En ce vendredi matin 9 octobre, nous quittons Gand et la Belgique pour retrouver les Pays-Bas et partir à la découverte de Delft.
Premier arrêt : le Royal Delft Museum qui nous en met plein la vue. À priori, c’était un « passage obligé », mais cette visite s’est avérée l’une des plus marquantes du voyage. Un 17,50 € extrêmement mérité!
Nous commençons avec un audioguide en français. Nous déambulons dans la superbe bâtisse qui abrite depuis 1916 toutes les activités de la compagnie De Porceleyne Fles : musée, administration, vente (!), conception, création, restaurant, et patati et patata. On se rince l’œil devant des pièces toutes plus magnifiques les unes que les autres, et on en apprend sur les différentes collections, les étapes de confection, les techniques utilisées et le fameux bleu de cobalt, qui se transforme à la cuisson. Dès le début de la visite, j’avais hâte d’arriver à l’étape finale, la boutique, ce qui est plutôt rare dans un musée!












Les jardins, situés au centre du bâtiment à la manière d’un cloître, sont magnifiés par des fontaines, des statues et de la céramique. Nous y aurions volontiers pris le thé, n’eût été des rafales et de la pluie froide.









On entre ensuite dans la sacro-sainte usine. Je suis émue et je me sens profondément privilégiée de voir les artisans à l’œuvre. Depuis 1653, ils transmettent leur passion et leur expertise à de nouvelles générations. Dans l’usine, nous voyons chacune des étapes, du coulage à la dernière cuisson, en passant par le sablage et la peinture.






Tout cela nous mène enfin à la boutique. Verdict? Magnifique… et beaucoup trop chère pour mon budget. Je suis ressortie les mains vides, mais la tête pleine d’images!
On termine en cassant la croûte à la Brasserie 1653 et on se régale d’un bon repas servi dans la fameuse vaisselle… j’ai bien eu envie de fourrer une tasse dans mon sac! Je m’en suis gardée, rassurez-vous!

Il est maintenant l’heure de nous rendre à notre hôtel, aux abords du cœur de Delft : L’Hôtel de Platane. J’avais un peu prévenu Hugues que la chambre serait « spéciale » en ne précisant rien d’autre. Elle a eu tout un effet! Assez grande et kitch à fond. Thématique Adam et Ève, immense lit rond ultra confortable, grande baignoire « jacuzzi », tapisserie éloquente, lampes suggestives, patères thématiques, tout y est jusqu’au trompe l’oeil de trou de souris dans le coin de la chambre. On s’y repose quelques minutes mais le temps file si l’on veut arpenter le vieux Delft de clarté et en profiter un peu.






Une autre ville ponctuée de canaux, de jolies places, d’églises et de boutiques. C’est vendredi soir, la semaine est terminée pour tous ou presque et malgré le temps merdique, la ville est animée.








Sur la Marktplaats, l’hôtel de ville et la nouvelle église se font face. Puisqu’il fallait payer pour la voir et qu’on avait peu de temps, on s’est plutôt dirigé vers la vieille église. Si elles ont portés des noms de saints par le passé, on n’utilise aujourd’hui que les termes Nouvelle et Vieille églises. Je trouve ça assez pratique car on s’y perd dans tous ces saints!!

On se réfugie dans le plus ancien bar de Delft, en opération depuis 1652 pour une dégustation de genièvres et une petite lager. Nous sommes entourés de locaux (certains doivent y venir depuis 8 décennies!), ça joue au Scrabble, ça discute, flirte, picole. On en profite pour lancer les dés!





Une balade nous amène au Locus Publicus, un pub spécialisé dans les bières belges. Pas qu’on s’ennuie déjà de la Belgique mais c’est le genre la météo s’y prête et nous oblige à nous y engouffrer… Ok, ce n’est qu’un prétexte. Disons qu’on fait la tournée des grands ducs! On s’installe à la plus mignonne des places de ce bar sombres et chaleureux et on se fait conseiller par un sympathique serveur. Nouvelles partie de dés pour accompagner ces savoureuses compagnes.



Suffit les folies, on passe à la chambre se faire beaux et on descendons à la magnifique salle à manger du Gaïa, le restaurant de notre hôtel.

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