Monastère – 3 de 3 – Tomar + refuge des templiers

On complète aujourd’hui la découverte de ce qu’on dit être les trois plus beaux ensembles religieux du Portugal avec le Convento do Cristo. Dominant la ville de Tomar, et même visible depuis notre appartement, l’ensemble abrite le couvent et le palais, entourés de murailles depuis le 12e siècle. Y sont passés les templiers, ordre dissolu au 14e siècle. Ce fut leur dernier bastion au Portugal.

En ce mois de mai, on a l’impression que tout est en rénovation. Comme si les portugais bûchaient pour que les sites touristiques soient prêts pour l’été – un autre exemple ici, fort regrettable: la plus étonnante réalisation de décoration manuéline au Portugal par Diego de Arruda, seule et unique raison de notre
visite… (mais non… on exagère un peu, mais maudit !@#$%??&*) !

Partout dans la ville, ils sont représentés. Des céramiques, au sol, dans les noms des commerces jusqu’aux chaises, tout porte la signature des Templiers et particulièrement leur croix symbolique.

Nous avons aussi franchi les murs de la plus vieille Sinagoga du pays, utilisée jusqu’en 1497 jusqu’à ce qu’eux aussi soient expulsés. Avant cette date, ils pouvaient y célébrer leur culte en respectant certaines règles. Ils ne devaient surtout pas « contaminer » les chrétiens…

Une dernière visite nous allume! En effet, le musée des boîtes d’allumettes a de quoi intriguer! Un tomarien (?!) a au fil des ans accumulé plus de 45000 (on parle de 50000 dans certains guides!!!) paquets d’allumettes dont il a fait don et qui sont aujourd’hui regroupées dans 7 salles. On en trouve de partout, et de plusieurs époques. À vous de jeter un coup d’œil!

L’expérience « dourado » d’hier soir nous ayant allumés, on retourne au marché de poisson et on s’enflamme pour des maquereaux. Dernière expérience « poisson entier » pour un bout, c’est plein d’os ces poissons! Hugues fait dire que c’est quand même savoureux. Achetez les en cannes si vous voulez mon avis! 😉

Un maquereau dans ses arêtes… La chair, les champignons, les pommes de terre et la salade étaient délicieux!

Parlant de cannes… les boutiques de jolies petites boîtes de sardines et poissons pullulent dans les quartiers touristiques. Si elles sont vraiment craquantes du point de vue esthétique, elles ne le sont vraiment pas du point de vue économique!

Monastère – 2 de 3 – Batalha – Leiria – Tomar

Départ tôt le matin pour le second monastère de ce triptyque, celui de Batalha. Ça commence en fouillis; l’entrée de cet immense monastère, mariant l’art gothique et manuélin, n’étant pas clairement indiquée! On fait le tour et on se fait retourner de l’autre côté! Heureusement, un beau soleil nous accompagne encore aujourd’hui. On se faufile entre 2, 3, …8 groupes de nationalités différentes : français, espagnols, asiatiques, allemands, « name it »!

La visite, moins bien balisée que celle d’Alcobaça, demeure intéressante et le jeu de lumière des vitraux sur les murs et planchers est magique.

Photo prise de l’intérieur de la Chapelle inachevée – grand coup de cœur pour nous
Brève virée à Leiria, ville pimpante et jeune, bien gardée!

Monastère – 1 de 3 – Alcobaça

« Alcobaça, Batalha et Tomar – Ces trois monuments médiévaux chrétiens, classés au patrimoine mondial de l’Unesco, constituent l’un des plus grands trésors du pays; chacun a sa propre magie » – Lonely Planet

C’est à Alcobaça que nous entamons cette trilogie de monastères. Dès l’ouverture, nous répondons présents pour le plus grand bonheur de nos yeux et nos oreilles. En effet, les groupes ne sont pas encore arrivés et les lieux sont calmes; comme si nous étions seuls au monde. Une visite tranquille où le parcours est clairement indiqué et les informations sont riches de sens dans nos guides. Première fois que l’on peut s’abandonner à la quiétude et la magnificence des lieux dans cet IMMENSE lieu de culte. C’est grand en Jésus-Christ. Dans le chœur de l’église, on se croirait dans les mines de la Moria (pour ceux qui aime Le Seigneur des Anneaux)!

Au cloître, tout comme dans la « cuisine », on imagine sans peine l’organisation de la vie et l’espace de chacun afin de faire rouler ce monastère! Tout l’aménagement des pièces semble conçu pour le confort et la commodité. On peut même s’adresser à la foule du haut des marches sur le piédestal dans le réfectoire. On avait de plus aménagé la cuisine au-dessus d’un bras de l’Alcoa pour avoir l’eau courante. Les cheminées sont impressionnantes tout comme les murs recouverts de céramiques blanchâtres au complet!

Cuisine

La plus grande pièce est sans contredit le dortoir

Dortoir
On est un peu cons de n’avoir pris que ce côté… car la vue de l’autre bord était splendide!