Passage lyonnais et terminal – 1/3

Lyon, éblouissante, sous le soleil à mon arrivée

Lundi matin, 5 décembre, je quitte Jef et Michèle avec la promesse d’y revenir en 2023. En y laissant aussi quelques bouteilles que je n’ai pas la place ni, techniquement pas, le droit de rapporter. Vous vous rappelez que je m’étais emportée un peu lors de nos premières dégustations et que je ramenais des échantillons? Et bien je les retrouverai en mai! Et cette fois, j’apporterai une grosse valise rigide, au lieu du sac à dos petit et mou – ce qui n’aide pas à protéger le verre – avec lequel j’ai l’habitude de voyager.

Je prends ainsi la route pour la gare Part-Dieu de Lyon, où j’arrive sans problème pour remettre la voiture, je remets les clés et ciao! Y font pas d’histoires ceux-là!

Avec mes deux sacs à dos bien remplis sur les épaules, j’avance tranquillement à pieds vers le quartier de mon appartement qui ne sera disponible que vers 17 heures. J’ai donc 4 heures devant moi, mais j’aimerais bien les passer libres du poids dans mon dos! Dans le premier hôtel où je m’arrête, c’est un gros non! Dans le 2e, un Best Western, une gentille dame m’indique qu’elle est désolée mais qu’ils ne le font que pour les clients. Elle me permet quand même d’utiliser les toilettes et lorsque je reviens, elle me propose un « deal »! Liliana, une souriante sicilienne d’origine aux yeux brillants, a visité Québec et Montréal dans le passé et aimerait vraiment m’aider! On fait donc comme si j’étais une cliente qui partait de l’hôtel et elle prend mon sac!

Flottante, mes pas me guident vers les côtes du Rhône, assiégées par les mouettes et les pigeons! Je prends quelques minutes pour m’asseoir et appeler maman dont c’est l’anniversaire! Je traverse ensuite le pont de la Guillotière, d’où je prends le photo plus haut. Ensuite, Place Bellecour, et je prends de petites rues pour arriver devant l’Hôtel de Ville et l’Opéra en passant par la rue de la République, la place du même nom, la Place des Jacobins. C’est difficile de prendre des photos car à Lyon, c’est le temps des préparatifs. Le 8 décembre, pour mon anniversaire – bon… pas exactement – c’est la Fête des Lumières. Les lyonnais, un paquet de Français et probablement d’autres croyants qui vouent un culte à l’Immaculée Conception, débarquent ici pour y participer. La ville s’illumine de millions de lumignons et une procession se rend à la cathédrale, entre autres. Bref, plusieurs lieux sont non seulement occupés par les décorations de Noël mais aussi par des structures qui s’illumineront jeudi, le 8 décembre.

D’un pont…
…et de l’autre

Je reviens de l’autre côté du Rhône pas le Pont Morand et sur le quai, des graffiteurs s’en donnent à cœur joie. Lyon, c’est des tags partout, plus concentrés dans la Croix-Rousse quand même.

Un peu fatiguée, je m’arrête à L’Assembleur et je commande un verre de viognier; changement de région, changement de cépage! Avec ma tablette, mon verre de blanc, je me réchauffe et j’écris pour mon « Papotage de voyages »; j’ai pas mal de retard!

Vers 17 heures, je vais récupérer mon gros sac et Liliana me fait quelques suggestions d’endroits où casser la croûte. Vraiment, j’ai croisé un ange!

Je retrouve ma loueuse, Lola, à l’appartement, 84 marches plus haut! Coup de cœur pour l’appartement. En fait, c’est chez elle. C’est chaleureux, fonctionnel, confortable. Je m’y plais tout de suite! En plus, elle a un petit haut-parleur sur lequel je peux faire jouer ma musique et le summum, la machine à café expresso! L’appartement donne sur la cour intérieure et est tranquille. Je m’y installe, me réchauffe et me repose avant de repartir trotter!

Vue depuis la rue de mon appartement
Place Gailleton

En allant ver le Pont de l’Université, je croise la Piscine du Rhône, à ciel ouvert, longeant la rivière, où des nombreux nageurs font des longueurs. Je vous rappelle qu’il fait autour de 0 degrés! Brrrrr!

Clocher de l’Hôpital de la Charité de Lyon

Direction Place Bellecour pour voir la Grande Roue de nuit et retour vers Place Carnot où se trouvent les nombreuses cabanes du Marché de Noël. Même si on est lundi, c’est très occupé! Beaucoup de monde, ça mange, ça picole. Au moins 3 si ce n’est pas 4 cabanes du Québec. Ça sent le vin chaud aux épices, le fromage et la friture des churros.

Au menu ce soir, filet de St-Pierre à la crème de chorizo.

À bientôt, pour le 2/3 de ce passage en terre lyonnaise! Ciao! xx

Trilogie bien spéciale

La grosse nouvelle de ce vendredi 2 décembre, c’est que je perds ma complice, photographe et copilote! En effet, j’ai déposé Nathalie à la gare de Colmar après une manœuvre douteuse, mais efficace. Papa, c’était digne de toi. Nathalie a presque posé le pied dans la gare en sortant de la voiture. Avec sa grosse besace au bout des bras, elle a pris le train vers Paris pour ses deux derniers dodos.

De mon côté, je prends une grande respiration et je mets le GPS sur Montbéliard, en Franche-Comté. Un immense marché de Noël se tient là, avec la particularité d’être plus artisanal. Vraiment intéressant, mais c’est toujours aussi froid et gris. Je trouve un bistrot pour casser la croûte et me chauffer un peu avant de mettre le cap sur Vesoul…

En faisant mon itinéraire, j’ai vu Vesoul sur la carte. J’ai immédiatement pensé à Jacques Brel et je me suis dit que j’irais faire une étape-hommage à Vesoul. Mais depuis, chaque fois que je mentionnais que j’irais à Vesoul, on me regardait curieusement. J’ai compris! Y’a rien à Vesoul. Cette ville est presque morte. Malgré toutes les lumières de Noël installées, Vesoul est éteinte. C’était un vendredi soir et à 20 heures, presque personne au centre-ville, c’était d’un ennui!! J’ai quand même pu prendre ma photo de la fameuse fresque et quelques autres lors de ma marche de fin de soirée. Voilà pour Vesoul. Point final!

J’oubliais… Sur la route, on avait remarqué des arbres à boules. De grosses boules vertes installées ça et là dans les branches, même les plus hautes. Je me suis donc arrêté et j’ai pris une photo que j’ai par la suite montrée à Michèle, qui entrera dans l’histoire bientôt. Elle m’a confirmé que c’était du gui, il parasite les arbres. C’est bien beau sur le coup, mais paraît que ça les fait mourir. 😦

Arbre parasité par le gui.

Samedi matin, départ très tôt pour Besançon. Une courte étape qui donne envie de revenir! J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu de cette ville! Je ne me suis pas aventuré dans ses hauteurs où l’on retrouve la citadelle, je n’ai même pas vu son horloge astronomique mais j’ai pris une longue marche dans différents quartiers et j’y ai trouvé mon compte! J’ai même eu droit à un concert de Noël sur l’orgue de l’Église Sainte-Madeleine. Faut dire que pendant ces quelques heures, y’avait une grosse boule jaune dans un ciel d’azur, de quoi aider! Faudra revenir! 😉

Après cette marche dans Besançon, je pars pour ma destination finale du jour, Saint-Pierre-en-Faucigny, chez les parents de Sébastien où j’ai passé de doux et agréables moments! Ils ont partagé avec moi cette journée bien spéciale et je leur en suis reconnaissante! Si les moments passés en leur compagnie étaient à eux seuls mémorables, je me dois de souligner que j’ai été reçue comme une reine!

Dimanche, ils m’ont fait découvrir un vieux village du Grand-Bornand, Le Chinaillon. Entouré de montagnes, ce village a de particulier ses chalets. Ils sont construits de sorte que c’est un 3 et parfois même un 4 en 1! À l’étage supérieure le foin, au milieu les humains et en bas le bétail et à l’occasion laiterie ou autre. J’espère que j’ai bien compris les indications! Aussi, une toute petite chapelle, datant de 1677, bien entretenue, charmante et dotée de mignons vitraux.

En compagne des formidables Jean-François et Michèle. ♥️

Sur le chemin du retour, un arrêt au Grand-Bornand, le village, pour un coup d’œil sur le clocher à bulbe et le jour qui s’achève.

Une dernière soirée avec mes hôtes et demain matin, direction Lyon! Ciao! xx

Couleurs locales

Jeudi, 1er décembre 2022. Dimanche dernier, nous avions planifié visiter Kaysersberg car son marché de Noël n’a lieu que les fins de semaine. Cependant, chaque fois que nous passions devant le village situé à quelques minutes de celui où nous logions, on se rendait compte que c’était la folie. Impossible de se garer à proximité. Il nous aurait fallu laisser la voiture beaucoup plus loin et attendre une navette. Loin d’être stimulées par ce programme et cette perte de temps, nous avons fait le choix de revenir sur ce typique village alsacien pendant la semaine, alors qu’il y aurait moins de monde.

Quelle heureuse idée! Même sans marché de Noël, Kaysersberg est toujours prise d’assaut par les touristes. Et pour plusieurs raisons! C’est trop joli et mignon, pittoresque à souhait, entouré de parcelles de vignes sur les coteaux. Après avoir traversé le pont fortifié de 1514 (On y enfermait les habitants qui avaient commis des délits mineurs et qui, pendant une courte période, devinrent la risée de la ville), il est incontournable de faire l’ascension vers le château. Et une fois rendue en haut, il faut encore monter sa tour! (Merci Hugues de m’avoir fait apporter ma lampe frontale, elle nous a été bien utile!!) Ça vaut le coup! Peut-être pas aussi haut que le Grand Ballon mais quand même, joli coup d’œil!

Le fameux pont fortifié de 1514 et son édicule où l’on enfermait les pas gentils
Visez moi un peu ce joli pignon!

Pour couronner cette dernière journée en terre alsacienne, cap sur Eguisheim! Un autre village coup de cœur, le genre où l’on passerait bien quelques jours pour découvrir chaque ruelle, en prenant garde bien entendu à ne pas se virer un pied car ici, on oublie l’asphalte! C’est toujours pavé de pierres et depuis le temps, ça a bougé « un peu »! Quand, sur les photos, vous avez l’impression qu’une toiture ou un pan de mur est croche, ce n’est pas une impression! Les portes sont basses, les couleurs en jettent et les colombages sont au rendez-vous!

Remarquez les immenses nids de cigognes! Ils sont vident à ce moment-ci, les cigognes étant rendues en Afrique semble-t-il. C’est du moins ce qu’on nous a dit…

Eguisheim était notre dernier village et c’est aussi ici que nous faisons notre dernière dégustation. Nous trouvons au Québec quelques produits d’Émile Beyer. J’avais eu l’occasion de goûter leur pinot noir d’ailleurs. Aujourd’hui, nous avons la chance de déguster quelques-uns des grands crus de cette maison qui existe depuis 1580. C’est encore un Beyer qui s’occupe de la vinification! On a aussi rencontrer Mme Beyer mère, une charmante dame qui se demandait bien quelle langue nous parlions! Si le travail se fait aujourd’hui ailleurs, la cave recèle encore d’anciens fûts datant du début du 19e siècle. Comme on dépasse déjà largement notre capacité à rapporter des « souvenirs », on repart les mains vides mais on se souviendra de ce bon moment!

Tout juste avant de repartir, Mme Beyer s’exclame en voyant passer les hommes de Munster. Des joueurs de cors des Alpes si on a bien compris! On se dirige donc vers l’attroupement qu’ils causent et on a droit à un petit spectacle!

C’est comme ça que se termine notre visite d’Eguisheim! Y’a pire hein?

Château et villages – pas banal!

Devinez quoi?! On a fait une grosse journée aujourd’hui! Et oui, encore. C’est un peu comme une drogue… on se dit, tant qu’à être ici, on doit faire ceci, on est à côté de cela, on ne peut pas passer à côté!

D’abord, il y a eu le Château. Nonon, pas un château pour boire du vin! On a fait dans le sérieux cette fois. Nous sommes allé découvrir le Château du Haut-Koenigsbourg. Sa construction d’origine remonte au 12e siècle. Le visiter constitue presque un « voyage » au moyen-âge, difficile de comparer, n’y étant jamais allé! Premièrement, que l’on soit à l’intérieur ou l’extérieur, même combat, il fait froid. Et si les « kachelofen » sont nombreux dans cette résidence, encore faudrait-il y allumer un feu pour profiter de la chaleur qu’ils dispersaient naguère!

Ce château, en partie détruit par diverses guerres, abandonné par la suite, a été offert par Sélestat à Guillaume II de Hohenzollern en 1899. Ce type a vraiment fait du bon boulot! Peut-être pas de ses mains mais de ses poches! Sur place, on explique et on voit l’ouvrage qui a été abattu pour redonner son lustre à ce modèle de château-fort et c’est magistral! Les travaux ont très bien été documentés pour l’époque, photos à l’appui! Je vous invite à aller lire et découvrir ce lieu ici : histoire du Haut-Koenigsbourg et d’apprécier les photos de Nathalie :

Quelques-unes de plus, prises dans les environs, d’en bas ou d’en haut!

Une visite qui vaut le détour si vous êtes en Alsace! Et puis, il faut se le dire, ça fait changement des colombages! Parlant de ce style, on a ensuite déboulé dans quelques villages, pittoresques à souhait! Nous avons débuté par Sélestat, 3e ville en importance en Alsace. C’était jour de marché et le marché de Noël était ouvert. Il y avait du monde, mais pas trop de touristes. On a goûté une sorte de galette de pommes de terre mais n’avons pas trouvé de restaurant « convenable » ce qui signifie, selon nos critères : « où l’on mange assis, à la chaleur, sans y laisser notre peau ». Ça semble simple comme ça mais DU COUP, ça ne l’est pas! On a trouvé La Mosaïque convenable à Bergheim.

Nos coups de cœur du jour : Bergheim, Ribeauvillé et Riquewhir! Nous sommes aussi passé par Hunawihr, mais ça semblait carrément fermé.

Si d’ici 2 ou 3 ans vous avez la chance de passer par Bergheim, allez visiter la distillerie Staehly. Non, ce n’est pas une histoire d’alcool mais plutôt de famille et de cœur. Ce couple, plus très jeune, s’occupe encore de tout, avec seulement deux alambics en cuivre. Quand je dis tout, c’est de A @ Z! De la culture et de l’entretien de leurs fruits et leurs champs, la cueillette, la distillation, l’embouteillage, le lavage, l’étiquetage et j’en passe. Aucun de leurs produits n’est vendu ailleurs qu’à leur boutique. Ils sont là depuis toujours, la dame ayant repris la petite bricole de son père. C’est du travail, tellement qu’eux-mêmes ne souhaitent pas tant que leurs petites-filles reprennent l’affaire. C’est donc pour ça que d’ici quelques années, ils mettront la clé dans la boutique et que tout ce savoir sera perdu. 😦

Alambics de la Distillerie Steahly

Et si vous cherchez un endroit pour loger, ils prennent aussi le temps de gérer ces gîtes : https://www.gite-alsace-harzala.fr/fr/chambres

C’était une très belle journée. Je sais que je rechigne sur le froid et la pluie, mais attendez que je vous parle du vent demain… C’est une blague! On fait un très beau voyage, on voit de beaux paysages, les gens sont gentils, personne ne me klaxonne mais si je traîne un peu de la roue à la montagne et on est sur la même longueur d’onde toutes les deux. La suite, demain! Ciao! xx

Je prendrais bien la maison jaune!
Marché de Noël – Riquewihr

Strasbourg, Capitale!

Au moment d’écrire ces lignes, nous terminons notre deuxième journée à Strasbourg. Nous y somme arrivées hier matin, 24 novembre, vers 11 heures. Un beau voyage en train, du vert de champs, du vert des forêts, des bêtes pas vertes, et toujours pas de soleil!

Avec toujours notre bagage sur les épaules, on marche tout au plus 10 minutes pour aboutir à notre appartement. Un complexe avec des studios avec salle de bain privative, comme ils disent, et une kitchenette. C’est bien, tranquille, fonctionnel, proche de la gare et proche des endroits à ne pas manquer. Vraiment, je vous le conseille et je n’hésiterais pas à revenir m’installer ici car pour le prix, je ne crois pas que trouver meilleur rapport qualité/prix aurait été possible. C’est ici City Résidence Strasbourg Centre

Hier, jour 1, il a fait un temps sublime. Toute la journée, on s’est dit qu’on restait à l’extérieur tant qu’il faisait beau. C’était plus tranquille, le marché de Noël n’ouvrant qu’aujourd’hui. Certains avaient quand même décidé d’ouvrir leurs portes mais l’animation ne battait pas son plein et on pouvait facilement circuler dans les différents quartiers de cette Capitale de Noël. On a pu voir les préparatifs, les petits lutins ont dû travailler toute la nuit car ce matin, presque tout était prêt.

On a donc trotté, trotté et encore trotté… On a parcouru plusieurs quartier à commencer par celui de la Cathédrale. Sans la visiter, car nous souhaitions rester à l’extérieur, on a gravi les 332 marches de sa tour. La vue était bien évidement à couper le souffle, on pouvait même distinguer les Vosges, vers lesquelles nous nous dirigerons demain. Paraîtrait même que depuis les Vosges, on aperçoit son unique flèche. Permettez-moi d’en douter un iota, même si elle fait 142 mètres!

Ensuite, on est allé du côté de la Petite France, pour contempler toute la typicité de ce quartier. Les canaux, les maisons à colombages parfois très colorées, les rues pavées. D’innombrables boutiques, de toutes sortes, accompagnent notre balade. On y trouve plusieurs ponts dont l’un qui est couvert et sur lequel on peut traverser les bras de la rivière. On a été tellement chanceuses, le soleil nous a réchauffé la carcasse et illuminé le tout, voyez par vous-même…

On s’est pris une pinte dans ce quartier, à la Brasserie Meteor, puis on est retourné trainer nos semelles. Fatiguées, il fallait « encore » manger. On met le cap sur une pizzeria qui s’avère être fermée et on termine la course dans un resto-bar social pas spécialisé pour un sous dans la nourriture. Un petit blanc d’Alsace pour débuter, on commande un burger et on comprend qu’on est vraiment dans un bar de quartier, plein d’habitués. À l’étage, il y a de l’impro, certains jouent ou papotent tranquillement jusqu’à ce que « Bruno » prenne la parole et nous invite à participer à un quiz portant sur les coût des aliments chez Auchan… Thé vert bio, Carambar et compagnie, on doit deviner les prix. On n’a pas gagné mais on a eu bien du plaisir! Les burgers étaient vraiment bons et on a arrosé ça d’un p’tit pinot rouge alsacien! Une fin de soirée totalement inattendue et des plus chouette!

Ce matin, on prend ça cool, il pleut un peu de toutes manières. On avait prévu le coup en se gardant nos visites intérieures pour aujourd’hui. On se pointe à la visite de l’horloge astronomique de la cathédrale, c’est vraiment ahurissant le génie de ce type, Schwilgué. Ce mec a pensé à tout et avec les moyens de l’époque, c’est épatant. Vraiment, c’était une tronche! Et ça fonctionne encore! Nous, on a payé pour voir la séquence complète avec les explications mais en attendant de venir voir par vous-même, ici y a ceci pour vous donner une idée : horloge astronomique

Après un ravitaillement bien chaud et bien au chaud, on retourne à la cathédrale, n’ayant pas pris le temps d’en faire le tour de l’intérieur. Si elle est certes majestueuse et immense et que ses vitraux son nombreux – 2000 mètres2 ici! – ils ont suspendu d’immmmmmenses tapisseries. En effet, 14 scènes relatant la vie de la vierge sont exposées tout le tour de la nef, nous empêchant le recul nécessaire pour apprécier les vitraux. Je suis d’avis qu’ils devraient revoir la déco, mais bon, c’est moi… Sinon, elle est quand même pas mal! 😉

Comme ils annonçaient de la pluie, on avait planifié faire un saut de puce en Allemagne en prenant le tram, ligne D. C’est Georges, le vieux gardien d’une Église Saint-Thomas, qui nous a dit qu’on pouvait faire ça. Les gens vont surtout à Kehl pour faire leur courses semble-t-il. Tant pis, il fait beau, on ira en Allemagne un autre tantôt!

On s’arrête pour une pause-pipi-dés-apéro dans la Petite-France. On a dégusté de vrais bons alsaciens! Du Gewurtz pour Nath et deux assemblages pour moi. Avec le Épices & Love du Domaine Sylvie Spielmann, un vin de macération, j’aurai pu y passer la soirée. Tout en douceur, une couleur bien à lui, des saveurs de miel, d’épices et de petits fruits, sans le toquant du sucre. On a décidé d’aller au Domaine demain…

Après ce bon moment, nous sommes attendues pour « le grand allumage »! En effet, comme le veux la tradition strasbourgeoise, ils allument presque tout en même temps ici. Mais TOUT Strasbourg, incluant les touristes, se retrouvent à la Place Kléber pour l’illumination du grand sapin. Et il a toute une histoire ce sapin. Des spécialistes prennent des mois à le choisir. Celui-ci a 60 ans et fait un peu plus de 30 mètres. Et là, on s’empile tous, on sort tous nos téléphones pour faire la vidéo. C’est long, il y a des chansons, on attend Madame le Maire, on chante encore un peu et voilà ça finit par commencer. Et c’est pas qu’un petit allumage on/off!!! Nonon, c’est un show! Allez voir par vous-mêmes ici!

On termine la journée à La Tête de Lard, une traditionnelle winstub, un bar-restaurant à vin de l’Alsace. Pas jeune comme emplacement, on y voit encore les arches, les murs en pierre taillées, les grosses poutres noircies. Faites gaffe à votre tête si vous passez par là!

On déambule encore une dernière fois dans la féérie des lumières de Noël de cette capitale, pas seulement de Noël! En effet, Strasbourg sera Capitale du livre en 2024 et c’est aussi la capitale de la région Grand-Est. Nous avons toutes deux été charmées par l’ambiance et l’architecture de cette ville. À une prochaine!

Version originale

La version originale de ce texte aurait pu être : après avoir encore trop peu dormi, nous sommes allées prendre un café puis on a visité le Père-Lachaise. On s’est ensuite reposées et en soirée on est allé à l’ouverture du Marché de Noël des Tuileries… Mais « c’tait pas ça que c’tait », dixit Alaclair Ensemble.

En réalité, on est bel et bien allé déambuler dans le Père-Lachaise. On s’y est d’ailleurs fait disputer par trois perroquets qui nous ont poursuivies en nous invectivant après qu’on eut candidement tenté d’entrer en contact avec eux. Outre notre aventure avec nos amis ailés, c’est sans doute le magnifique cèdre du Liban qui nous a le plus « parlé ». En effet, novembre est un triste mois pour ce parc. C’est gris, plus de feuilles dans les arbres, les fleurs ne sont pas au rendez-vous et j’ai trouvé qu’il manquait pas mal d’amour…

Le fameux cèdre du Liban, planté en 1870, fait plus de 20 mètres

En ressortant du cimetière sur le boulevard Ménilmontant, on a décidé d’aller se perdre dans ce quartier, voir les graffitis et sentir l’orient… Alors on a monté, lentement, la rue du même nom.

Le nez dans une vitrine, c’est Nathalie qui a remarqué l’affiche indiquant un festival des AOP des fromages de France, pas trop loin, gratuit et qui se tenait le jour-même. Alors on a continué à monté pour aller à l’espace « La Belleviloise ». On y a fait fureur, avec notre charmant accent! On a donc goûté les AOP de France. Si vous entendez dire d’un fromage que c’est comme une caresse, j’ai un droit d’auteur sur l’expression. C’était bien bon et agréable mais malgré l’heure hâtive, ça manquait cruellement de pinard!

Une fois cette dégustation terminée – on fait de très bons fromages au Québec – on regarde notre petit guide et AH! – allons au Parc Belleville, tant qu’à être rendues là! Alors on monte un peu, on redescend, puis on remonte encore, et encore – les marches ou la rampe pour les vieux? – les marches! Ohhh! Quelle vue! Jôôôliii! Enfin, ça valait la douleur!

Le pinard toujours en tête, encore plus après cette grimpe, on échoue sur la terrasse des Bols d’Antoine. Un coup de rouge pour Nathalie et un citronnade au gingembre – ils y avaient mis la racine entière! – pour moi. Histoire de ne pas laisser ma complice trinquer en solo, je demande un fameux « rhum arrangé ». On le voit sur toutes les cartes depuis notre arrivée et je me dis que c’est le bon endroit. Mais non, pas d’arrangement de rhum en ce moment. Je me replie sur un alcool de poire sur leur recommandation. Je ne sais plus si c’est le soleil, l’alcool ou le gingembre, mais j’ai senti une chaleur m’envelopper. Après ce coup de fouet, on a rebondi!

Tellement qu’après un petit détour on a pris le chemin direction Le Marais – à pieds bien entendu. De Turenne, des Filles-du-Calvaire, du Temple-Vieux… On croise, évidemment, une manifestation-monstre pour les droits à toutes de toutes. On se ramasse un sandwich chez Paul rue de Tivoli qu’on partage sur un banc de la coquette Place Sainte-Catherine en écoutant un spectacle de Guignol. Charmant!

On remonte sur des Francs-Bourgeois pour un caprice – une paire de tennis chez Bensimon, celles achetées en 2018 sont percées! Puis Place des Vosges, le carré au complet pour lécher les vitrines et tenter de comprendre l’art de certain. On échoue sur une nouvelle terrasse pour un nouveau p’tit remontant, juste à temps pour échapper à l’averse. C’est un chaud, fort et bien sucré café irlandais qui nous donne le pep de poursuivre cette fois-ci. On s’ambitionne donc de se rendre aux Tuileries pour le Marché de Noël, vu qu’on est pas trop loin…

Pour y parvenir, on longe le BHV Marais où devant les vitrines on s’ébahit à la vue des décors féériques de Noël, on traverse la Place de la Mairie où se rassemblent les coureurs de La Course des Lumières puis on déambule le long de la Seine jusqu’aux Tuileries. Et là, y’a du monde! Pour se donner le courage de traverser notre premier vrai gros Marché de Noël, on ramasse un vin chaud – pas raffiné pour une « cenne », mais chaud! Tartiflettes, raclettes, saucisses, churros, pretzel, frites, bijoux, babioles, jeux, foie gras, charcuterie, manèges, patinoire, grande roue; on résiste à tout! Une fois extraites de cette foire, on expire!

L’affaire quand tu ne t’arrêtes pas pour boire quelque part, c’est que t’as pas le p’tit coin pour faire la vidange. On met donc le cap sur les Champs-Élysées et c’est dans le « basement » des Galeries Lafayette qu’on trouve le lieu convoité.

L’esprit enfin libre, l’idée de manger arrive finalement. Mais on a pas tout à fait terminé notre « programme »… Tsé, venir à Paris et ne pas s’approcher de la Tour Eiffel… En chemin, on manque un peu de gaz alors on fait une pause pinard, un bon verre de Bourgueil qui ravive l’orgueil de se rendre à notre objectif ultime!

La photo prise, on saute dans le Métro, direction rue de Charonne! Il est passé 22 heures, le demi sandwich est loin, et on prend place dans un bistro vraiment chouette à l’ambiance festive et enfumée… On commande une pizz et un demi de rouge, on avale le tout et on quitte, heureuses de cette folle virée.

Faites-moi penser de lâcher trois coups de fil dans les prochaines semaines : Apple, La Presse et les Records Guinness. Je vous explique pourquoi dans un prochain texte…

*Ce blogue est commandité par la firme parentale Fournier-Tremblay.

*Les photos sont majoritairement une gracieuseté de Nathalie.