Trick or treat!?

On commence en mangeant le petit-déjeuner, les treats se présentant sous forme de beignes… C’est ça qui est inclus. Bof… on fait avec.

On se pointe ensuite à Salem dans le but de fouiller quelques disquaires sans trop vérifier l’agenda de la place… À l’approche du centre, on croise d’heureux hurluberlus costumés, de plus en plus de joyeux lurons! La concentration monte, tout comme le trafic! Suite à une manœuvre douteuse, on trouve un stationnement vis-à-vis un parcomètre. Fort heureusement car les places sont chères aujourd’hui 30, 40 voire même 50$ chez les particuliers. On apprendra d’un sympathique disquaire que c’est ainsi tout les weekends d’octobre. On prend un bain de cette foule occupée à fouiner chaque kiosque de cossins mystiques, déguisements, goth, tattoos, hennés, tarot, vampire, un méli-mélo de personnages, fables ou croyances, magiques, divines, fantastiques ou obscures. Les files s’allongent le long des boutiques car on n’y laisse entrer qu’un certain nombre de fanatiques à la fois. Chaque parcelle du centre-ville est exploitée à fond la cai$$e!

Parlant de caisses, celles des résidents de Marblehead doivent être bien garnies! Si la petite rue commerciale du village est charmante et dotée de commerces invitants, de maisons aux couleurs douces et aux tailles normales, c’est autre chose quand on franchit l’Ocean Avenue. Le faste des demeures transpirent le luxe, l’abondance, l’indécence. Notre immense grange semble minuscule comparée à chacune des résidences, sans compter leur garage, double ou triple.

Le monde ordinaire a toutefois accès au Chandler Hovey Park situé au bout de la pointe. De là, on observe à 300 degrés, la mer, le port et non pas des dizaines mais bien des centaines de voiliers. Ce doit être pour ça les innombrables garages… La vie sur la côte impose sans doute la possession d’une de ces chaloupes!

Restés sur notre appétit hier, on retourne compléter notre visite de Rockport. Ce doit être la rudesse de l’hiver qui a su garder les ultra-riches en dehors de ce pittoresque village de pêcheurs. On nous indique que plusieurs commercent restent ouverts jusqu’aux fêtes puis ferment pour ne rouvrir qu’au début mai. Certains locaux persistent et habitent cette minuscule pointe à l’année longue. Plusieurs cabanes on perdu de leur lustre et semblent abandonnées. D’ici quelques années, seront-elles surannées comme leur voisines offrant les multiples « trick or treat » aux touristes?

Retour à l’hôtel! Pas un aussi beau coucher de soleil qu’hier, même si les pastels sont toujours aussi présents, mais il y a de l’eau chaude dans la douche, contrairement à ce matin! On se met sur notre 36, c’est-à-dire ce qu’il nous reste de propre ou les achats faits au L.L. Bean et on retourne au Passeport, le même restaurant qu’hier. Espadon pour Hugues, thon pour Mélanie!

On achève ce texte après avoir fait notre bilan. On ne vous dit pas tout, on attend vos invitations pour vous raconter les détails! 😉

Paraskevidékatriaphobie

Fort heureusement, nous n’en souffrons point.

Point de peurs en cette journée chers lecteurs, le soleil et la mer pouvant toutes les apaiser.

En prime, plus nous descendons dans la campagne qui longe cette Côte Est, plus nous apprécions ses paysages. En ce temps de l’année, les couleurs des arbres, contrastant avec les verts des foins des marais et les bleus des lagunes, nous séduisent assurément. Nous sommes émerveillés, autant par les nuances offertes par la nature que par celles des maisons en déclin de bois, roses, vertes, jaunes, bleues, etc.

En partant de notre hôtel, nous faisons un « croche » pour voir le Mémorial Monument de Hampton Beach. La plage est superbe, le sable est beau, propre, sans parler du soleil toujours au rendez-vous. Hampton Beach semble s’être inspirée d’Old Orchard Beach, en version réduite et probablement moins criarde et touristique. Ceci dit, en cette basse saison, c’est difficile à dire!

Nous réempruntons la « 1 » en direction du Cape Ann. Ipswich nous invite dans un café où l’on nous sert, enfin, un bon cappuccino, dégusté sous un soleil ardent. Cette petite bourgade nous apparaît charmante mais il nous reste de la route à faire et une croûte à casser… On s’arrête un brin plus loin, à Essex, dans une charmante « usine » à casse-croûte où tout est frit ou presque. En spécial aujourd’hui, le fish sandwich, servi avec quoi? Des frites! Et de la sauce tartare. Le tout pour 9,95$. On ne s’attendait pas à grand-chose mais le poisson était vraiment bon!!

On fait quelques pas pour explorer les environs, c’est bien aménagé mais rien de grandiose à découvrir. On s’écrase le sandwich dans l’auto pour rejoindre la Wingaersheek Beach où le vent attire les kite surfers! C’est sublime! Le sable est d’une finesse, tellement dense que malgré notre poids post friture, on voit à peine nos empreintes! 😉

Déjà déchaussée, j’ose une nouvelle fois la baignade de pieds. C’est un tantinet moins « frette » mais rien de tolérable plus que 30 secondes… Pour l’occasion, on a sorti nos chaises et on profite un moment de la beauté de lieux.

On reprend la 127 vers Rockport, Massachusetts. C’est trop mignon! On craque pour ce mini bourg bordant la mer, quelques rues piétonnes sont jonchées de galeries d’art et boutiques offrant divers produits plus ou moins intéressants ou juste beaucoup trop cher pour ce que c’est, faut se le dire!

En fin de virée, on cherche un endroit pour prendre une bière et apprécier le coucher de soleil. On demande à un local et il nous répond que c’est rare dans le coin car ce n’est que depuis une quinzaine d’années que l’alcool est permis à Rockport. Des lectures nous confirment que Rockport était l’une des « dry towns » du Massachusetts. Elle a permis l’alcool dans les restaurants en 2006 mais il a fallu attendre 2011 pour pouvoir commander un verre sans un repas… On bat en retraite et on trouve un liquor store où l’on se procure un New England IPA de Ipswich.

Arrivés à notre hôtel pour les deux dernières nuits de notre séjour en Nouvelle-Anglerre, on est subjugués par la vue! À vous de constater à travers ces nombreux et somptueux clichés saisis par Hugues. Un couché de soleil parfait, tout simple, de notre petit balcon d’un hôtel-motel très vieux mais propre!

On a trouvé un restaurant ouvert à une dizaine de minutes de voiture, le Passeport. Notre meilleur repas, sans friture. Du flétan pour Hugues, de la morue pour Mélanie. Juste du frais, juste du vrai…