Couleurs locales

Jeudi, 1er décembre 2022. Dimanche dernier, nous avions planifié visiter Kaysersberg car son marché de Noël n’a lieu que les fins de semaine. Cependant, chaque fois que nous passions devant le village situé à quelques minutes de celui où nous logions, on se rendait compte que c’était la folie. Impossible de se garer à proximité. Il nous aurait fallu laisser la voiture beaucoup plus loin et attendre une navette. Loin d’être stimulées par ce programme et cette perte de temps, nous avons fait le choix de revenir sur ce typique village alsacien pendant la semaine, alors qu’il y aurait moins de monde.

Quelle heureuse idée! Même sans marché de Noël, Kaysersberg est toujours prise d’assaut par les touristes. Et pour plusieurs raisons! C’est trop joli et mignon, pittoresque à souhait, entouré de parcelles de vignes sur les coteaux. Après avoir traversé le pont fortifié de 1514 (On y enfermait les habitants qui avaient commis des délits mineurs et qui, pendant une courte période, devinrent la risée de la ville), il est incontournable de faire l’ascension vers le château. Et une fois rendue en haut, il faut encore monter sa tour! (Merci Hugues de m’avoir fait apporter ma lampe frontale, elle nous a été bien utile!!) Ça vaut le coup! Peut-être pas aussi haut que le Grand Ballon mais quand même, joli coup d’œil!

Le fameux pont fortifié de 1514 et son édicule où l’on enfermait les pas gentils
Visez moi un peu ce joli pignon!

Pour couronner cette dernière journée en terre alsacienne, cap sur Eguisheim! Un autre village coup de cœur, le genre où l’on passerait bien quelques jours pour découvrir chaque ruelle, en prenant garde bien entendu à ne pas se virer un pied car ici, on oublie l’asphalte! C’est toujours pavé de pierres et depuis le temps, ça a bougé « un peu »! Quand, sur les photos, vous avez l’impression qu’une toiture ou un pan de mur est croche, ce n’est pas une impression! Les portes sont basses, les couleurs en jettent et les colombages sont au rendez-vous!

Remarquez les immenses nids de cigognes! Ils sont vident à ce moment-ci, les cigognes étant rendues en Afrique semble-t-il. C’est du moins ce qu’on nous a dit…

Eguisheim était notre dernier village et c’est aussi ici que nous faisons notre dernière dégustation. Nous trouvons au Québec quelques produits d’Émile Beyer. J’avais eu l’occasion de goûter leur pinot noir d’ailleurs. Aujourd’hui, nous avons la chance de déguster quelques-uns des grands crus de cette maison qui existe depuis 1580. C’est encore un Beyer qui s’occupe de la vinification! On a aussi rencontrer Mme Beyer mère, une charmante dame qui se demandait bien quelle langue nous parlions! Si le travail se fait aujourd’hui ailleurs, la cave recèle encore d’anciens fûts datant du début du 19e siècle. Comme on dépasse déjà largement notre capacité à rapporter des « souvenirs », on repart les mains vides mais on se souviendra de ce bon moment!

Tout juste avant de repartir, Mme Beyer s’exclame en voyant passer les hommes de Munster. Des joueurs de cors des Alpes si on a bien compris! On se dirige donc vers l’attroupement qu’ils causent et on a droit à un petit spectacle!

C’est comme ça que se termine notre visite d’Eguisheim! Y’a pire hein?

Stop ou encore?

Inspiration du jour! /

J’ai 46 ans, qu’est-ce que j’fais?
Qu’est-ce que j’fais?
Je m’arrête ou j’continue
J’ai 46 ans où j’en suis?
À la fin ou au début
Stop ou encore?

Stop ET encore! Je fais une pause de travail, je quitte la colline parlementaire après plus de 20 ans. Ça, c’est le « stop »! Si le résultat des élections a facilité ma décision, la réflexion était assez avancée bien avant le début de la campagne électorale. J’ai eu vraiment du fun pendant ces semaines complètement folles, du gros fun avec mes collègues-amis dans cette aventure et je ne dis pas non pour remettre ça dans 4 ans.

D’ici là, il y a le « encore »! Je savais, avant même les élections, que je voulais partir, voyager, « encore ». Comme je pensais partir en solo, je voulais quelque chose de doux, un voyage-bonbon. Une aventure sympathique, facile, que j’aurais du plaisir à planifier. En fait, j’ai toujours du plaisir à planifier un voyage; acheter trop de bouquins, les lire, mettre des papillons adhésifs (des Post-it!) à presque chaque page, souligner une activité à faire, un endroit à ne pas manquer, la petite route à prendre absolument. La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, dit-on… Merci à mes fabuleux parents pour ce bel héritage! En 2011, j’étais en virée à Amsterdam et en Allemagne à ce même moment de l’année, fin novembre-début décembre et j’avais été charmée par la magie et l’ambiance des marchés de Noël, notamment celui de Münster. Ce sont donc ces marchés de Noël qui m’ont guidé vers le choix des villes avec lesquelles je flirterai dans les trois semaines que je passerai en France. Mais je ne passerai pas mon temps que dans ces marchés, si féériques (et caloriques) soient-ils! D’abord, lors de la première semaine, ils ne seront pas tous débutés et puis, je présume qu’à un certain moment, j’en aurai assez de l’odeur du vin-chaud et des bretzels!

Marché de Noël, Münster, Allemagne, 2011
Raclette au marché de Noël, Düsseldorf, 2011

Pour m’accompagner lors des 2 premières semaines de cette nouvelle aventure, j’aurai comme compagne Nathalie, la maman des enfants de Hugues! Why not coconut!? 🙂 On s’entend bien! On a la même soif – pas de jeux de mots ici s’il vous plaît – de découvrir, parcourir, on a le temps et la possibilité de partir à ce moment-ci!

Une tradition que mes parents ont commencée il y a maintenant plus de 40 ans… le décompte des dodos avant le départ. Quand il n’y aura plus de Smarties, il n’y aura plus de dodo avant le départ!

De Paris à Lyon, je tenterai de vous raconter ce qu’il y aura à voir, goûter, sentir et ressentir. Je retourne compter mes dodos! Ciao!