SMEPOA

Sintra-Mafra-Ericeira-Peniche-Obidos-Alcobaça

Après la folle journée d’hier, on pense prendre ça cool aujourd’hui en se levant sans cadran. En fait, le gros de l’ouvrage aujourd’hui a été plus le pilote! On est parti de Sintra pour aller à Mafra, sachant que le site d’intérêt était fermé mais on espérait quand même un brin qu’une partie soit ouverte! Sans succès!

Puis, on passe par Ericeira, réserve mondiale de surf. Les plages sont belles et les vagues impressionnantes. En bas, des surfeurs attendent les vagues prometteuses. Le ciel est lourd, le vent fort, l’air salin.

On reprend la route et entamons le tour de la péninsule de Peniche. Nous faisons un arrêt-sandwiches que nous dégustons en plein milieu d’une falaise, près d’une grotte aux sons des vagues choquant les parois rocheuses, éclaboussant si haut que l’on pourrait étirer le bras pour être mouillés malgré la hauteur. Plusieurs miradors nous intéressent, tout comme les Instagram Babes de ce monde… tant pis pour la pose idéale!

Descente des plus abruptes et risquées pour accéder à ce site mais l’émotion en vaut le coup d’œil

Au tour d’Obidos! On aime le charme et le format de ce village médiéval! Pas de voiture, que des ruelles, des librairies, des boutiques, des cafés et restaurants, le château et les églises. Des touristes certes, mais rien pour rendre la découverte désagréable. Un bon p’tit moment!

On termine la journée dans notre nouveau Airbnb pour les deux prochaines nuits! C’est superbe! La piscine, les hamacs, la vue, les arbres fruitiers, l’espace!! On respire, même si c’est plus petit que ce que l’on croyait.

Sintra c’est SinTOP

On se lève le matin avec un gros itinéraire et on s’élève toute la journée en un parcours non-linéaire! Une montée totale de 88 étages et une distance de 13,72 km selon la Apple Watch de Mélanie. Nous sommes brisés. Trois sites à voir selon les Routards de ce monde et qui se font à pieds selon notre «Airbnbiste». Mon cul, ouais! Et pourtant on l’a fait! Une épreuve physique, rien de moins, que l’on aurait pu éviter en payant un taxi. Ça me rappelle Grenade en Espagne (2019).

On débute en se rendant au Palãcio Nacional de Sintra. Une vingtaine de minutes de marche nous en sépare, agrémentée de montées et descentes. On entre dans le quartier plus touristique, c’est fort joli! Visite très intéressante et agréable, les multiples salles et chambres, en passant par la cuisine, ses cheminées et la chapelle, tout est bien indiqué. Les jardins sont bien entretenus, on voit le Château des Maures dans la montagne, les touristes sont présents mais ça circule tout de même aisément.

Et au suivant! La Quinta da Regaleira nous invite à franchir une autre demi-heure de côtes assez raides et pentes irrégulières. On arrive en sueur! Les sublimes jardins en palier, fontaines, grottes, puits et tours nous récompensent amplement, sans parler de la coquette chapelle et de la « résidence ». À l’extérieur, les « autres touristes » ne nous empêchent pas de profiter du moment, malgré les quelques files que nous devons faire, notamment pour le puits. Nous aurions pu passer au moins 2 heures de plus dans les jardins qui nous ont même offert un lieu privilégié pour casser notre croûte.

Pour compléter ce tour du chapeau, le GPS nous annonce environ 1 heure de marche, que l’on décide aveuglément d’affronter, vu le temps que nous avons devant nous. Notre réservation pour la visite du Palãcio nacional de Peña est pour 16 heures, il est à peine 14 heures au moment de la décision. Ça commence bien, puis ça se transforme en sentier dans les bois. Si la nature est luxuriante, la chaleur et le soleil le sont aussi. Faut dire que ce n’est plus une balade ni même une gentille randonnée! On se rapproche de l’escalade ici et la petite sueur de tantôt se transforme en torrent; on est en nage! On navigue entre marches d’un pied de haut, racines, pierres et autres obstacles; on rame quoi! Malgré tout, on garde le cap! On croise le Château des Maures et on poursuit! Prendre la navette? Meuh non! On arrive à ce qu’on pense être la fin de notre chemin de croix. C’est en fait l’entrée du Parc… l’entrée du palais est 27 minutes de marche plus loin. Mais le parc est si beau… et on a encore du temps! Notre but à ce moment? Arrivés près de l’entrée du palais et s’échouer devant une bière et de l’eau fraîche. Et bien ce n’est pas possible! Une nouvelle file, encore de l’attente. Une maudite chance que c’est beau partout ici! Pendant l’attente, on se dit que pour retourner au logement, on se paie un Uber. Ça nous donne du courage je crois… Et dans l’attente, on prend aussi des photos. Et pendant la visite, les batteries de nos cellulaires fondent aussi vite que les nôtres. C’est vraiment particulier comme endroit, indéfinissable. Les styles et les matières qui se côtoient en mettent plein la vue. En fait, quand on peut voir. La visite se fait à la queue-leu leu. C’est désagréable, on a peine à imaginer ce que cela peut être en juillet quand la chaleur bat son plein. Notre conseil pour ce parc et ce palais? Prévoir plusieurs heures car il en vaut la « Peña »…

Notre fantasme Uber se heurte à la forte demande en cette fin de journée et ce sont nos petites mais fidèles pattes chambranlentes qui nous ramènent à la casa!

Une boîte à lettres croisée sur le retour!