vrai!!! Ciao! xx

Version originale

La version originale de ce texte aurait pu être : après avoir encore trop peu dormi, nous sommes allées prendre un café puis on a visité le Père-Lachaise. On s’est ensuite reposées et en soirée on est allé à l’ouverture du Marché de Noël des Tuileries… Mais « c’tait pas ça que c’tait », dixit Alaclair Ensemble.

En réalité, on est bel et bien allé déambuler dans le Père-Lachaise. On s’y est d’ailleurs fait disputer par trois perroquets qui nous ont poursuivies en nous invectivant après qu’on eut candidement tenté d’entrer en contact avec eux. Outre notre aventure avec nos amis ailés, c’est sans doute le magnifique cèdre du Liban qui nous a le plus « parlé ». En effet, novembre est un triste mois pour ce parc. C’est gris, plus de feuilles dans les arbres, les fleurs ne sont pas au rendez-vous et j’ai trouvé qu’il manquait pas mal d’amour…

Le fameux cèdre du Liban, planté en 1870, fait plus de 20 mètres

En ressortant du cimetière sur le boulevard Ménilmontant, on a décidé d’aller se perdre dans ce quartier, voir les graffitis et sentir l’orient… Alors on a monté, lentement, la rue du même nom.

Le nez dans une vitrine, c’est Nathalie qui a remarqué l’affiche indiquant un festival des AOP des fromages de France, pas trop loin, gratuit et qui se tenait le jour-même. Alors on a continué à monté pour aller à l’espace « La Belleviloise ». On y a fait fureur, avec notre charmant accent! On a donc goûté les AOP de France. Si vous entendez dire d’un fromage que c’est comme une caresse, j’ai un droit d’auteur sur l’expression. C’était bien bon et agréable mais malgré l’heure hâtive, ça manquait cruellement de pinard!

Une fois cette dégustation terminée – on fait de très bons fromages au Québec – on regarde notre petit guide et AH! – allons au Parc Belleville, tant qu’à être rendues là! Alors on monte un peu, on redescend, puis on remonte encore, et encore – les marches ou la rampe pour les vieux? – les marches! Ohhh! Quelle vue! Jôôôliii! Enfin, ça valait la douleur!

Le pinard toujours en tête, encore plus après cette grimpe, on échoue sur la terrasse des Bols d’Antoine. Un coup de rouge pour Nathalie et un citronnade au gingembre – ils y avaient mis la racine entière! – pour moi. Histoire de ne pas laisser ma complice trinquer en solo, je demande un fameux « rhum arrangé ». On le voit sur toutes les cartes depuis notre arrivée et je me dis que c’est le bon endroit. Mais non, pas d’arrangement de rhum en ce moment. Je me replie sur un alcool de poire sur leur recommandation. Je ne sais plus si c’est le soleil, l’alcool ou le gingembre, mais j’ai senti une chaleur m’envelopper. Après ce coup de fouet, on a rebondi!

Tellement qu’après un petit détour on a pris le chemin direction Le Marais – à pieds bien entendu. De Turenne, des Filles-du-Calvaire, du Temple-Vieux… On croise, évidemment, une manifestation-monstre pour les droits à toutes de toutes. On se ramasse un sandwich chez Paul rue de Tivoli qu’on partage sur un banc de la coquette Place Sainte-Catherine en écoutant un spectacle de Guignol. Charmant!

On remonte sur des Francs-Bourgeois pour un caprice – une paire de tennis chez Bensimon, celles achetées en 2018 sont percées! Puis Place des Vosges, le carré au complet pour lécher les vitrines et tenter de comprendre l’art de certain. On échoue sur une nouvelle terrasse pour un nouveau p’tit remontant, juste à temps pour échapper à l’averse. C’est un chaud, fort et bien sucré café irlandais qui nous donne le pep de poursuivre cette fois-ci. On s’ambitionne donc de se rendre aux Tuileries pour le Marché de Noël, vu qu’on est pas trop loin…

Pour y parvenir, on longe le BHV Marais où devant les vitrines on s’ébahit à la vue des décors féériques de Noël, on traverse la Place de la Mairie où se rassemblent les coureurs de La Course des Lumières puis on déambule le long de la Seine jusqu’aux Tuileries. Et là, y’a du monde! Pour se donner le courage de traverser notre premier vrai gros Marché de Noël, on ramasse un vin chaud – pas raffiné pour une « cenne », mais chaud! Tartiflettes, raclettes, saucisses, churros, pretzel, frites, bijoux, babioles, jeux, foie gras, charcuterie, manèges, patinoire, grande roue; on résiste à tout! Une fois extraites de cette foire, on expire!

L’affaire quand tu ne t’arrêtes pas pour boire quelque part, c’est que t’as pas le p’tit coin pour faire la vidange. On met donc le cap sur les Champs-Élysées et c’est dans le « basement » des Galeries Lafayette qu’on trouve le lieu convoité.

L’esprit enfin libre, l’idée de manger arrive finalement. Mais on a pas tout à fait terminé notre « programme »… Tsé, venir à Paris et ne pas s’approcher de la Tour Eiffel… En chemin, on manque un peu de gaz alors on fait une pause pinard, un bon verre de Bourgueil qui ravive l’orgueil de se rendre à notre objectif ultime!

La photo prise, on saute dans le Métro, direction rue de Charonne! Il est passé 22 heures, le demi sandwich est loin, et on prend place dans un bistro vraiment chouette à l’ambiance festive et enfumée… On commande une pizz et un demi de rouge, on avale le tout et on quitte, heureuses de cette folle virée.

Faites-moi penser de lâcher trois coups de fil dans les prochaines semaines : Apple, La Presse et les Records Guinness. Je vous explique pourquoi dans un prochain texte…

*Ce blogue est commandité par la firme parentale Fournier-Tremblay.

*Les photos sont majoritairement une gracieuseté de Nathalie.