Coimbra > Aveiro

Après un petit déjeuner aux frais de notre hôtesse Rita – des viennoiseries nous sont livrées chaque matin – nous prenons la route direction Coimbra pour la visite de l’Université, entre autre. La Porta Férrea, la chapelle, la bibliothèque et le palais sont à ne pas manquer!

Des finissants devant leur Université

Impression générale: ce n’est pas Poudlard, mais on se voit bien étudier en ces murs! Une immense cour unit au moins 5 départements d’études: droit, littérature, médecine, psychologie et autres. On sent qu’il y a de l’histoire entre ces différents pavillons et cette horloge en haut de la tour qui rythmait la vie des étudiants jour et nuit (couvre-feu)!

Deux touristes cachant l’Université de Coimbra

C’est magnifique partout où l’on regarde! Le balcon du bâtiment de droit offre une vue grandiose sur le Mondego et l’immensité des lieux appelle à la rêverie propre aux étudiants…

Buffet d’orgue de la Chapelle – 18e siècle – 2000 tuyaux! Beaucoup trop imposant pour l’Église qui le contient, il était destiné à plus grand établissement! Des concerts sont encore donnés ici!

Pavé devant l’Université. Photo réussie sans touriste! 6/49 bitch!
Joli n’est-ce pas?

Une ville résolument étudiante avec une population jeune (qui contraste avec d’autres villes que nous visiterons en campagne).

Clin d’œil à l’ancien prof de mathématiques!

On termine notre visite de cette cité par un succulent lunch au marché et on met le cap sur Aveiro – la Venise portugaise. Nous n’y sommes que pour une nuit, c’est amplement pour visiter cette charmante petite ville.

Aveiro ville de séduction avec ses gondoles immenses à moteur hors-bord conçues pour une foule de touristes, ses illuminations le soir et rues fermées à la circulation, son lot de boutiques toutes plus charmantes les une que les autres. Et une ribambelles de céramiques différentes sur les maisons.

J’ai trouvé un « record » d’un band portugais Mao Morta, une première boutique de vins avec une conseillère qui connaissait ce dont elle parlait et un Airbnb impersonnel, mais impressionnant par la location géographique et le design (avec parking souterrain faut-il le mentionner car il n’y avait pas de place dans la rue)…

De superbes animations le soir par tout en ville et l’on finit cette veillée avec un brandy portugais particulier en compagnie d’un couple suisse-allemand qui parle anglais et fort sympathique.

Chaque ville du Portugal possède ses propres motifs de trottoir et comme Aveiro est dédiée à la mer, on y retourne toutes sortes de motifs marins, des sculptures et des murales représentant le travail séculaire des habitants de la ville.

On y mangé local dans un restaurant recommandé où aucun serveur ne parle une langue sur laquelle on peut s’entendre et on y a donc commandé des « choses » sur le menu dont des anguilles frites et du poulpe!


Image emblématique du Portugal avec les hirondelles en surnombre partout, les fameuses sardines servies fraîches, en canne et surtout, représentée partout en céramiques ou toutou!

À bientôt pour de nouvelles aventures qui s’enchaînent à une vitesse folle!

Monastère – 3 de 3 – Tomar + refuge des templiers

On complète aujourd’hui la découverte de ce qu’on dit être les trois plus beaux ensembles religieux du Portugal avec le Convento do Cristo. Dominant la ville de Tomar, et même visible depuis notre appartement, l’ensemble abrite le couvent et le palais, entourés de murailles depuis le 12e siècle. Y sont passés les templiers, ordre dissolu au 14e siècle. Ce fut leur dernier bastion au Portugal.

En ce mois de mai, on a l’impression que tout est en rénovation. Comme si les portugais bûchaient pour que les sites touristiques soient prêts pour l’été – un autre exemple ici, fort regrettable: la plus étonnante réalisation de décoration manuéline au Portugal par Diego de Arruda, seule et unique raison de notre
visite… (mais non… on exagère un peu, mais maudit !@#$%??&*) !

Partout dans la ville, ils sont représentés. Des céramiques, au sol, dans les noms des commerces jusqu’aux chaises, tout porte la signature des Templiers et particulièrement leur croix symbolique.

Nous avons aussi franchi les murs de la plus vieille Sinagoga du pays, utilisée jusqu’en 1497 jusqu’à ce qu’eux aussi soient expulsés. Avant cette date, ils pouvaient y célébrer leur culte en respectant certaines règles. Ils ne devaient surtout pas « contaminer » les chrétiens…

Une dernière visite nous allume! En effet, le musée des boîtes d’allumettes a de quoi intriguer! Un tomarien (?!) a au fil des ans accumulé plus de 45000 (on parle de 50000 dans certains guides!!!) paquets d’allumettes dont il a fait don et qui sont aujourd’hui regroupées dans 7 salles. On en trouve de partout, et de plusieurs époques. À vous de jeter un coup d’œil!

L’expérience « dourado » d’hier soir nous ayant allumés, on retourne au marché de poisson et on s’enflamme pour des maquereaux. Dernière expérience « poisson entier » pour un bout, c’est plein d’os ces poissons! Hugues fait dire que c’est quand même savoureux. Achetez les en cannes si vous voulez mon avis! 😉

Un maquereau dans ses arêtes… La chair, les champignons, les pommes de terre et la salade étaient délicieux!

Parlant de cannes… les boutiques de jolies petites boîtes de sardines et poissons pullulent dans les quartiers touristiques. Si elles sont vraiment craquantes du point de vue esthétique, elles ne le sont vraiment pas du point de vue économique!

Monastère – 2 de 3 – Batalha – Leiria – Tomar

Départ tôt le matin pour le second monastère de ce triptyque, celui de Batalha. Ça commence en fouillis; l’entrée de cet immense monastère, mariant l’art gothique et manuélin, n’étant pas clairement indiquée! On fait le tour et on se fait retourner de l’autre côté! Heureusement, un beau soleil nous accompagne encore aujourd’hui. On se faufile entre 2, 3, …8 groupes de nationalités différentes : français, espagnols, asiatiques, allemands, « name it »!

La visite, moins bien balisée que celle d’Alcobaça, demeure intéressante et le jeu de lumière des vitraux sur les murs et planchers est magique.

Photo prise de l’intérieur de la Chapelle inachevée – grand coup de cœur pour nous
Brève virée à Leiria, ville pimpante et jeune, bien gardée!

Monastère – 1 de 3 – Alcobaça

« Alcobaça, Batalha et Tomar – Ces trois monuments médiévaux chrétiens, classés au patrimoine mondial de l’Unesco, constituent l’un des plus grands trésors du pays; chacun a sa propre magie » – Lonely Planet

C’est à Alcobaça que nous entamons cette trilogie de monastères. Dès l’ouverture, nous répondons présents pour le plus grand bonheur de nos yeux et nos oreilles. En effet, les groupes ne sont pas encore arrivés et les lieux sont calmes; comme si nous étions seuls au monde. Une visite tranquille où le parcours est clairement indiqué et les informations sont riches de sens dans nos guides. Première fois que l’on peut s’abandonner à la quiétude et la magnificence des lieux dans cet IMMENSE lieu de culte. C’est grand en Jésus-Christ. Dans le chœur de l’église, on se croirait dans les mines de la Moria (pour ceux qui aime Le Seigneur des Anneaux)!

Au cloître, tout comme dans la « cuisine », on imagine sans peine l’organisation de la vie et l’espace de chacun afin de faire rouler ce monastère! Tout l’aménagement des pièces semble conçu pour le confort et la commodité. On peut même s’adresser à la foule du haut des marches sur le piédestal dans le réfectoire. On avait de plus aménagé la cuisine au-dessus d’un bras de l’Alcoa pour avoir l’eau courante. Les cheminées sont impressionnantes tout comme les murs recouverts de céramiques blanchâtres au complet!

Cuisine

La plus grande pièce est sans contredit le dortoir

Dortoir
On est un peu cons de n’avoir pris que ce côté… car la vue de l’autre bord était splendide!

SMEPOA

Sintra-Mafra-Ericeira-Peniche-Obidos-Alcobaça

Après la folle journée d’hier, on pense prendre ça cool aujourd’hui en se levant sans cadran. En fait, le gros de l’ouvrage aujourd’hui a été plus le pilote! On est parti de Sintra pour aller à Mafra, sachant que le site d’intérêt était fermé mais on espérait quand même un brin qu’une partie soit ouverte! Sans succès!

Puis, on passe par Ericeira, réserve mondiale de surf. Les plages sont belles et les vagues impressionnantes. En bas, des surfeurs attendent les vagues prometteuses. Le ciel est lourd, le vent fort, l’air salin.

On reprend la route et entamons le tour de la péninsule de Peniche. Nous faisons un arrêt-sandwiches que nous dégustons en plein milieu d’une falaise, près d’une grotte aux sons des vagues choquant les parois rocheuses, éclaboussant si haut que l’on pourrait étirer le bras pour être mouillés malgré la hauteur. Plusieurs miradors nous intéressent, tout comme les Instagram Babes de ce monde… tant pis pour la pose idéale!

Descente des plus abruptes et risquées pour accéder à ce site mais l’émotion en vaut le coup d’œil

Au tour d’Obidos! On aime le charme et le format de ce village médiéval! Pas de voiture, que des ruelles, des librairies, des boutiques, des cafés et restaurants, le château et les églises. Des touristes certes, mais rien pour rendre la découverte désagréable. Un bon p’tit moment!

On termine la journée dans notre nouveau Airbnb pour les deux prochaines nuits! C’est superbe! La piscine, les hamacs, la vue, les arbres fruitiers, l’espace!! On respire, même si c’est plus petit que ce que l’on croyait.

Sintra c’est SinTOP

On se lève le matin avec un gros itinéraire et on s’élève toute la journée en un parcours non-linéaire! Une montée totale de 88 étages et une distance de 13,72 km selon la Apple Watch de Mélanie. Nous sommes brisés. Trois sites à voir selon les Routards de ce monde et qui se font à pieds selon notre «Airbnbiste». Mon cul, ouais! Et pourtant on l’a fait! Une épreuve physique, rien de moins, que l’on aurait pu éviter en payant un taxi. Ça me rappelle Grenade en Espagne (2019).

On débute en se rendant au Palãcio Nacional de Sintra. Une vingtaine de minutes de marche nous en sépare, agrémentée de montées et descentes. On entre dans le quartier plus touristique, c’est fort joli! Visite très intéressante et agréable, les multiples salles et chambres, en passant par la cuisine, ses cheminées et la chapelle, tout est bien indiqué. Les jardins sont bien entretenus, on voit le Château des Maures dans la montagne, les touristes sont présents mais ça circule tout de même aisément.

Et au suivant! La Quinta da Regaleira nous invite à franchir une autre demi-heure de côtes assez raides et pentes irrégulières. On arrive en sueur! Les sublimes jardins en palier, fontaines, grottes, puits et tours nous récompensent amplement, sans parler de la coquette chapelle et de la « résidence ». À l’extérieur, les « autres touristes » ne nous empêchent pas de profiter du moment, malgré les quelques files que nous devons faire, notamment pour le puits. Nous aurions pu passer au moins 2 heures de plus dans les jardins qui nous ont même offert un lieu privilégié pour casser notre croûte.

Pour compléter ce tour du chapeau, le GPS nous annonce environ 1 heure de marche, que l’on décide aveuglément d’affronter, vu le temps que nous avons devant nous. Notre réservation pour la visite du Palãcio nacional de Peña est pour 16 heures, il est à peine 14 heures au moment de la décision. Ça commence bien, puis ça se transforme en sentier dans les bois. Si la nature est luxuriante, la chaleur et le soleil le sont aussi. Faut dire que ce n’est plus une balade ni même une gentille randonnée! On se rapproche de l’escalade ici et la petite sueur de tantôt se transforme en torrent; on est en nage! On navigue entre marches d’un pied de haut, racines, pierres et autres obstacles; on rame quoi! Malgré tout, on garde le cap! On croise le Château des Maures et on poursuit! Prendre la navette? Meuh non! On arrive à ce qu’on pense être la fin de notre chemin de croix. C’est en fait l’entrée du Parc… l’entrée du palais est 27 minutes de marche plus loin. Mais le parc est si beau… et on a encore du temps! Notre but à ce moment? Arrivés près de l’entrée du palais et s’échouer devant une bière et de l’eau fraîche. Et bien ce n’est pas possible! Une nouvelle file, encore de l’attente. Une maudite chance que c’est beau partout ici! Pendant l’attente, on se dit que pour retourner au logement, on se paie un Uber. Ça nous donne du courage je crois… Et dans l’attente, on prend aussi des photos. Et pendant la visite, les batteries de nos cellulaires fondent aussi vite que les nôtres. C’est vraiment particulier comme endroit, indéfinissable. Les styles et les matières qui se côtoient en mettent plein la vue. En fait, quand on peut voir. La visite se fait à la queue-leu leu. C’est désagréable, on a peine à imaginer ce que cela peut être en juillet quand la chaleur bat son plein. Notre conseil pour ce parc et ce palais? Prévoir plusieurs heures car il en vaut la « Peña »…

Notre fantasme Uber se heurte à la forte demande en cette fin de journée et ce sont nos petites mais fidèles pattes chambranlentes qui nous ramènent à la casa!

Une boîte à lettres croisée sur le retour!

Étape française!

Tel qu’annoncé dans le texte précédent, nous arrivons à Genève en fin de journée. Tout se passe bien et nous avons le plaisir d’être accueillis par Jean-François qui nous ramène du côté français savoyen. Nous avons encore la chance et le bonheur de passer quelques journées avec Monsieur et Madame Sany. Et ils savent recevoir! Michèle nous a préparé un parfumé et succulent gratin de fruits de mer et comme par enchantement, un ami de la famille est venu déposer un Reblochon fermier auquel on fait grandement honneur. On jase longuement, mais il faut nous coucher car les français nous réservent toujours des surprises!

Arrivée à Genève depuis le hublot

En plus d’un champagne de vigneron, on ouvre cette bouteille que Mélanie avait laissé ici en décembre dernier.

Pour cette première journée complète avec ces deux jeunesses, on commence doucement en matinée et on prend la route pour Duingt, près de Annecy, au bord du lac. Nous prenons le « déjeuner » au restaurant Bec, pour entre autre souligner leur anniversaire de mariage. D’un côté les montagnes, de l’autre le lac et dans l’assiette, de belles et bonnes créations!

Pour faire passer le tout, on prend la montagne! Notre pilote nous conduit au Semnoz. La route est assez longue et sinueuse, vertigineuse par endroit! On fait un bout à pieds, pour atteindre un endroit d’où l’on voit une panoplie de sommets encore enneigés. Des parapentes volent tout autour, l’air est frais et vivifiant et la vue (et la montée!) à couper le souffle! D’un autre « button », à plus de 1700 mètres d’altitude, on devine le Mont-Blanc. Magnifique sortie!

Au retour, Jef nous prévient que d’ici 10 minutes, nous roupillerons… Et c’est ce qui se passe! Pauvre capitaine, ses trois mousquetaires se retrouvent endormis. L’effet de l’altitude dit-il!

On passe la soirée à goûter de nouvelles bulles rapportées d’Alsace et un Saint-Joseph, des salades, rillettes de canard de la ferme Hondet dans les Pyrénées atlantiques – décadentes! – et encore des fromages! Et le génépi concocté par Jean-François lui-même couronne cette autre splendide journée!

Jour 4 – Petit Tram va loin

On recommence une autre superbe journée tout en montant les innombrables ruelles et escaliers de la capitale pour éventuellement atteindre le Castel San Jorge. Tout près de chez nous (et puisque chaque pause dans la montée est salvatrice), se trouve la Sé de Lisbonne (cathédrale) dont une partie de la facade est en réparation malheureusement.

À l’intérieur, c’est magnifique comme en témoigne les photos, mais c’est à l’étage que se trouve le trésor! Un vrai: costumes d’évêques tissés de fils d’or, coffre en écailles de nacre pur ou en argent massif (genre qu’on ne peut le lever à deux), des outils cérémoniaux en or plein, une crosse épiscopale et, pourquoi pas, une toque papale sertie d’innombrables pierres précieuses (on ne pouvait rien photographier). La pièce qui sert de salle de réunion (? Tout est rédigé portugais et on ne comprend rien) présentent un extraordinaire mobilier en bois massif et des tapisseries au mur presque partout. Or, c’est à ce moment que débarque une gang de jeunes bruyants et hautement intéressés par le contenu de leur cellulaire plutôt que par l’histoire et le sacré des lieux. Ça tombe à pique, nous avons presque terminé la visite si ce n’est des nombreuses alcoves derrière le chœur.

Nous n’étions toujours pas embarqués à bord d’un tramway (le funiculaire ne compte pas!) et le mythique no28 jaune tout en bois nous a cueillis au passage. Le tramway, ça roule? Oui, mais ça grince pas mal, ça stop net, et la vitesse est tributaire de tout ce qui se trouve dans le chemin: voitures, piétons, camions de livraison, tuk-tuk et tutti quanti! On a fait un bout dans ce magnifique véhicule d’époque avant de débarquer au bout de la ligne où plusieurs personnes à la queue leu leu attendaient d’y grimper.

Le GPS n’affichait que quelques minutes de marches pour arriver au Castel , mais c’;était sans compter les détours des ruelles et les montées royales! C’est que le Roi, après le tremblement de terre de 1755 ( et le tsunami qui s’en suivit) fit ériger sa demeure qu’il occupa pendant 20 ans au plus haut point de Lisbonne (probablement). Misère… suants, nous arrivâmes au cœur de ce minuscule quartier devenu touristique par la force des choses. Il y a du monde, une énorme file pour entrer au Castel dont les frais d’entrée ne sont pas couverts par la Lisboa card… bof, on assume que l’on peut s’en passer. Nous déambulons donc dans les rues du quartier parsemées d’innombrables boutiques pour quitter peu de temps après. On redescend à pied vers chez nous en laissant le hasard nous guider.

Un petit bar, le Crafty Corner, qui tient des bières de micro-brasseries portugaises et dont les portes béantes invitent à rendre les armes réussit à nous faire plier le coude le temps d’un p’tit verre.

On retrouve notre quartier et le libanais du coin pour un shish taouk et des falafels, bien nappés de sauce à l’ail et piquante. Repos et blogue à l’appartement puis Musée du fado pour en apprendre davantage sur les origines de ce chant typique portugais qui a autrefois suscité les controverses et définit bien l’identité de la riche culture portugaise. Taper « fado » dans Spotify et la première playlist contient tous les grands noms du genre. Bonne écoute!

On se prend une petite sangria sur la terrasse de la jolie placette qui se trouve à la sortie du musée pour écrire un peu. On rapporte à l’appartement notre équipement de blogueurs, on essaie de se mettre sur notre 31 pour notre dernière soirée dans la capitale portugaise puis on part s’installer dans au « A Muralha Tapas e Vinhos », un bar à vin et tapas. On croyait pouvoir s’y faire recommander des vins mais on est mal tombés! On y est allé « au pif » en essayant des régions différentes. Pour accompagner le vin, on commande un plateau de charcuteries fumées et un autre de fromages du pays. On se raconte des histoires en disant qu’avec la marche, ces calories seront vite évaporées…

Rassurez-vous, on est repartis avec un « doggy bag »!

C’est ce qui termine notre première étape portugaise. Une dernière nuit et demain, on prend un vol pour Genève! Boa noite!

Belem et cie – jour 3

Si la Lisboa Card donne accès gratuitement au transport en commun, ça ne le rend pas plus facile… On a donc commandé un Uber pour partir de l’Alfama au quartier Bélem. Le chauffeur nous a confirmé qu’il ne faut pas se fier aux horaires, il peut y avoir jusqu’à une heure de décalage alors imaginez lorsque le déplacement implique des correspondances…

Premier arrêt, le Mosteiro dos Jerõnimos. Arrivés à l’heure d’ouverture, la queue est déjà impressionnante. Fort heureusement, nos Lisboa Card nous évite l’achat de tickets. L’attente d’une heure en vaut la peine et donne à Hugues le temps qu’il faut pour aller acheter des pasteis de Bélem à la renommée pâtisserie du même nom. Ça croustille, c’est trop bon et ça bouche un coin!

En résumé, l’édifice est érigé à la gloire de la monarchie en 1502 par Manuel I grâce à l’argent du commerce des épices. Tous les plus grands massons de l’époque ont apporté leur contribution à cet ouvrage : dentelles de pierre, motifs floraux et marins. Un ensemble harmonieux, assez bien conservé. Le soleil est toujours de la partie, question de magnifier l’histoire davantage.

En sortant du monastère, on se demande par où entrer dans l’Église attenante et le type de la sécurité nous indique une autre file pour y entrer. On apprendra cette journée-là que les lisboètes sont friands des doubles files.

On casse la croûte dans un boui-boui local, très correct. Prochaine direction? La Tour de Bélem. D’abord, on marche sur les larges trottoirs sous un soleil de plomb et on traverse sous l’autoroute. On fait un arrêt au Padrão dos Descobrimentos, immense caravelle de béton rendant hommage aux Découvertes. On se tape une file pour profiter de l’ascenseur qui nous mène à sa petite plateforme nous offrant une vue à 360 degrés.

Un autre 10-15 minutes au soleil et une nouvelle file, toujours sous le soleil, pour entrer dans la belle Tour de Bélem par le pont de bois. On atteint un premier palier extérieur; c’est beau, on fait le tour puis on réalise qu’on doit à nouveau faire la file pour monter au prochain balcon. C’est ainsi pour les 2 autres étages. On a fini par comprendre qu’aussitôt arrivés au nouvel étage, on gagnait à se remettre aussitôt dans la file… Une maudite chance, quand on réussit à reprendre l’escalier en colimaçon pour redescendre, c’est tout d’un coup tel une chasse de toilette.

Bélem, c’est beau, mais c’est loin en titi de l’Alfama. On a marché encore un peu et on a fini par céder à l’infâme tentation nommée Uber. Retour à l’appartement, repos et écriture du jour 1.

Frais et bien disposés à marcher, encore, nous partons doucement, en gougoune cette fois, pour le Bairro Alto où nous allons souligner l’anniversaire de Hugues, dans un charmant restaurant avec spectacle de fado, recommandé par des amis. Belle, belle soirée et retour tranquille à la maison, la soirée est douce. Seule déception, Hugues n’a pas eu son gâteau au chocolat…

Run de lait – jour 1.5

Si on sait que dans la vie tout ne va pas toujours comme on veut, nous en avons fait l’expérience. Après avoir enregistré nos bagages, nous passons les douanes, l’aéroport est vide, le bar est sur le point de fermer mais on nous laisse entrer sous nos supplications. On entame une partie de dés, on descend une bière, une autre partie de dés et BANG, un texto nous informe que notre vol à destination de Toronto est reporté, ce qui nous ferait manquer notre correspondance pour Lisbonne. Deux options: retourner chez nous et prendre le vol du lendemain ou faire la run de lait, Québec-Montréal, Montréal-Londres, Londres-Lisbonne… L’idée de rebrousser chemin et perdre une nuit et une journée à Lisbonne nous incite à choisir la run de lait. C’est ainsi qu’ont commencées nos aventures!

C’est donc 18 heures plus tard que le dernier avion foule le tarmac lisboète. Notre première offrande touristique fut pour le taxi. Heureusement que l’aéroport est tout près. Un type sympathique mais « opportuniste »…

Même s’il est microscopique, on trouve aisément notre appartement. Bien situé dans l’Alfama, dans un fouillis de « Beco », ce qui signifie ruelle.

Une pause est nécessaire – douche et sieste – avant de grimper un peu au hasard des pavés. On comprend rapidement l’insistance de tous les guides concernant le port de bonnes chaussures. On « croise » le Panteão Nacional – fermé en ce dimanche, le Campo de Santa Clara, le Mosteiro de São Vicente de Fora, l’Église et le couvent da Graça et « tant qu’à y être », on pousse la montée jusqu’au Miradouro da Senhora do Monte. C’est sublime, ça sent le printemps à plein nez, les gens sont « cool », ça fume, ça flâne, ça admire la vue, ça chante et ça prend un verre. Hum… prendre un verre! Ils sont nombreux à remonter d’on ne sait (pas encore!) où avec un drink ou une bière. On ose l’étroit escalier d’où ils émergent et on découvre, palier par palier, le « Secret Garden ». Perché à flan de colline, ce lieu inusité accueille fort probablement de jeunes habitués, mais on s’y trouve une table, d’où la vue et le vent sont à couper le souffle.

Une succulente et particulière sangria plus tard, on déboule, remonte et aboule au Santa Clara dos Cogumelos SC⚡️DC. Leur spécialité? Les champignons!! On y déguste un œuf parfait à la truffe, des gambas, de la morue et des steaks de portobellos, puis on chapeaute le tout d’une crème brûlée aux truffes. Agréable moment avec la rencontre d’un couple de madelinots fort charmants! Au plaisir de vous visiter Alfred et Vanessa!

Une courte descente nous ramène au bercail du séjour et une bonne nuit s’en suit! Nous prendrons un rythme d’écriture plus soutenu, c’est promis!