Filons vers les cieux!

Une bonne journée de route nous attendait hier entre Arachova et Kalabaka, ponctuée d’indications en provenance d’une carte routière, du GPS et de commis de stations services. Nous y sommes malgré tout parvenus dans un temps raisonnable! Nos hôtes étaient là pour nous accueillir, forts sympathiques, biens intentionnés par leurs riches conseils, autant pour la vie dans Kalabaka que pour notre visite des Météores d’aujourd’hui. Encore une fois, une accablante chaleur nous attend, même les locaux la trouvant harassante. La température ici est inhabituelle, on nous le confirme à maintes reprises. Aujourd’hui, changement de cap; disons que c’est frais… Promis, on en parle plus d’ici la fin du blogue… euh non du présent texte.

Petite soirée tranquille, apéros et dés sur notre charmante terrasse d’où l’on peut apercevoir ces immenses pitons rocheux que sont les Météores qui nous surprennent d’ailleurs à chaque coin de rue. Puis, agréable et authentique repas, accompagné de musique traditionnelle « live », chez Paramithi où notre hôte nous avait recommandé les grillades d’agneau car les animaux sont élevés « bio » dans la région. C’est la deuxième fois que nous buvons un vin blanc parfumé délicatement à la rose; spécial mais rafraîchissant! Les nombreux commerces ouvrant à heures variables, c’est à dire selon l’humeur du proprio si on comprend bien, semblent se préparer pour le gros du tourisme. Sinon, peu à ajouter sur ce joli bourg dont on fait vite le tour.

Les monastères situés au sommet des météores ouvrent à 9h et nous y sommes quelques minutes plus tard, mais déjà des hordes de touristes venus en autobus serpentent les passages d’accès. Et oui, bien que la voiture nous en approchent, seule l’enfilade d’escaliers permet d’accéder au sommet de ces bosses! Sur les six monastères, nous en privilégions deux, sur les conseils de notre hôte, Michelin et cie. On se lance dans les escaliers vers le Megalo Meteoro(400m d’altitude) dans un premier temps. Impossible d’imaginer le travail demandé aux premiers moines qui en ont assumé la construction il y a de cela plusieurs siècles, en 1356. Fallait vraiment croire pouvoir se rapprocher de « quelque chose » à cette hauteur qui au départ n’avait aucune route. On ne comprend pas ce qu’est la foi qui les a motivés. Mais avec celle-ci, ils y sont miraculeusement parvenu. C’est grandiose, des constructions étendues, complètes, avec absolument tout pour y vivre et être autosuffisant. 

On retrouve le même sentiment en gravissant les sentiers et escaliers vers le monastère de Varlaam, toujours tenu par les moines. Perché à 373 mètres, sa construction débuta en 1350. Encore aujourd’hui, un système de poulies permet d’y grimper l’équipement nécessaire à sa restauration. Autrefois, même les moines y étaient montés avec ce système dans un filet. Vraiment, notre plus grand détour est à couper le souffle. Sur le chemin du retour, à chaque détour, un nouveau paysage, toujours saisissant, souvent vertigineux.

Nous terminons notre séjour au Pub38 en ville qui offre des bières de microbrasseries grecques et sur les conseils du barman nous y dégustons nos premières vraies bonnes ales et ipa! Sur la photo, il est près de 20 heures, les terrasses sont encore désertes; les grecs sont encore en pause. Ils ne reprendront vie que dans une heure… La température est clémente pour une soirée tout en vents. Enfin!

4 réflexions sur “Filons vers les cieux!

  1. Les femmes sont admises dans ces monastères? Ce n’était absolument pas le cas il y a quelques années! On parle de la canicule en Grèce jusqu’ici…vous êtes courageux mais quel voyage!

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  2. Merci Mélanie et Hugues pour votre blogue Et les photos. Que de souvenirs mais aussi quelles vacances pour vous deux. Aujourd’hui, 22-23 kms sous une chaleur accablante (32 degrés à 18h00 à l’ombre). Demain, petite journée de 9 kms pour se rendre à Conques où nous dormirons deux nuits, histoire de se refaire les pieds et les forces pour reprendre la route. Le quart du Chemin du Puy de fait , soit un peu plus de 200kms. A la prochaine

    Jean Fournier

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