Cartes postales

C’est de la Gare de l’Est cet avant-midi que nous avons pris le train pour Reims après 3 magistrales journées dans la Ville Lumière. Je ne reviendrai pas sur ce séjour mais je pourrai vous en reparler si je vous croise autour d’un rhum arrangé!

Gare de l’Est – Paris

Notre Airbnb est situé à 5 minutes de marche de la gare de Reims « ville » et notre loueuse accepte de nous laisser l’appartement dès notre arrivée vers 11 h 30. Priscilla nous accueille dans leur hyper joli et fonctionnel appart’. Elle nous fournit de bonnes indications sur les alentours et nous présente les commodités offertes. Ici, on a la crème de la crème, pour pas cher en plus. Cuisine équipée, chacune notre lit, un lave-linge, des petites douceurs. Si vous passez par Reims, je vous recommande fortement. On a mis 5 minutes à pieds pour tomber devant la monumentale Cathédrale et une panoplie de commerces se retrouvent à 3 minutes. Vraiment, c’est « top notch » et c’est ici : https://abnb.me/ta3b45tM9ub

On commence donc par se déposer un peu, faire quelques courses et revenir casser la croûte, un croque-monsieur pour madame et un sous-marin pour Nathalie! Le tout, accompagné d’une Orangina – clin d’œil à mon « petit » Ludo ici.

On sort en direction de notre première visite, la Cathédrale. Le coin de rue tourné, on lève la tête et BANG, ceci:

Cathédrale Notre-Dame-de-Reims

Cette imposante œuvre a toute une histoire. Elle ne l’a pas eu facile dans les 18 derniers siècles! Je vous fais un bref résumé, point par point:

  • 401 – Consécration d’une première cathédrale;
  • 862 – Consécration d’une seconde cathédrale bâtie à l’emplacement de la première;
  • 1210 – Le centre de la ville est détruit par un incendie;
  • 1211 – Début de la construction de la cathédrale actuelle;
  • 1475 – Achèvement des tours, soit 264 ans après le début de sa construction. Quand même!!
  • 1481 – 6 ans après son achèvement, incendie de la charpente et reprise quasi immédiate de la restauration des parties hautes;
  • 1914 – Bombardement et incendie de la cathédrale;
  • 1937 – Réouverture et nouvelle consécration, après 20 années de travaux.

Je ne sais pas pour vous, mais croyante ou pas, faut concéder que, eux, ils l’avaient la Foi, nom de Dieu! Et c’est qu’elle n’est pas petite cette résistante. Quelques chiffres encore? Allez! Longueur intérieure, 138 mètres. Hauteur des voûtes 28 m. Largeur de la nef centrale, 12,50 m. Grande rose, 12,50 m. Roses nord et sud, 9,65 m. Hauteur des tours 81 m. 2302 figures sculptées. 3900 mètres carrés de surface vitrée dont 1500 mètres carrés de vitraux colorés. Les photos de Nathalie, dignes de cartes postales, offrent un témoignage de toute la dévotion que ça a dû prendre pour la remettre sur pieds si souvent. Imaginez l’odeur de l’encens et le silence d’une église…

Pendant que Nathalie parcourait de long en large ce lieu de culte pour en capter sa grandeur, j’ai eu le grand Bonheur de faire la visite de la cathédrale en direct avec la prunelle de mes yeux, Ludo. Il connaissait déjà l’Histoire de cette église et de pouvoir l’avoir un peu avec moi a été le plus beau des cadeaux. Merci mon grand pour ce moment magique!

On ne s’est pas confessées, on y serait encore d’ailleurs, mais on est ressorties impressionnées!

Petit détour chez Nicolas pour acheter une bouteille de champagne! On a de la lessive à faire, des boucles blondes à laver et, pour accompagner ces corvées, on s’est dit que c’était le bon moment pour faire ce qu’il faut faire à Reims – capitale de la Champagne – boire du champagne!

On n’a pas sabré, histoire de ne rien abimer, mais on a poppé ce B.S.A.
Le B.S.A. en question de chez Champagne Vincent Brochet.

Faire la lessive n’aura jamais été aussi effervescent!

Pour le dîner (voyez comme je suis assimilée!), on nous avait recommandé The Glue Pot. On est donc allé manger un rumsteak tiède avec une sauce Chaource qu’on a dû « repimper »… Les frites étaient bonnes, le vin impeccable et la musique poche! On s’est tapé la discographie de George Micheal en to-ta-li-té!

Pour adoucir notre déception, on a fini par trouver du fameux rhum arrangé!

Sélection de rhums arrangés
Intérieur du Torboyo! Une place trop sympa, avec de la bonne musique jusqu’à ce qu’une cliente nous dise combien elle aimait Céline et Garou puis fasse des demandes spéciales… Il était temps qu’on parte, de toutes manières!

Malgré la pluie, qui sera encore de la partie dans les prochains jours, on fait un beau voyage, on a beaucoup de plaisir et on s’adonne très bien! Demain, on poursuit la découverte de Reims avec une visite qui promet! Bonne journée chers lecteurs! xx

Version originale

La version originale de ce texte aurait pu être : après avoir encore trop peu dormi, nous sommes allées prendre un café puis on a visité le Père-Lachaise. On s’est ensuite reposées et en soirée on est allé à l’ouverture du Marché de Noël des Tuileries… Mais « c’tait pas ça que c’tait », dixit Alaclair Ensemble.

En réalité, on est bel et bien allé déambuler dans le Père-Lachaise. On s’y est d’ailleurs fait disputer par trois perroquets qui nous ont poursuivies en nous invectivant après qu’on eut candidement tenté d’entrer en contact avec eux. Outre notre aventure avec nos amis ailés, c’est sans doute le magnifique cèdre du Liban qui nous a le plus « parlé ». En effet, novembre est un triste mois pour ce parc. C’est gris, plus de feuilles dans les arbres, les fleurs ne sont pas au rendez-vous et j’ai trouvé qu’il manquait pas mal d’amour…

Le fameux cèdre du Liban, planté en 1870, fait plus de 20 mètres

En ressortant du cimetière sur le boulevard Ménilmontant, on a décidé d’aller se perdre dans ce quartier, voir les graffitis et sentir l’orient… Alors on a monté, lentement, la rue du même nom.

Le nez dans une vitrine, c’est Nathalie qui a remarqué l’affiche indiquant un festival des AOP des fromages de France, pas trop loin, gratuit et qui se tenait le jour-même. Alors on a continué à monté pour aller à l’espace « La Belleviloise ». On y a fait fureur, avec notre charmant accent! On a donc goûté les AOP de France. Si vous entendez dire d’un fromage que c’est comme une caresse, j’ai un droit d’auteur sur l’expression. C’était bien bon et agréable mais malgré l’heure hâtive, ça manquait cruellement de pinard!

Une fois cette dégustation terminée – on fait de très bons fromages au Québec – on regarde notre petit guide et AH! – allons au Parc Belleville, tant qu’à être rendues là! Alors on monte un peu, on redescend, puis on remonte encore, et encore – les marches ou la rampe pour les vieux? – les marches! Ohhh! Quelle vue! Jôôôliii! Enfin, ça valait la douleur!

Le pinard toujours en tête, encore plus après cette grimpe, on échoue sur la terrasse des Bols d’Antoine. Un coup de rouge pour Nathalie et un citronnade au gingembre – ils y avaient mis la racine entière! – pour moi. Histoire de ne pas laisser ma complice trinquer en solo, je demande un fameux « rhum arrangé ». On le voit sur toutes les cartes depuis notre arrivée et je me dis que c’est le bon endroit. Mais non, pas d’arrangement de rhum en ce moment. Je me replie sur un alcool de poire sur leur recommandation. Je ne sais plus si c’est le soleil, l’alcool ou le gingembre, mais j’ai senti une chaleur m’envelopper. Après ce coup de fouet, on a rebondi!

Tellement qu’après un petit détour on a pris le chemin direction Le Marais – à pieds bien entendu. De Turenne, des Filles-du-Calvaire, du Temple-Vieux… On croise, évidemment, une manifestation-monstre pour les droits à toutes de toutes. On se ramasse un sandwich chez Paul rue de Tivoli qu’on partage sur un banc de la coquette Place Sainte-Catherine en écoutant un spectacle de Guignol. Charmant!

On remonte sur des Francs-Bourgeois pour un caprice – une paire de tennis chez Bensimon, celles achetées en 2018 sont percées! Puis Place des Vosges, le carré au complet pour lécher les vitrines et tenter de comprendre l’art de certain. On échoue sur une nouvelle terrasse pour un nouveau p’tit remontant, juste à temps pour échapper à l’averse. C’est un chaud, fort et bien sucré café irlandais qui nous donne le pep de poursuivre cette fois-ci. On s’ambitionne donc de se rendre aux Tuileries pour le Marché de Noël, vu qu’on est pas trop loin…

Pour y parvenir, on longe le BHV Marais où devant les vitrines on s’ébahit à la vue des décors féériques de Noël, on traverse la Place de la Mairie où se rassemblent les coureurs de La Course des Lumières puis on déambule le long de la Seine jusqu’aux Tuileries. Et là, y’a du monde! Pour se donner le courage de traverser notre premier vrai gros Marché de Noël, on ramasse un vin chaud – pas raffiné pour une « cenne », mais chaud! Tartiflettes, raclettes, saucisses, churros, pretzel, frites, bijoux, babioles, jeux, foie gras, charcuterie, manèges, patinoire, grande roue; on résiste à tout! Une fois extraites de cette foire, on expire!

L’affaire quand tu ne t’arrêtes pas pour boire quelque part, c’est que t’as pas le p’tit coin pour faire la vidange. On met donc le cap sur les Champs-Élysées et c’est dans le « basement » des Galeries Lafayette qu’on trouve le lieu convoité.

L’esprit enfin libre, l’idée de manger arrive finalement. Mais on a pas tout à fait terminé notre « programme »… Tsé, venir à Paris et ne pas s’approcher de la Tour Eiffel… En chemin, on manque un peu de gaz alors on fait une pause pinard, un bon verre de Bourgueil qui ravive l’orgueil de se rendre à notre objectif ultime!

La photo prise, on saute dans le Métro, direction rue de Charonne! Il est passé 22 heures, le demi sandwich est loin, et on prend place dans un bistro vraiment chouette à l’ambiance festive et enfumée… On commande une pizz et un demi de rouge, on avale le tout et on quitte, heureuses de cette folle virée.

Faites-moi penser de lâcher trois coups de fil dans les prochaines semaines : Apple, La Presse et les Records Guinness. Je vous explique pourquoi dans un prochain texte…

*Ce blogue est commandité par la firme parentale Fournier-Tremblay.

*Les photos sont majoritairement une gracieuseté de Nathalie.

Deux blondes en cavale

Vendredi soir, 22 heures, heure de Paris! La journée est commencée depuis hier, à Québec, vers 7 h 30… 2 vols, 2 heures de dodo, de l’attente un peu partout que ce soit au Québec, au Canada ou à Paris.

D’autres chiffres en rafale? Depuis notre arrivée, 16,6 kilomètres de marche, 8 arrondissements, 3 arrêts au puits, 0 visite!

Les deux blondes devant leur première pression parisienne et une planche à partager, au Café Milou, devant la Place de la Bastille.
Café Milou
Colonne de Juillet – Place de la Bastille – photo de Nathalie
L’un des passages du 11e
Pour la cheminée… près de notre chambre
Canal Saint-Martin
Une première vue sur la Dame de fer depuis le Quai Henri-IV
Quel chantier!
Je me suis trouvée bien chanceuse de l’avoir vue « avant »!
Quand même « pas mal » malgré tout!
Quelque part dans Le Marais
La Tour Saint-Jacques depuis l’angle des rues Pernelle et Nicolas-Flamel

Une splendide première journée, météo cordiale! On remet demain! Objectif 20 000 pas et peut-être plus de mots dans le prochain texte…

Stop ou encore?

Inspiration du jour! /

J’ai 46 ans, qu’est-ce que j’fais?
Qu’est-ce que j’fais?
Je m’arrête ou j’continue
J’ai 46 ans où j’en suis?
À la fin ou au début
Stop ou encore?

Stop ET encore! Je fais une pause de travail, je quitte la colline parlementaire après plus de 20 ans. Ça, c’est le « stop »! Si le résultat des élections a facilité ma décision, la réflexion était assez avancée bien avant le début de la campagne électorale. J’ai eu vraiment du fun pendant ces semaines complètement folles, du gros fun avec mes collègues-amis dans cette aventure et je ne dis pas non pour remettre ça dans 4 ans.

D’ici là, il y a le « encore »! Je savais, avant même les élections, que je voulais partir, voyager, « encore ». Comme je pensais partir en solo, je voulais quelque chose de doux, un voyage-bonbon. Une aventure sympathique, facile, que j’aurais du plaisir à planifier. En fait, j’ai toujours du plaisir à planifier un voyage; acheter trop de bouquins, les lire, mettre des papillons adhésifs (des Post-it!) à presque chaque page, souligner une activité à faire, un endroit à ne pas manquer, la petite route à prendre absolument. La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, dit-on… Merci à mes fabuleux parents pour ce bel héritage! En 2011, j’étais en virée à Amsterdam et en Allemagne à ce même moment de l’année, fin novembre-début décembre et j’avais été charmée par la magie et l’ambiance des marchés de Noël, notamment celui de Münster. Ce sont donc ces marchés de Noël qui m’ont guidé vers le choix des villes avec lesquelles je flirterai dans les trois semaines que je passerai en France. Mais je ne passerai pas mon temps que dans ces marchés, si féériques (et caloriques) soient-ils! D’abord, lors de la première semaine, ils ne seront pas tous débutés et puis, je présume qu’à un certain moment, j’en aurai assez de l’odeur du vin-chaud et des bretzels!

Marché de Noël, Münster, Allemagne, 2011
Raclette au marché de Noël, Düsseldorf, 2011

Pour m’accompagner lors des 2 premières semaines de cette nouvelle aventure, j’aurai comme compagne Nathalie, la maman des enfants de Hugues! Why not coconut!? 🙂 On s’entend bien! On a la même soif – pas de jeux de mots ici s’il vous plaît – de découvrir, parcourir, on a le temps et la possibilité de partir à ce moment-ci!

Une tradition que mes parents ont commencée il y a maintenant plus de 40 ans… le décompte des dodos avant le départ. Quand il n’y aura plus de Smarties, il n’y aura plus de dodo avant le départ!

De Paris à Lyon, je tenterai de vous raconter ce qu’il y aura à voir, goûter, sentir et ressentir. Je retourne compter mes dodos! Ciao!